Coffee Break 25/01/2021

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Après une investiture pacifique, Joe Biden a rapidement signé plusieurs décrets présidentiels pour intensifier la lutte contre plusieurs crises, dont notamment la pandémie, l'économie et le climat. Les marchés ont réagi de manière positive.
  • La Chine a confirmé son statut de seule économie du G20 à afficher une croissance positive en 2020, avec une progression de 2,3 % malgré les différends commerciaux avec les États-Unis et la pandémie de coronavirus.
  • Le durcissement des restrictions liées à la COVID-19 a pesé sur les entreprises, comme en attestent les PMI « flash » de la zone euro et du Royaume-Uni. Les secteurs des services restent en terrain de contraction.
  • Lors de la conférence de presse de la BCE, sa présidente Christine Lagarde a déclaré que la pandémie continuait de faire peser des « risques sérieux » sur l'économie, en raison du renforcement des mesures de confinement et de la lenteur du déploiement des vaccins.

 

ET ENSUITE ?

  • La Réserve fédérale doit publier ses dernières décisions de politique monétaire. Bien qu’un rebond soit attendu plus tard dans l’année, Jérôme Powell a promis de « faire attention à ne pas sortir trop tôt » des politiques de soutien à l'économie.
  • La période de publication des résultats du 4e trimestre s'intensifiera avec les rapports financiers de 122 entreprises du S&P 500. Les marchés vont bénéficier de la reprise des rachats d'actions par les entreprises.
  • On attend aussi les chiffres de PIB du 4e trimestre pour plusieurs pays clés, qui devraient faire ressortir la résilience de certains pays et secteurs.
  • Le Sénat américain a un programme chargé pour les semaines à venir, avec la confirmation du cabinet de Joe Biden, les débats sur le nouveau plan de soutien et l’organisation du procès en destitution de l'ancien président Donald Trump.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Dans notre scénario central, nous tenons compte d’un déploiement plus lent que prévu des vaccins et de la mutation malencontreuse du virus, lesquels pourraient retarder l’immunité collective. Les circonstances actuelles ne remettent pas en cause le rebond mécanique de la croissance suivi d'une transition soutenue par les banques centrales et les gouvernements vers une reprise durable dans les pays occidentaux. Le premier semestre de 2021 devrait donner lieu à une forte croissance des bénéfices des entreprises tandis que les marchés financiers verront probablement d’un bon œil le retour des rachats d’actions.
    • Aux États-Unis, le président élu Joe Biden et son administration auront l'avantage d'un Congrès unifié grâce au résultat des élections sénatoriales en Géorgie. L’espoir de nouvelles mesures de relance après la victoire démocrate améliore les perspectives d'investissement. Les cent premiers jours du mandat de Joe Biden devraient également permettre de révéler l’ampleur des ambitions du nouveau président en matière d’action climatique au niveau fédéral.
    • En Europe, notre scénario central table sur la fin de la distanciation sociale en 2021 et sur une mise en œuvre rapide du programme de relance « Next Generation » de l’UE. L'Allemagne élira un nouveau chancelier à l'automne, mettant ainsi fin à l'ère Merkel qui aura duré 16 ans.
    • Nos principales convictions :
      • L’économie est sous l’influence du virus et les mutations de celui-ci représentent un coup dur. Les marchés sont suspendus au vaccin et les inoculations sont le facteur qui peut changer la donne.
      • Nous sommes exposés aux actifs susceptibles de bénéficier du redémarrage de l’économie : surpondération des actions par rapport aux obligations, banques européennes et américaines, petites et moyennes capitalisations américaines, capitalisations britanniques de taille moyenne et livre sterling.
      • Parallèlement, notre portefeuille de base reste axé sur les pays et les thèmes les plus résilients, tout en conservant des couvertures sur le marché européen des actions.
  • Nos vues sur les marchés
    • Les progrès en direction d’un vaccin contre la COVID-19 ont incité les investisseurs à délaisser les valeurs de « confinement » en faveur des entreprises susceptibles de bénéficier de la reprise économique, à savoir les secteurs « value» et cycliques. Cette rotation se poursuivra probablement pendant le premier semestre de 2021.
    • À plus long terme, les politiques monétaires et budgétaires extrêmement conciliantes et la concrétisation d’un vaccin devraient soutenir la transition d’un rebond mécanique vers une reprise durable de l’économie.
  • Risques
    • La pandémie de coronavirus est le principal obstacle à la reprise économique. Le déploiement des vaccins est plutôt décevant jusqu’à présent et la mutation récente du virus pourrait entraîner des efforts supplémentaires pour parvenir à une immunité collective d’ici la fin de l’année.
    • Hausse des rendements obligataires suite à la transition présidentielle aux États-Unis: L’investiture de Joe Biden a eu lieu le 20 janvier 2021. La perspective d'une augmentation de la dette publique éloigne les investisseurs des bons du Trésor, car la courbe des taux est en train de se redresser à mesure que le rendement à 10 ans fluctue à la hausse. L’anticipation de dépenses publiques supplémentaires dans le domaine des infrastructures alimente également la dynamique des rendements.
    • Incertitude politique : la fracture sociale se creuse entre les perdants et les gagnants de la crise sanitaire.


