Weekly Insights 19/02/2018

Highlights

  • États-Unis : plus grande hausse en cinq mois de l’indice des prix à la consommation.
  • Zone Euro : la production industrielle a augmenté plus que prévu en décembre.
  • Allocation d’actifs : nous restons favorables aux actions avec une préférence pour la zone euro et le Japon. 

Allocation d'actifs :

Les marchés se stabilisent après les ventes massives d’actions et obligations enregistrées ces dernières semaines. L’indice américain des prix à la consommation et les données salariales de janvier montrent que la vision consensuelle d’une inflation inférieure à la tendance est en train d’être remise en cause à la suite de presque une décennie de rebondissements déflationnistes ininterrompus. Rappelons qu'en dehors des États-Unis, il y a peu de signes de tensions inflationnistes, d'autant plus que les mouvements haussiers des devises vis-à-vis du dollar au cours des 12 derniers mois les atténuent davantage.

À l'avenir, nous nous attendons à ce que les décisions des banques centrales fassent légèrement monter les rendements obligataires, mais cela ne devrait pas constituer un obstacle à la performance des actions mondiales tant que la combinaison croissance/inflation ne se détériore pas fortement. Tant que la croissance demeurera forte (voire meilleure que prévue il y a quelques semaines), les actifs risqués devraient absorber les hausses progressives des rendements obligataires.

La croissance des bénéfices demeure un vecteur clé pour les actions par rapport aux obligations et au crédit. Au stade actuel, la hausse des salaires ne semble pas suffisamment élevée pour altérer l’évolution des bénéfices par action.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

Nous restons favorables aux actions avec une préférence pour la zone euro et le Japon. Nous gérons activement nos stratégies d’options et restons à l’affût d’opportunités tout en cherchant un point d’entrée.

  • La hausse des risques inflationnistes aux États-Unis ne devrait pas obérer le dynamisme de l’économie mondiale
    • Nous concentrons notre allocation régionale sur la zone euro et sur le Japon. Les marchés émergents bénéficient de fondamentaux favorables et d’un affaiblissement du dollar américain.
  • Les banques centrales deviennent moins accommodantes :
    • La Réserve fédérale a commencé la réduction de la taille de son bilan en octobre, a augmenté ses taux en décembre et devrait procéder à trois nouvelles hausses en 2018.
    • La BCE a revu son programme, en achetant moins d’obligations à partir de janvier. Une hausse de taux ne devrait pas se produire avant 2019.
  • Les actions possèdent une valorisation attrayante en comparaison du crédit. Les actions américaines se négocient aujourd'hui avec un PER de 17, alors que leurs cours à terme étaient encore supérieurs à un PER de 20 il y a quelques semaines. En outre, la forte croissance des bénéfices devrait continuer à favoriser la performance des marchés d’actions.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous restons positifs envers les actions de la zone euro qui sont soutenues par un bon développement de l’économie et des bénéfices et une valorisation des cours relativement intéressante. Certains obstacles politiques persistent néanmoins, mais la région ne fait plus l’objet d’une prime de risque politique importante.
  • Nous avons maintenu une position tactique neutre sur les actions des marchés émergents.
  • Nous avons un positionnement moins défavorable envers les actions du Royaume-Uni.
  • Notre approche reste neutre vis-à-vis des actions américaines.
  • Les résultats des entreprises japonaises restent positifs jusqu’à présent sans que l’on assiste à une dépréciation du yen. Le ton conciliant de la Banque du Japon (BoJ) a été confirmé par la nomination de la nouvelle troïka par le gouvernement. Nous nous attendons à ce que la BoJ ne se joigne pas aux autres banques centrales dans le resserrement de sa politique monétaire. La visibilité les mesures de politique monétaire accommodantes et une expansion supérieure au potentiel est bonne.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes négatifs envers les obligations en maintenant une duration courte.
  • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes anticipées, nous présumons que les taux et les rendements obligataires poursuivront leur tendance haussière. Outre l'augmentation des prix à la production, la hausse des salaires, les mesures de relance budgétaire et la faiblesse du dollar américain pourraient faire grimper l'inflation.
  • Nous continuons de nous diversifier en dehors des emprunts d’États générateurs de rendements peu élevés :
    • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Nous nous diversifions via une exposition aux obligations indexées sur l'inflation.
    • Nous conservons notre position favorable à la dette émergente dans la mesure où l’assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable;
    • Nous sommes neutres vis-à-vis des obligations à haut rendement. 



Macro :

  • Aux États-Unis, l’indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan a atteint 99,9 (en préliminaire) en février, excédant la prévision de 95,5 et dépassant le niveau de janvier de 95,7. Le moral des consommateurs a atteint son deuxième niveau le plus élevé depuis 2004.
  • L’indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 0,5 % en janvier, soit sa plus forte hausse en cinq mois. Toutefois, ce chiffre n’a pas modifié le niveau global d'inflation, la progression de l'IPC étant restée inchangée à 2,1 % au cours de l'année écoulée.
  • La production industrielle de la zone euro a progressé plus que prévu en décembre (5,2 % en glissement annuel), soutenant une croissance économique générale plus forte.
  • Le PIB a progressé de 2,7 % en rythme annuel au quatrième trimestre, sans révision par rapport à l'estimation préliminaire et légèrement en deçà du niveau précédent de 2,8 %. 

