Coffee Break 10/12/2018

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Les marchés actions et obligations ont enregistré une forte baisse, qui a entraîné les marchés européens vers leur plus bas niveau depuis mi-2016.
  • L’OPEP et ses alliés ont convenu de réduire leur production de pétrole de façon plus importante que prévu, à hauteur de 1,2 million de barils par jour, tout en exemptant l’Iran de cette réduction de la production.
  • Les emplois non agricoles des États-Unis affichent une hausse moins importante que prévu sur le mois écoulé, avec 155 000 emplois supplémentaires, tandis que le chômage reste stable à 3,7 %.
  • Globalement, les PMI manufacturiers internationaux se sont stabilisés, avec un léger affaiblissement dans la zone euro, une légère amélioration aux États-Unis et une stabilisation sur les marchés émergents.
  • En Allemagne, la CDU a élu Annegret Kramp-Karrenbauer, la candidate soutenue par Angela Merkel, pour lui succéder à la tête du parti. Angela Merkel reste chancelière.

ET ENSUITE ?

  • Publication des taux de l’inflation globale et de l’inflation sous-jacente dans plusieurs pays clés, dont les États-Unis, l’Allemagne et la France. Il s’agira des derniers chiffres importants de l’année, après des chiffres d’emploi quelque peu décevants aux États-Unis.
  • La Banque centrale européenne se réunira jeudi et devrait mettre fin à son programme de rachat d’actifs en fin de mois.
  • Le président de la BCE serait convaincu qu’un accord sera trouvé entre l’Italie et la Commission européenne.

 

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Aux États-Unis, nous nous attendons à une croissance proche de 3% en 2018, qui devrait se réduire en 2019 en raison du resserrement des conditions financières, de l’incertitude liée à la politique du commerce et de l’atténuation de la relance budgétaire, alors que la Fed maintient sa politique de normalisation des taux.
    • En dehors des États-Unis, le cycle économique est plus atone et atteint un plateau. La dynamique européenne est décevante et les risques politiques persistent.
    • Alors que les relations sino-américaines apparaissent compromises, la Chine prend des mesures d’assouplissement (concernant sa politique monétaire et budgétaire et sa monnaie) pour faire face à un ralentissement.
    • La baisse des prix du pétrole devrait mettre un frein à la remontée graduelle de l’inflation aux États-Unis et dans la zone euro.
  • Nos vues sur les marchés
    • La dynamique américaine reste solide et ne fait pas ressortir de déséquilibre économique. La Fed apparaît toutefois moins stricte et plus dépendante des données.
    • La croissance supérieure à la tendance, la réforme fiscale, les programmes de rachat d’actions et l’absence de valorisation excessive par rapport aux obligations continuent de pousser les actions américaines à la hausse à moyen terme.
    • Sur la base des fondamentaux, nous estimons qu’il existe un potentiel de réduction de la divergence entre les États-Unis et le reste du monde. Les différents risques politiques constituent un obstacle.
  • Risques
    • Guerre commerciale : les États-Unis et la Chine se sont donnés un sursis de trois mois pour régler les questions structurelles. Pendant ce temps, la montée des droits de douane et du protectionnisme est en train de ralentir l’économie mondiale, de détériorer les relations internationales et de réduire en fin de compte les marges des entreprises.
    • Ralentissement des marchés émergents : les marchés émergents figurent parmi les régions les plus vulnérables en cas de ralentissement de la croissance mondiale. L’évolution de la liquidité du dollar américain sera également cruciale pour la région en raison de ses encours de dette dans cette devise.
    • Risques politiques dans l’UE : les écueils politiques risquent d’alimenter l’euroscepticisme alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets : « Brexit », budget italien, agitation sociale en France et résultat des négociations commerciales avec les États-Unis.
    • Politique intérieure des États-Unis : les démocrates risquent de ralentir le programme législatif de Donald Trump. L’adoption de nouvelles lois sera le résultat de compromis ou de « beautiful deals », selon les mots du président.

 

MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Nous conservons une surpondération tactique des actions. Sur le plan régional, nous conservons une surpondération des actions américaines et de la zone euro, ainsi qu’un avis négatif sur le Royaume-Uni, en raison des questions toujours en suspens concernant le « Brexit ». Position neutre sur les marchés émergents et le Japon. En matière obligataire, nous conservons une duration courte avec une attitude prudente à l’égard de l’Italie. 

 

STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • Nous avons maintenu notre surpondération des actions et conservons un avis positif à moyen terme sur la base des fondamentaux. 
    • Surpondération des actions américaines. La dynamique économique est moins favorable, car l’impulsion apportée par la relance budgétaire est en train de s’atténuer. Nous prévoyons une croissance des bénéfices positive, mais ralentie, en 2019. La hausse des taux de la Fed est un facteur pénalisant, mais le ralentissement actuel pourrait modérer les velléités de rigueur de la banque centrale, qui se veut « dépendante des données ».
    • Maintien d’une surpondération des actions de la zone euro. Le ralentissement de la croissance et les incertitudes politiques pèsent de plus en plus sur les marchés boursiers, mais une éventuelle résolution des conflits actuels pourrait provoquer un fort rebond.
    • Nous conservons une sous-pondération des actions européennes hors zone euro. La région affiche une croissance prévisionnelle des bénéfices plus basse, et donc des rendements prévisionnels inférieurs à ceux du continent, ce qui explique notre avis négatif.
    • Position neutre envers les actions japonaises. Les actions japonaises reflètent un risque domestique amoindri grâce à la prolongation pour trois ans des « Abenomics ». La dynamique économique favorable nous a incités à prendre une position neutre sur cette classe d’actifs.
    • Position tactiquement neutre sur les actions des marchés émergents. Bien que nous restions convaincus de leur potentiel de croissance, les marchés émergents sont durement touchés par la guerre commerciale, le ralentissement de la croissance des économies développées et la vigueur du dollar américain. 
  • Sous-pondération des obligations et maintien d’une duration courte
    • Nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires continuent d’augmenter graduellement. En plus de l’augmentation des prix à la production,la hausse des salaire, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sont autant de facteurs susceptibles de pousser l’inflation à la hausse.
    • L’expansion économique européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements de la zone euro à moyen terme. Nous nous attendons à une hausse graduelle des taux d’intérêt et maintenons une sous-pondération des obligations italiennes. La BCE reste conciliante, mais a confirmé qu’elle mettrait fin à son plan d’assouplissement quantitatif en décembre.
    • Nous avons un avis neutre sur le crédit dans son ensemble, car le risque est mal rémunéré par les spreads. La hausse potentielle des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Le segment de la dette émergente fait face à des turbulences, influencé par les discours agressifs au sujet du conflit commercial et la hausse des taux américains, mais nous pensons que les spreads peuvent encore se resserrer par rapport aux niveaux actuels.Le portage se situe parmi les plus élevés de l’univers obligataire et représente une diversification attrayante par rapport aux autres classes d’actifs.