Weekly Insights 04/12/2017

Highlights

  • Zone euro : la confiance des consommateurs atteint son plus haut niveau depuis 2001.
  • États-Unis : les demandes initiales d'indemnité de chômage sont en ligne avec les attentes.
  • Allocation d’actifs : nous avons augmenté notre exposition aux petites capitalisations européennes grâce à une bonne visibilité sur le cycle de profit domestique européen. 

Allocation d'actifs :

Alors que l'indice S&P 500 a connu un autre mois positif, les indices boursiers européens ont régressé durant le mois de novembre. Depuis l'élection de Donald Trump il y a un an, l'indice américain n'a pas enregistré de mois en baisse.

Jerome Powell, nommé mardi dernier par Donald Trump pour diriger la Fed, a eu une audience de confirmation devant le comité bancaire du Sénat. Il officie actuellement au sein du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, principal organe directeur de celle-ci, et a été choisi par Barack Obama en 2012. S'il est confirmé, il s'est engagé à poursuivre la politique actuelle de la Fed sur la politique monétaire avec des hausses graduelles de taux d'intérêt à la condition que la croissance économique demeure saine. Des arguments en faveur d'une hausse des taux à la prochaine réunion sont recevables, les données économiques réservant de bonnes surprises (par exemple revenus et dépenses des ménages, données sur le logement, confiance des consommateurs).

Quant à l'avenir, nous nous attendons à ce que des zones hors des États-Unis comme le Japon et la zone euro affichent de meilleures performances. Au sein de cette dernière, les petites et moyennes capitalisations nous semblent particulièrement intéressantes au stade actuel, et nous augmentons notre surpondération sur ce segment.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

Alors que nous avons une position favorable envers les actions et toujours positive envers la zone euro et le Japon, nous souhaitons geler nos gains par prudence alors que la fin de l’année approche.

  • La croissance économique mondiale s’accélère, cependant, les risques géopolitiques demeurent un obstacle avec des relations tendues entre la Corée du nord et les États-Unis ainsi qu'au Moyen-Orient, entre l'Arabie saoudite et l'Iran.
    • Nous favorisons la zone euro et le Japon. Les marchés émergents pourraient rencontrer quelques écueils si le dollar venait à se renforcer.
  • La divergence des banques centrales devient plus évidente.
    • La Fed a commencé la réduction de la taille de son bilan et une nouvelle hausse des taux en décembre semble probable.
    • La BCE a annoncé qu'elle poursuivra ses mesures d'assouplissement quantitatif mais réduira le montant à 30 milliards d'euros à partir de janvier prochain. Les achats d'actifs se poursuivront pendant au moins 9 mois en 2018, et des hausses de taux d'intérêt ne devraient pas se produire avant 2019.
  • Les actions possèdent une valorisation attrayante en comparaison du crédit.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous restons positifs envers les actions de la zone euro qui sont soutenues par un bon développement de l’économie et des bénéfices et une valorisation des cours relativement intéressante. Nous avons augmenté notre exposition envers les petites capitalisations européennes grâce à une bonne visibilité sur le cycle de profit domestique européen.
  • Nous avons maintenu une position tactique neutre envers les actions des marchés émergents en raison du cours actuel du dollar et des indicateurs techniques.
  • Nous gardons un positionnement négatif envers les actions du Royaume-Uni. La politique monétaire ferme de la BoE a stoppé la dépréciation de la livre sterling, mettant en question la croissance des bénéfices à l’étranger. Les fluctuations de la politique intérieure se sont ajoutées aux difficiles négociations sur le « Brexit » et aux faibles résultats obtenus dans la mise en place de nouvelles relations commerciales. Les perspectives moroses ont été confirmées par la déclaration budgétaire de l’automne.
  • Notre approche reste neutre vis-à-vis des actions américaines. Alors que nous voyons des progrès sur le prochain projet de loi de réforme des impôts, les arguments en faveur de hausses des taux d'intérêt deviennent effectifs. Jérôme Powell se présentant lui-même comme « un pragmatique modéré » devant- en grande partie - poursuivre les politiques actuelles de la Fed, la transition après Janet Yellen devrait se faire en douceur.
  • Nous sommes optimistes à l'égard des actions japonaises. Le renforcement de la croissance mondiale et les mesures de politique intérieure conciliantes sont parmi les principaux moteurs de la performance. En outre, nous sommes aujourd'hui davantage convaincus que, dans un avenir proche, la Banque du Japon ne suivra pas l’exemple des autres banques centrales en durcissant sa politique monétaire, ce qui se traduirait par un affaiblissement du yen. Par ailleurs, les résultats des entreprises japonaises restent positifs jusqu’à présent sans que l’on assiste à une dépréciation du yen.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes négatifs envers les obligations en maintenant une duration courte. L'amélioration de l'économie européenne pourrait également entraîner des rendements plus élevés dans la zone euro, les risques politiques s’atténuant et la BCE restant dans l'ensemble accommodante dans le recalibrage de son programme d’assouplissement quantitatif.
  • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes anticipées, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires poursuivent leur tendance haussière par rapport au point bas de septembre.
  • Nous continuons de nous diversifier en dehors des emprunts d’États générateurs de rendements peu élevés :
    • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Nous diversifions nos investissements via une exposition aux obligations indexées sur l'inflation.
    • Nous conservons notre diversification sur la dette émergente dans la mesure où l’assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable.
    • Nous restons plus ou moins neutres vis-à-vis des obligations à haut rendement. La correction sur les obligations à haut rendement américaines observée récemment ne devrait pas se maintenir.



