Coffee Break 20/09/2021

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Les consommateurs américains semblent être en pleine forme puisque les ventes au détail ont rebondi en août avec une augmentation plus forte que prévu de 0,7 %, malgré les contraintes dues au variant delta.
  • Plusieurs enquêtes auprès des entreprises ont confirmé une amélioration du sentiment économique aux États-Unis en septembre : NFIB Small Business, Empire Manufacturing, Philadelphia Fed Business Outlook.
  • En divers endroits, du Royaume-Uni au Canada en passant par la zone euro, l'inflation des prix à la consommation a bondi en août pour atteindre son niveau le plus élevé de la décennie. Les chiffres d’inflation aux États-Unis ont été plus faibles que prévu mais restent élevés, à 5,3 % en glissement annuel.
  • Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie ont lancé un nouveau partenariat de sécurité appelé AUKUS. Ce programme est une réponse directe à la montée en puissance de la Chine dans le Pacifique. Nous avons également appris que le président Xi avait décliné une rencontre personnelle avec le président américain Joe Biden.

 

ET ENSUITE ?

  • La décision de la Fed ce mercredi sera le principal fait marquant parmi plusieurs réunions de banques centrales, mais la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Banque nationale suisse et la Riksbank susciteront également l'attention, ainsi que plusieurs banques centrales des marchés émergents (Turquie, Afrique du Sud et Brésil).
  • Une semaine après les élections en Norvège, l’actualité politique sera suivie de près : résultat des élections de la Douma en Russie, élections au Canada et élections allemandes ce dimanche.
  • En Chine, Evergrande doit faire face à plusieurs échéances : intérêts sur prêts dus lundi et intérêts sur obligations dus ce jeudi.
  • Sur le plan statistique, les PMI « flash » du mois de septembre fourniront des indications supplémentaires sur la conjoncture économique mondiale.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Dans notre scénario principal, nous estimons que la croissance est impactée par des facteurs temporaires et nous continuons de penser que nous nous trouvons à mi-chemin de la réouverture, et non du cycle de reprise économique. Les positions axées sur la reflation offrent un profil risque/rendement plus attrayant et devraient bénéficier de la réduction des risques perçus. La perspective d’une remontée graduelle des taux d’intérêt est le principal moteur d’une éventuelle surperformance des segments « value» du marché.
    • Nous estimons que cet environnement reste favorable aux actions non américaines, aux actions de type « value» et au segment bancaire et devrait se traduire par des rendements plus élevés.
    • Aux États-Unis, les chiffres de croissance et d’inflation devraient se maintenir à des niveaux élevés et la Fed annoncera probablement un resserrement (tapering) d’ici la fin de l’année.
    • En Europe, la dynamique monétaire est toujours positive et devrait rester accommodante. La dynamique budgétaire devrait rester favorable avec la mise en place du plan de relance européen « Next Generation » et les prochaines élections en Allemagne qui pourraient favoriser une diminution de la prime de risque de l’UE.
    • Sur les marchés émergents, nous pensons que l’Amérique latine pourrait continuer de bénéficier du rattrapage du positionnement axé sur la réouverture. Sur le long terme, la Chine devrait bénéficier d’une demande intérieure en plein essor.
  • Nos vues sur les marchés
    • L’activité industrielle plafonne, sous l’effet principalement des goulots d’étranglement des chaînes d’approvisionnement.
    • Les derniers chiffres macroéconomiques ont été plus mitigés et le 3e trimestre a été dans l’ensemble plus faible que prévu, notamment en Chine et aux États-Unis.
    • Nous maintenons notre préférence pour les actions non américaines et conservons des couvertures contre la hausse des rendements et de l'inflation. Nous achetons les banques européennes et américaines, ainsi que les petites et moyennes capitalisations américaines, et avons une exposition aux pays émergents qui favorise l’Amérique latine et les actions chinoises de catégorie A.
    • Parallèlement, notre portefeuille de base reste axé sur les pays et les thèmes les plus résilients.
  • Risques
    • Le variant delta se répand, menaçant plus particulièrement les pays et les régions qui sont moins bien vaccinés. Cela n’a pas stoppé la réouverture des économies dans les pays développés. Avec l’arrivée de l’automne, cette réouverture devrait mieux se passer que l’an dernier.
    • Le tapering de la Fed et de la BCE sera un autre sujet d’attention dans les semaines à venir. L’inflation reste largement considérée comme étant temporaire, ce qui devrait permettre aux banques centrales de contrôler leur communication et d’éviter des erreurs de politique.
    • Le durcissement réglementaire en Chinea provoqué une correction en juillet/août sur les valeurs chinoises ou exposées à la Chine. L’assouplissement monétaire devrait apporter un certain soutien et permettre un rattrapage au quatrième trimestre.


