Coffee Break 18/10/2021

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Comme on pouvait s’y attendre après la décision du Sénat américain, la Chambre des représentants a voté le relèvement du plafond de la dette. Ce nouveau plafond devrait apporter un peu de répit jusqu’à début décembre.
  • L'IPC américain a légèrement augmenté à 5,4 % sur le mois de septembre. La hausse des produits alimentaires et des loyers explique plus de la moitié de l'augmentation mensuelle de 0,4 %.
  • Le compte-rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale américaine a confirmé la perspective d’un resserrement accéléré, mettant fin aux achats supplémentaires d'obligations d'ici la mi-2022.
  • La banque centrale du Chili a surpris les investisseurs en relevant ses taux de 125 points de base, à 2,75 %. Cette décision s’explique par l’augmentation des déséquilibres macroéconomiques et des risques d’inflation, notamment en ce qui concerne les prévisions à deux ans.

 

ET ENSUITE ?

  • Les marchés digéreront les chiffres des ventes aux détail de septembre aux États-Unis. La consommation des ménages est un indicateur important, car elle représente environ deux tiers du PIB américain.
  • Les dirigeants de l'UE se réuniront à Bruxelles pour le Conseil européen. Si la crise de l'énergie risque d’occuper le devant de la scène, les politiques numériques restent également à l'ordre du jour.
  • Des élections de mi-mandat auront lieu en Argentine.
  • L’Allemagne publiera son indicateur IFO du climat des affaires, qui s’est inscrit en baisse sur les trois derniers mois.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • On observe toujours des risques haussiers et baissiers en ce qui concerne les actifs risqués.
    • D’un côté, selon notre scénario principal, la reprise économique devrait se poursuivre mais on reste encore loin de la fin du cycle actuel (PIB +4,3 % aux États-Unis et dans la zone euro, +5,5 % en Chine). Dans un contexte marqué par des conditions financières toujours très favorables et par la prudence des banques centrales, c’est TINA (« there is no alternative») qui continuera de mener la danse dans les prochains mois, ce qui est favorable aux actions.
    • De l’autre, des pressions inflationnistes durables pourraient conduire à un resserrement plus brutal des conditions financières et déclencher une contraction prématurée. Bien que ce ne soit pas notre scénario de base, on pourrait imaginer que ce type d'anticipation conduise à une volatilité accrue et à des corrections sur les marchés des actions.
    • Nous restons dans une position attentiste envers les actions, entre risques haussiers et baissiers, car la volatilité a augmenté depuis septembre.
    • Nous pensons que cet environnement reste favorable aux actions non américaines, aux actions de type « value», aux actifs (banques) et aux positions de duration courte sur les obligations.
  • Risques
    • Les contraintes pesant sur l'offre sont nombreuses et dureront plus longtemps que prévu. Partout, les stocks restent faibles et les goulots d'étranglement pèsent sur la production industrielle : pénuries de matières premières, de semi-conducteurs, de main d'œuvre.
    • Pressions inflationnistes qui en découlent : les prix de l'énergie ont par exemple atteint des niveaux records en Europe.
    • La croissance des bénéfices des entreprises pourrait être impactée par un ralentissement de la croissance économique ou par des arrêts de production résultant de tensions extrêmes sur l'offre.


MODIFICATIONS RECENTES AU SEIN DE NOTRE STRATEGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Les actifs risqués se trouvent dans un contexte équilibré entre une actualité économique négative et des surprises positives sur l'inflation qui ont pu faire craindre une situation de stagflation. Après un net ralentissement, la croissance devrait maintenant reprendre aux États-Unis et en Chine. L'amélioration de la situation épidémique devrait permettre à de nombreuses économies de poursuivre leur réouverture, tandis que la consommation devrait rester soutenue par l'épargne accumulée et le soutien toujours important des pouvoirs publics. Si l'inflation continuera probablement de surprendre à la hausse, la croissance pourrait également nous réserver des surprises positives.

 

STRATEGIE CROSS ASSET ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

Nous anticipons une phase dénuée de tendance, avec une possible remontée de la volatilité, avant de renouer avec une orientation plus nette et une poursuite des conditions favorables à la relance. Nous avons un positionnement neutre sur les actions après des performances très positives depuis le début de l’année et compte tenu de l’équilibre actuel entre les risques haussiers et baissiers.

  1. Nous sommes exposés aux actifs tournés vers le rebond/redressement de l’après-COVID
    Positionnement neutre sur les actions, avec une préférence pour les actions hors États-Unis (actions émergentes en particulier, via l’Amérique latine et les actions chinoises de catégorie A) et sous-pondération des obligations
    Sous-pondération des emprunts d’État, avec maintien d’une duration courte. Nous nous concentrons sur la principale source de portage, à savoir la dette émergente. Nous conservons un positionnement neutre sur les obligations investment grade européennes et américaines et avons une exposition à la couronne norvégienne.
  2. Positionnement positif sur les petites capitalisations
  3. Positionnement positif sur les banques internationales
  4. Positionnement positif sur les thématiques de croissance à long terme
    Nos principales convictions thématiques sont la santé, la numérisation et les solutions environnementales. Les thèmes de l’innovation et de la technologie offrent un potentiel élevé de croissance, tout comme l’oncologie et la biotechnologie.

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