Actions :

ACTIONS EUROPE

Les actions cycliques ont soutenu les actions européennes la semaine dernière.

  • Le sentiment favorable au risque et les résultats positifs de valeurs cycliques bien connues (Airbus, DSM, Kering, Renault...) ont stimulé les marchés européens la semaine dernière.
  • Le segment des matériaux et de la construction a surperformé, porté par des poids lourds tels que Vinci, CRH et Assa Abloy, tandis que le secteur pétrolier et gazier a marqué le pas malgré le rebondissement du prix du pétrole brut par rapport à ses plus bas niveaux récents.
  • Les actions défensives ont également pris du retard et les services aux collectivités, l'immobilier et les télécommunications ont été parmi les secteurs les moins performants.
  • Au niveau régional, le CAC 40 a été le meilleur indice en Europe du fait de son caractère cyclique et a été soutenu par des résultats solides (Airbus, Air Liquide, Schneider...).


ACTIONS ÉTATS-UNIS

Meilleur gain hebdomadaire depuis début 2013 pour les actions américaines.

  • Le rebond du marché a semblé être influencé par la diminution des craintes au sujet d’une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.
  • L'indice Nasdaq à forte composition technologique a été le plus performant soutenu par les solides gains d’Apple et Cisco Systems.
  • Les secteurs financiers, des soins de santé, de l'industrie et des services aux entreprises ont surperformé l'indice S&P 500, tandis que les actions du secteur de l'énergie ont marqué le pas en dépit d'une forte hausse des prix du pétrole.


ACTIONS MARCHÉS ÉMERGENTS

Le retour de l'appétit pour le risque a stimulé les actions émergentes la semaine dernière.

  • Les pays exportateurs de pétrole et de matières premières comme le Brésil et la Russie ont été favorisés par le retour à une position favorable aux actifs risqués sur les marchés la semaine dernière.
  • Les actions sud-africaines ont également grimpé en flèche jeudi, le rand atteignant presque un nouveau record en 3 ans suite à la démission du président Jacob Zuma entaché de scandales et ouvrant la voie à la prise du pouvoir par Cyril Ramaphosa, un homme plus favorable au monde économique.
  • Alors que les échanges ont été limités en Asie du fait de la fermeture de nombreux marchés pour les vacances du nouvel an, les marchés ont chuté en Inde à la suite de la déclaration de MSCI sur les mesures anti-concurrentielles restreignant l’accessibilité aux marchés prises par les bourses indiennes. 

Obligations :

TAUX

Sur la même période, les données sur l'inflation aux États-Unis ont stimulé les taux.

  • Les derniers chiffres de l'inflation américaine se sont situés à un niveau meilleur que prévu et ont poussé les taux à la hausse, influençant les taux de base et périphériques de l'euro et les taux des marchés émergents dans une moindre mesure.
  • L’appétit pour le risque est revenu sur la plupart des marchés, les marchés des actions connaissant une période de répit la semaine dernière.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands à 10 ans ont affiché respectivement 2,86 %, 1,59 %, 0,06 % et 0,72 %. 






CRÉDIT

Après une période très volatile, les marchés du crédit ont connu un certain soulagement dans le sillage du rebond des marchés boursiers.

  • Un resserrement significatif s'est produit sur les marchés synthétiques avec un indice Itraxx Main atteignant 51 points de base (-5 points de base par rapport aux niveaux précédents) et un indice Itraxx Xover atteignant 262 points de base (-18 points de base).
  • Les marchés au comptant sont restés stables, nonobstant la présence d’une certaine volatilité, en particulier sur les valeurs bêta élevées.
  • Les marchés ont probablement lutté du fait de la récente correction et de la recherche d’opportunités appropriées. 





DEVISES

Le dollar a légèrement sous-performé la semaine dernière.

  • Suite aux attentes d'un déficit américain plus important dans les 2 prochaines années, le dollar a été mis sous pression et a terminé la semaine en baisse.
  • Le dollar canadien a également subi des pressions la semaine dernière, la Banque du Canada devant adopter une approche prudente face aux hausses des taux d'intérêt sur fond de faible activité économique, d'endettement élevé des ménages, de croissance modérée des salaires et de pressions inflationnistes.
  • La couronne norvégienne s'est partiellement remise de sa dernière dépréciation, car on s'attend à ce que, grâce à de solides données économiques, la Norges Bank soit plus flexible au sujet de la faiblesse de l'inflation. 



Marché :

Aperçu hebdomadaire des marchés

 



Faits & chiffres marquants