MODIFICATIONS RECENTES AU SEIN DE NOTRE STRATEGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

La reprise de 2021 s’accompagnera d’un rattrapage de la croissance et d’un rebond des bénéfices des entreprises. Nous surpondérons les actions, mais avec une stratégie de couverture en instruments dérivés sur les actions européennes pour nous protéger d’éventuels accès de volatilité à court terme. Nous conservons un avis positif sur les actions européennes et émergentes, les secteurs « value » (banques par exemple) et les petites et moyennes capitalisations américaines et britanniques. L’évaluation est également positive pour les gagnants à long terme de la crise sanitaire : technologie, santé, et bénéficiaires du Pacte vert de l'UE, entre autres. Des obligations plus risquées renforcent la stratégie. L’année 2021 exigera une gestion active et une agilité constante.

 

STRATEGIE CROSS ASSET ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • L’année 2021 sera une année de reprise et nous anticipons un excellent premier semestre. Nous avons une préférence pour les actions, qui sont meilleur marché que les obligations malgré des valorisations élevées.
    • Surpondération des actions britanniques et de la zone euro avec maintien d’une position globalement neutre sur l’Europe hors zone euro. Les actions européennes bénéficieront de l’évolution des moteurs du marché par rapport à la pandémie.
    • Nous conservons notre surpondération des actions émergentes avec une préférence pour les actions chinoises. La Chine sort renforcée de l’année écoulée.
    • Position neutre sur les actions américaines, avec une préférence pour les banques et les petites et moyennes capitalisations.
    • Position neutre également sur les actions japonaises.
    • Nous conservons des convictions clés à l’égard de divers investissements thématiques. Les secteurs de la technologie, de l’oncologie et de la biotechnologie s’avèrent relativement résilients dans le contexte actuel et révèlent un potentiel important de croissance alimentée par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix.
    • Nous pensons que les thèmes liés au climat et à l’environnement permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre et vont continuer à prendre de l’importance avec des plans d’infrastructures qui deviennent « verts », de la Chine à l’Europe, ainsi qu’aux États-Unis sous une administration Biden.
  • Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte, mais avec une forte diversification, car l’environnement actuel pourrait engendrer des opportunités sur le marché obligataire, notamment en ce qui concerne les obligations convertibles.
    • Sous-pondération de la dette souveraine des pays centraux et surpondération des emprunts d’État des pays périphériques.
    • Dans un portefeuille multi-actifs, nous nous concentrons sur la principale source de portage, à savoir la dette émergente. Nous sommes neutres sur les obligations investment grade européennes et américaines.
    • Nous avons une exposition à la livre sterling, qui est proche de ses plus bas niveaux depuis le référendum sur le « Brexit », ainsi qu’à la couronne norvégienne qui s’est révélée attractive pendant la crise, ainsi qu’à l’or et au yen japonais, qui jouent un rôle de couverture. Nous restons prudents sur le dollar américain.



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