MODIFICATIONS RECENTES AU SEIN DE NOTRE STRATEGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Les chiffres économiques mitigés du troisième trimestre ont conduit à une plus grande prudence dans les investissements (par exemple, obligations, styles d'actions). Nous continuons de penser que nous nous trouvons à mi-chemin de la réouverture, et non du cycle de reprise économique. Trois risques sont désormais surveillés de près par les marchés financiers : la propagation du variant delta, les annonces de « tapering » de la Fed et de la BCE et le durcissement réglementaire en Chine. Les positions axées sur la reflation devraient bénéficier de la remontée des rendements obligataires et de la réduction des risques perçus. Dans ce contexte, nous avons récemment pris quelques bénéfices sur nos positions dans la consommation courante. Nous conservons un positionnement neutre sur les actions, avec une préférence pour les actions hors États-Unis. Nous conservons également des couvertures en instruments dérivés sur les actions, ainsi que des couvertures contre la hausse des rendements et de l’inflation.

 

STRATEGIE CROSS ASSET ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

Nous anticipons une phase dénuée de tendance, avec une possible remontée de la volatilité, avant de renouer avec une orientation plus claire et une poursuite des conditions favorables à la relance. Nous avons un positionnement neutre sur les actions et une sous-pondération des obligations.

En ce qui concerne les actions, l’impact de la pandémie devrait s’atténuer à mesure que les pays sortent de la crise et que leur économie se redresse. La crise de la COVID pourrait n’avoir qu’un effet très limité sur le potentiel de croissance à long terme des économies tout en favorisant une accélération des gains de productivité. Le redressement de l’après-pandémie pourrait s’accompagner d’une croissance différente, avec moins de mondialisation et davantage de croissance verte et équitable, ce qui est également synonyme de pressions sur les marges des entreprises. Notre positionnement est donc axé sur le thème de la reflation et sur les secteurs gagnants à long terme. Notre stratégie multi-actifs actuelle peut se résumer comme suit :

  1. Exposition aux actifs tournés vers le rebond/redressement de l’après-COVID
    Positionnement neutre sur les actions, avec une préférence pour les actions hors États-Unis (actions émergentes en particulier, via l’Amérique latine et les actions chinoises de catégorie A) et sous-pondération des obligations
    Sous-pondération des emprunts d’État, avec maintien d’une duration courte. Nous nous concentrons sur la principale source de portage, à savoir la dette émergente. Nous restons neutres envers les obligations investment grade européennes et américaines et avons une exposition à la couronne norvégienne.
  2. Positionnement favorable aux petites capitalisations
    Le contexte actuel reste propice à la poursuite de la rotation en faveur des actions tournées vers la reprise et à la pentification de la courbe des taux. Nous avons une préférence pour les petites et moyennes capitalisations des États-Unis et de l’Amérique latine.
  3. Positionnement favorable aux banques internationales
    Les banques de la zone euro présentent toujours une forte décote par rapport à leur moyenne à long terme et nous ajoutons des banques de la zone euro. Nous conservons aussi une surpondération des banques américaines, qui pourraient bénéficier de la pentification de la courbe des taux. Les rendements américains à 10 ans pourraient atteindre 1,75 % d’ici la fin de l’année.
  4. Positionnement positif sur les thématiques de croissance à long terme
    Prise en compte de mégatendances séculaires pour profiter d’une croissance durable à long terme. La pandémie a fait ressortir leur intérêt dans le cadre de la construction d’un portefeuille résilient. Nos principales convictions thématiques sont la santé, la numérisation et les solutions environnementales. Les thèmes de l’innovation et de la technologie offrent un potentiel élevé de croissance, tout comme l’oncologie et la biotechnologie.


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