Weekly Insights 16/04/2018

Highlights

  • États-Unis : l’inflation de base est légèrement plus élevée en rythme annuel mais en ligne avec le consensus.
  • Zone euro : production industrielle en hausse
  • Allocation d'actifs : nous sommes devenus neutres envers les marchés émergents.

Allocation d'actifs :

Dans l'ensemble, notre stratégie à moyen terme demeure favorable aux actions par rapport aux obligations. La croissance devrait rester forte, même si le dynamisme s'estompe quelque peu en dehors des États-Unis au-delà du second semestre.

L'inflation augmente progressivement, mais ne représente pas pour nous une préoccupation majeure, alors que le resserrement monétaire demeure progressif. Les valorisations des marchés des actions étant devenues moins tendues après les récentes corrections, une volatilité plus élevée pourrait créer quelques opportunités.

Néanmoins, nous sommes actuellement neutres à l'égard des actions, car nous constatons une augmentation de la tendance baissière pour notre scénario de base matérialisée suite au pic de la dynamique macro, l'accélération du resserrement monétaire aux États-Unis et l'intensification des risques liés au protectionnisme. Nous cherchons manifestement un meilleur point d’entrée pour accroitre le risque dans nos portefeuilles avec plus de conviction.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

À court terme, nous prévoyons une prime de risque moins favorable Nous gardons notre approche neutre envers les actions et nous réduisons à neutre notre exposition aux actions émergentes.

  • La dynamique mondiale de croissance en dehors des États-Unis a probablement atteint son sommet.
  • Le resserrement monétaire est graduel à l’échelon mondial mais les États-Unis sont les premiers à donner un tour de vis dans un contexte de politique budgétaire accommodante.
    • La Réserve fédérale a commencé à réduire son bilan en octobre 2017, a augmenté ses taux en décembre 2017 et mars 2018.
    • La BCE a revu son programme, en achetant moins d’obligations depuis janvier. Une hausse de taux ne devrait pas se produire avant 2019.
  • En outre, les tensions croissantes sur le commerce mondial représentent une incertitude majeure pour les marchés.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous avons réduit notre exposition envers les actions de la zone euro à neutre. La région affiche toujours une forte expansion économique, mais les indicateurs d'activité montrent des signes de faiblesse. La BCE reste accommodante et n’est pas prête d’adopter un ton ferme. Le dynamisme liée aux résultats des entreprises s'est ralentie et les actions de la zone euro manquent actuellement de nouveaux éléments catalyseurs.
  • Nous sommes sous-pondérés envers les actions européennes hors UEM. L’orientation plus ferme de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre a mis un frein à la dépréciation de la livre sterling, ce qui a rendu plus difficile la croissance des bénéfices à l'exportation. Les négociations sur le « Brexit » demeurent un risque, tandis que celles sur les nouvelles relations commerciales ne semblent pas beaucoup progresser. La croissance des bénéfices est également plus faible que prévue en Grande-Bretagne et donc les rendements attendus sont plus faibles, ce qui justifie notre position négative.
  • Nous avons engrangé un profit partiel sur notre exposition aux actions américaines. Nous constatons l'impact positif de la réforme fiscale et de la déréglementation de Donald Trump, ainsi que l'amélioration de la croissance des bénéfices. Néanmoins, la politique commerciale américaine (notamment le dollar) semble représenter une politique majeure inconnue dans la mesure où les risques commencent à se concrétiser.
  • Nous avons réduit notre position envers les actions japonaises à neutre. Tant la visibilité sur le dosage de mesures politiques accommodantes que la croissance au delà de son potentiel sont de bonnes nouvelles pour le Japon. Mais, le marché boursier est fortement corrélé avec la performance du yen, qui sert actuellement de refuge et semble éloigné du ton conciliant de la banque du Japon.
  • Nous avons maintenant une position tactique neutre envers les actions des marchés émergents. Ces derniers sont influencés par la politique de resserrement de la Fed et par les rumeurs autour de la guerre commerciale naissante entre les États-Unis et la Chine. De plus, la forte pondération du secteur de la technologie (28 %) ajoute de la volatilité.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes sous-pondérés en obligations et gardons une duration courte.
  • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes anticipées, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires aient une tendance haussière vers 3 % pour les émissions US à 10 ans. Outre la hausse des prix à la production, la hausse des salaires, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sur le commerce pourraient accroître l'inflation. La Fed poursuivra son cycle de hausse de taux au-delà du mois de mars.
  • L'amélioration globale de l'économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme (vers 0,9 % pour le Bund sur les 12 prochains mois). La BCE reste conciliante au sujet de son plan d'assouplissement quantitatif et s'oppose à un euro fort.
  • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
  • L’assouplissement monétaire en cours est un soutien non négligeable pour la dette des marchés émergents.



