Weekly Insights 20/08/2018

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Les marchés des actions ont connu une nouvelle semaine de doute, mais pour le moment, c’est le contexte technique plus favorable à moyen terme qui prévaut.
  • Le risque de contagion de la Turquie vers les marchés émergents et les banques européennes apparaît surestimé.
  • Les actions américaines continuent de surperformer, portées par la consommation intérieure.
  • Ayant franchi la barre de 1,15, la parité EUR/USD devrait se stabiliser au prochain niveau de soutien.

 

ET ENSUITE ?

  • Les PMI « flash » du mois d’août à travers le monde et les commandes de biens durables aux États-Unis seront des indicateurs importants de l’activité économique.
  • Nous attendons avec impatience le symposium économique de Jackson Hole qui débute jeudi.
  • Les pourparlers commerciaux entre les États-Unis et la Chine devraient reprendre en fin de mois.
  • D’ici là, les États-Unis pourraient imposer de nouvelles sanctions à la Russie et se préparent à appliquer des droits de douane de 25 % sur 16 milliards US$ d’importations chinoises.

 

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Les risques de guerre commerciale restent élevés, mais se sont quelque peu atténués dans la perspective d’une reprise des pourparlers commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Cette situation pèse sur l’expansion mondiale à travers la baisse de la confiance.
    • Une croissance d’environ 3 % est attendue aux États-Unis. Les perspectives économiques de la zone euro sont elles aussi positives, mais à peine supérieures à 2 %.
    • Remontée graduelle de l’inflation aux États-Unis et dans la zone euro, mais sans craintes inflationnistes.
    • La Fed est sur la voie d’une normalisation progressive, mais subit les critiques de Donald Trump à ce sujet.
  • Nos vues sur les marchés
    • Les répercussions de la situation turque sur les actifs internationaux s’ajoutent aux préoccupations des investisseurs.
    • La période de publication des résultats du second trimestre de 2018 touche à sa fin et continue de soutenir les actions, comme l’ont montré les chiffres de Walmart la semaine dernière.
    • Les actions américaines sont soutenues par la réforme fiscale, les programmes de rachats d’actions et des valorisations encore attrayantes par rapport aux obligations.
  • Risques
    • Guerre commerciale : l’augmentation des droits de douane et du protectionnisme risque de ralentir l’économie mondiale, de détériorer les relations internationales et, en fin de compte, de réduire les marges des entreprises.
    • Ralentissement sur les marchés émergents : le resserrement de la politique monétaire américaine et la vigueur du dollar pourraient avoir un impact sur certains pays émergents. La réponse orthodoxe au récent stress des devises émergentes devrait déboucher sur un relèvement des taux par les banques centrales. Un ralentissement reste en outre toujours possible en Chine et ce risque pourrait se manifester de nouveau dans les prochains mois si les mesures d’assouplissement dans ce pays ne produisent pas les résultats escomptés.
    • Risques politiques dans l’UE : l’euroscepticisme continue de se propager alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets : « Brexit », résultat des négociations commerciales entre les États-Unis et l’UE, alors que le populisme gagne du terrain dans certains pays.

 

MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Nous surpondérons les actions par rapport aux obligations via les actions américaines et les actions émergentes, estimant que les conflits commerciaux et la crise en Turquie devraient rester contenus. Nous conservons une duration courte et pensons que la parité EUR/USD devrait trouver un niveau de soutien à proximité des cours actuels.

 

STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • Nous conservons une surpondération des actions, estimant que les conditions favorables sous-jacentes devraient l’emporter sur la rhétorique agressive liée aux conflits commerciaux.
    • La croissance américaine s’est de nouveau accélérée et la dynamique de croissance dans le reste du monde devrait se maintenir malgré un certain ralentissement.
    • Surpondération des actions américaines. L’amélioration de la croissance des bénéfices et les effets positifs de la déréglementation et de la réforme fiscale de Donald Trump sont favorables à cette classe d’actifs. De plus, les valorisations ne sont pas excessivement onéreuses. La politique « America First » a un impact négatif sur les autres pays.
    • Position neutre sur les actions de la zone euro. La région affiche toujours une solide expansion économique, mais les incertitudes se sont récemment amplifiées (nouveau gouvernement en Italie, menace de conflit commercial avec les États-Unis dans l’automobile, indicateurs d’activité en baisse). En mettant fin à son programme d’assouplissement quantitatif à la fin de cette année, la BCE reste conciliante et peu pressée de relever ses taux. Nous préférons les petites et les moyennes capitalisations aux grandes, car elles sont un peu plus protégées et plus sensibles à la demande intérieure et moins sensibles au risque de change
    • Sous-pondération des actions européennes en dehors de la zone euro. La région affiche une croissance prévisionnelle des bénéfices plus basse, et donc des rendements prévisionnels inférieurs à ceux du continent, ce qui explique notre avis négatif. L’issue des négociations sur le « Brexit » reste incertaine et cette question continue de représenter un risque.
    • Sous-pondération des actions japonaises. Le marché japonais affiche un affaiblissement de la croissance des bénéfices. L’élection en septembre du président du parti libéral-démocrate représente aussi un risque pour le premier ministre Abe. Lors de sa dernière réunion, la Banque du Japon a signalé son intention de laisser les taux s’apprécier, autorisant une fourchette de fluctuation plus large du taux à 10 ans autour de 0 %.
    • Surpondération des actions des marchés émergents. Les actions émergentes se heurtent actuellement à la rhétorique de la guerre commerciale et à la volatilité résultant de la situation en Turquie. Elles bénéficient toutefois de la vigueur de la croissance mondiale et de valorisations relatives attrayantes, lesquelles intègrent une prime de risque supérieure à celle d’autres actifs.
  • Sous-pondération des obligations et maintien d’une duration courte
    • Nous prévoyons une remontée graduelle de l’inflation, sans craintes inflationnistes.
    • Le resserrement monétaire mondial est progressif. En dehors des États-Unis, les banques centrales des autres marchés développées semblent peu pressées de durcir leur politique, mais certaines banques centrales des marchés émergents ont été obligées de le faire en réponse aux pressions subies par certaines monnaies.
    • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes à venir, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires poursuivent leur tendance haussière. En plus de l’augmentation des prix à la production,les hausses de salaire, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sont autant de facteurs susceptibles de pousser l’inflation à la hausse.
    • L’amélioration globale de l’économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme. La BCE reste conciliante envers son plan d’assouplissement quantitatif et s’oppose à un euro fort. Les incertitudes politiques en Italie pourraient retarder le resserrement de la BCE, mais ne devraient pas dérégler la fin de l’assouplissement quantitatif.
    • Nous avons un point de vue neutre sur le crédit dans son ensemble mais nous préférons à la fois les investissements en obligations Investment Grade et High Yield en Europe par rapport aux États-Unis. Les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Le segment de la dette émergente fait face à des turbulences, influencé par les discours agressifs au sujet du conflit commercial et la hausse des taux américains, mais nous pensons que les spreads peuvent encore se resserrés par rapport aux niveaux actuels.Le portage se situe parmi les plus élevés de l’univers obligataire et représente une diversification attrayante par rapport aux autres classes d’actifs.