Macro :

  • Dans la zone euro, la confiance des consommateurs a augmenté de -1,10 en octobre à 0,10 en novembre.
  • L'indice des prix à la consommation flash de la zone euro pour l'année glissante a été en dessous des attentes en novembre et encore en dessous de la cible de 2 % de la BCE en s'établissant à 1,5 % contre une attente à 1,6 %.
  • Néanmoins, la dynamique économique positive a entraîné une baisse du chômage à son plus bas niveau en près de 9 ans, soit 8,8 % en octobre.
  • Aux États-Unis, l’activité industrielle a chuté plus que prévu en novembre avec l‘indice manufacturier ISM à 58.2 contre 58.7 en octobre. Cependant la composante des nouvelles commandes a progressé, ce qui souligne que les conditions de fabrication se sont renforcées. Les demandes initiales d'indemnité de chômage ont été meilleures que prévu et se sont établies à 238 000 soit en position plus favorable que les attentes du consensus à 240 000.

Actions :

ACTIONS EUROPE

Semaine légèrement défavorable pour les marchés européens.

  • Une rotation a été observée entre les grands secteurs performants comme les technologies de l’information, la chimie et les ressources de base vers des secteurs plus défensifs comme la vente au détail, les services aux collectivités et les télécommunications.
  • L'accord entre Ocado et Casino a stimulé le secteur de la vente au détail et les mauvais résultats d’ASML et SAP ont nui à la performance de la technologie.
  • Sur le plan géographique, l'indice FTSE 100 a sous-performé, entraîné par une livre sterling plus forte, et l'IBEX a surperformé mené par IAG.


ACTIONS ETATS-UNIS

Semaine contrastée pour les actions américaines.

  • Les actions américaines ont été le plus souvent en hausse mais les investisseurs ont connu quelques différences de rendements parmi les principaux indices.
  • L’indice Dow Jones Industrial Average a engrangé son meilleur gain hebdomadaire de l'année, tandis que l'indice Nasdaq à forte composition technologique a enregistré une perte.
  • Le secteur financier a surperformé, l'augmentation des rendements à long terme ayant stimulé les perspectives des marges de crédit bancaire.
  • Le secteur de l'énergie a été vigoureux après la reprise des cours du pétrole à la suite d'un accord entre l'OPEP et la Russie pour maintenir les limites actuelles de production.


ACTIONS MARCHÉS ÉMERGENTS

Les actions des marchés émergents ont chuté la semaine dernière en raison de la mauvaise performance des actions technologiques.

  • Les grands titres de la technologie asiatique comme Samsung Electronics et Tencent ont chuté à la suite de l’effondrement du secteur à Wall Street.
  • Le Brésil a également connu une semaine difficile, les investisseurs et les analystes s'étant focalisés sur les tentatives du président Michel Temer d’accélérer l’obtention des votes dont il a besoin au Congrès pour adopter le projet de loi sur les retraites considéré comme essentiel pour renforcer la santé financière du pays.

Obligations :

TAUX

Semaine mixte pour les obligations des pays centraux de la zone euro.

  • Mercredi, le rendement des Gilts a bondi à la suite de l'accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur un projet de loi préliminaire sur le « Brexit ».
  • Au vu de cet accord potentiel avec le Royaume-Uni, et à la suite de l’augmentation plus forte que prévu de l'IPC allemand, les rendements des obligations des pays centraux de la zone euro ont terminé la semaine de façon mitigée.
  • Aux États-Unis, la déclaration de Jérôme Powell devant le sénat est apparue conciliante, ayant suggéré que le marché du travail avait encore une marge de manœuvre pour se renforcer.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands à 10 ans ont affiché respectivement 2,39 %, 1,29 %, 0,025 % et 0,34 %.






CREDIT

Semaine légèrement favorable pour les marchés européens.

  • Les spreads de trésorerie des obligations Investment grade se sont resserrés de 2 points de base mais ceux des obligations à haut rendement se sont élargis de 6 points de base.
  • En ce qui concerne les produits dérivés, l’indice iTraxx Main s’est resséré de 2 points de base et l’indice iTraxx Xover de 7 points de base.
  • Une solide série d'émissions d’obligations Investment grade pour un montant global de plus de 10 milliards d'euros a été enregistrée, tandis que les transactions sur les obligations à haut rendement représentaient plus de 2 milliards d'euros.







DEVISES

La livre sterling été la grande gagnante de la semaine passée.

  • Les progrès sur les négociations du « Brexit » combinés à de bonnes données économiques ont soutenu la livre sterling.
  • La couronne norvégienne et la couronne suédoise ont enregistré les plus mauvaises performances de la semaine passée. La couronne suédoise se situe toujours dans une tendance négative, le PIB du 3è trimestre ayant été décevant; la couronne norvégienne quant à elle a subi des ventes de détail en déclin en octobre.
  • Dans les devises émergentes, le Rand-sud africain a gagné 3,5 %, Moody's ayant maintenu sa notation sur l'Afrique du Sud. 


Marché :

Aperçu hebdomadaire des marchés





Faits & chiffres marquants