Macro :

  • Aux États-Unis, l’indice préliminaire du Michigan Consumer Sentiment est sorti à 115,0 en ce qui concerne les conditions économiques actuelles, en baisse par rapport au niveau de 121,2 publié en mars.
  • Le taux d'inflation de base en rythme annuel s'est établi à 2,1 % en mars légèrement en hausse par rapport au niveau prévu de 1.9 % mais en ligne avec le consensus. Le taux en glissement mensuel s'est établi à 0,2 % comme prévu.
  • La production industrielle dans la zone euro a augmenté de 2,9 % en février 2018, après un accroissement revu à la hausse de 3,7 % le mois précédent, en dessous du niveau de 3,8 % attendu par les marchés. La croissance de la production a ralenti pour les biens intermédiaires, les biens d'équipement et les biens de consommation, tandis que la production d'énergie a fortement rebondi. 

Actions :

ACTIONS EUROPE

Semaine favorable aux actions européennes.

  • L’indice allemand DAX 30 concentré sur les entreprises exportatrices a augmenté la semaine dernière, malgré la chute des exportations en février due en grande partie à la force de l'euro.
  • L'indice britannique des grandes capitalisations, le FTSE 100, a gagné environ 1 %, après des semaines de mauvaises performances dues au niveau élevé de la livre sterling.
  • Les indices espagnol, français et italien ont également terminé la semaine en hausse.


ACTIONS ÉTATS-UNIS

Solide performance des marchés américains.

  • Les actions américaines sont demeurées volatiles tout au long de la semaine, car les investisseurs sont restés concentrés sur l’environnement politique plutôt que sur la publication à venir des résultats des entreprises.
  • L’indice Nasdaq à forte composition technologique a engrangé la meilleure performance, influencé par le rebond de Facebook qui a suivi l’audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès.
  • Le rally des cours du pétrole a fait grimper les actions du secteur de l’énergie à leur plus haut niveau depuis fin 2014.
  • Les actions des secteurs de l'immobilier et des services aux collectivités ont pris du retard en raison de la hausse des rendements des obligations à long terme.


ACTIONS MARCHÉS ÉMERGENTS

Première hausse hebdomadaire en un mois pour les actions émergentes.

  • A la surprise de tous, Donald Trump a demandé à ses conseillers économiques d'envisager de se joindre de nouveau au Trans Pacific Partnership, un accord commercial duquel il s’était retiré au début de l'année dernière.
  • Au même moment, le marché boursier chinois a bondi après l’annonce par le président chinois Xi Jinping de la réduction des droits de douane sur l’importation d’automobiles et par l’amélioration de la protection de la propriété intellectuelle ; des mesures qui pourraient atténuer les tensions commerciales. Mais un pic de défiance entre la Russie et les États-Unis a fait baisser les actions russes de plus de 5 %.
  • La Turquie a également connu une semaine difficile, la dépréciation de sa monnaie au cours des dernières semaines ayant pesé sur le marché.

Obligations :

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain ont connu une certaine volatilité la semaine dernière.

  • La guerre commerciale initiés par Donald Trump a continué et, induisant un risque, a poussé le rendement des bons du trésor à la hausse, bien que les tensions géopolitiques croissantes en Syrie aient apporté un certain soulagement.
  • Dans la publication de son procès-verbal, la BCE a mis l'accent sur la confiance dans l'objectif d'inflation à moyen terme qui pourrait être atteint avec l'expansion économique actuelle.
  • Toutefois, elle a également révélé que les conditions « auto-entretenues » de l'inflation n'existaient toujours pas.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands à 10 ans se sont établis à respectivement à 2,82 %, 1,46 %, 0,038 % et 0,52 %.






CRÉDIT

Un marché primaire fourni.

  • Forte activité sur le marché primaire la semaine dernière avec plus de 40 milliards d'euros d'émissions, malgré la « période d’interdiction » existante avant la publication des bénéfices.
  • Malgré les tensions géopolitiques, les marchés obligataires au comptant ont connu un certain rétrécissement des spreads, en particulier sur le marché High Yield en euros qui a terminé à 256 pdb par rapport aux swaps (-8 pdb), tandis que les obligations Investment Grade en euros sont restées relativement stables à 52 pdb.
  • Pendant ce temps, les indices Itraxx Main et Xover ont baissé de 56 pdb et 279 pdb respectivement. 






DEVISES

Affaiblissement des monnaies refuges.

  • Les tensions liées aux mesures commerciales s’étant légèrement atténuées la semaine dernière, les monnaies refuges se sont affaiblies (yen et franc suisse) et les monnaies liées aux matières premières se sont appréciées (dollars canadien, néo-zélandais et australien, couronne norvégienne) par rapport à l'euro.
  • La couronne suédoise a souffert d’un taux d’inflation plus faible que prévu jeudi.
  • L'euro a légèrement augmenté par rapport au dollar (+0,53 %).


Marché :

WEEKLY MARKET OVERVIEW




UPCOMING FACTS AND FIGURES