Coffee Break 19/04/2021

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • L’environnement macroéconomique haussier unique en son genre a été confirmé par les données commerciales et les ventes au détail en Chine, par les nouvelles immatriculations de voitures en Europe, par les ventes au détail et les enquêtes régionales de confiance des entreprises américaines.
  • Le président de la Fed Jérôme Powell s’en tient toujours à un discours conciliant, déclarant que la réduction des achats d'actifs aurait probablement lieu « avant - bien avant - le moment où nous envisagerons d’augmenter les taux d'intérêt ».
  • L'équipe économique de Joe Biden a revu les prévisions d'inflation de la Fed pour s'assurer que les mesures de relance américaines ne provoquent pas une poussée d'inflation, alors que l'IPC a augmenté de 2,6 % en glissement annuel en mars.
  • Le Royaume-Uni sort progressivement du confinement, alors que près de 50 % de la population a reçu sa première dose de vaccin. En parallèle, le variant B.1.617 initialement détecté en Inde et plus résistant à la réponse immunitaire de l’organisme a été trouvé au Royaume-Uni.

 

ET ENSUITE ?

  • Les marchés suivront avec attention la réunion de la BCE et la publication des indices PMI « flash » du monde entier pour avril, ainsi que la publication des résultats trimestriels de 80 entreprises du S&P500.
  • Le président Joe Biden conviera quarante dirigeants mondiaux à un « Sommet des leaders sur le climat ».
  • En Allemagne, les Verts et la CDU/CSU devraient se rassembler derrière leurs candidats respectifs à la chancellerie, qui se sont récemment annoncés pour les prochaines élections fédérales de septembre.
  • Les tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Russie susciteront l'attention, le président Biden ayant sanctionné cette dernière tout en appelant à une relation « stable et prévisible ».

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Notre scénario d’un rebond de l’économie mondiale, suivi d’une véritable reprise alimentée par la croissance, commence à prendre forme. Les récentes fluctuations du marché ont mis l'accent sur nos convictions d'investissement. Le rebond mécanique de la croissance sera suivi d'une transition soutenue par les banques centrales et les gouvernements vers une reprise durable. L’épargne accumulée par les consommateurs devrait soutenir une reprise des dépenses sensibles à la COVID-19, favorisant ainsi la reprise économique.
    • Aux États-Unis, les rendements obligataires se sont stabilisés pour le moment, mais la relance budgétaire, l’abondance de l’offre, la reprise économique et le déploiement des vaccins sont autant de facteurs qui pourraient alimenter une hausse des taux pendant l’année.
    • En Europe, notre scénario central table sur un retour à la croissance tendancielle d’ici la fin de 2021 et une mise en œuvre du plan de relance européen « Next Generation » au second semestre. Les indicateurs économiques font ressortir un important décalage qui reste à combler entre les services et l’activité industrielle, car celle-ci a déjà commencé à bénéficier du rebond économique mondial. Le « reflation trade» pourrait ainsi passer à l’étape suivante dans un contexte de forte demande extérieure tandis que la demande intérieure devrait commencer à se redresser.
  • Nos vues sur les marchés
    • Les marchés financiers traversent une « phase de normalisation » dans un contexte macro-économique haussier unique en son genre. Malgré la hausse des rendements obligataires, il semble prématuré de vouloir remettre en cause l’ère du « there is no alternative» (« il n’y a pas d’autre choix »).
    • Les flux de capitaux provenant des investisseurs privés et institutionnels continuent de se porter vers les actions, car l’environnement actuel reste compatible avec un potentiel de hausse des actions, sous réserve que la croissance des résultats ne soit pas décevante.
    • Nous sommes exposés aux actifs tournés vers la reprise/réouverture : surpondération des actions par rapport aux obligations, préférence pour les actions non américaines par rapport aux actions américaines, maintien des banques européennes et américaines, petites et moyennes capitalisations américaines et britanniques, exposition aux matières premières, à la livre sterling et à la couronne norvégienne.
    • Parallèlement, notre portefeuille de base reste axé sur les pays et les thèmes les plus résilients.
  • Risques
    • Duel entre le virus et le déploiement des vaccins: si les vaccinations ont actuellement pris le dessus, l’apparition de nouveaux variants et la transition vers un virus endémique pourraient susciter de nouvelles questions.
    • Hausse incontrôlée des rendements obligataires : pour le moment, les banques centrales n’ont aucun plan de sortie de cette phase de taux d'intérêt extrêmement bas. Si les rendements obligataires se sont stabilisés pour le moment, les anticipations d'inflation continuent de refléter la crainte d’un choc de demande et d’une surchauffe économique.
    • Tensions géopolitiques : la résurgence des tensions entre les États-Unis et la Chine et/ou la Russie n’est plus à exclure, surtout depuis que les États-Unis ont récemment sanctionné cette dernière.
    • Incertitude politique: la fracture sociale se creuse entre les perdants et les gagnants de la crise sanitaire alors que des élections sont prévues dans plusieurs pays au cours des douze prochains mois, à commencer par l’Allemagne qui élira un nouveau parlement en septembre.


MODIFICATIONS RECENTES AU SEIN DE NOTRE STRATEGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Les marchés financiers se trouvent dans un contexte macroéconomique haussier unique en son genre alors que la « phase de normalisation » suit son cours. Dans ce contexte, sur le front obligataire, les taux d’intérêt (réels et nominaux) se sont récemment stabilisés, mais devraient continuer d’augmenter pendant l’année. Nous conservons par conséquent une sous-pondération des emprunts d’État. Sur le front des actions, la transition a permis de lever certaines incertitudes, ce qui a entraîné une baisse de la volatilité, tandis que la rotation du marché en faveur des secteurs « value » et cycliques se poursuit. Nous restons ainsi globalement surpondérés en actions avec un positionnement axé sur le thème de la reflation et les secteurs gagnants à long terme. Nous estimons que les matières premières devraient bénéficier du rattrapage de la demande. Nous avons récemment pris quelques bénéfices sur notre position de valeur relative sur les spreads souverains transatlantiques. Nous avons récemment augmenté notre exposition aux actions japonaises par rapport aux actions américaines et avons légèrement réduit notre surpondération globale du secteur bancaire pour financer l’achat de valeurs du secteur de la consommation courante.

 

STRATEGIE CROSS ASSET ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • L’année 2021 sera une année de reprise et nous anticipons un solide rebond des résultats des entreprises. Dans ce contexte, nous préférons les actions aux obligations.
    • Nous continuons de surpondérer les actions européennes, notamment celles de la zone euro et du Royaume-Uni. Les actions européennes bénéficieront de l’évolution des moteurs du marché par rapport à la pandémie. Le déploiement réussi du vaccin change la donne pour l’économie britannique, qui devrait se redresser plus rapidement que celle de l’Europe continentale. Les valorisations des actions britanniques restent également relativement attrayantes.
    • Nous conservons notre surpondération des actions émergentes, avec une exposition à l’Amérique latine, car la région offre une forte exposition aux actifs de type « value» avec des valorisations attrayantes et un potentiel de rebond significatif.
    • Sous-pondération des actions américaines, car la forte croissance mondiale devrait bénéficier aux autres régions. Nous conservons notre surpondération des banques et des petites et moyennes capitalisations américaines pour profiter de la vigueur de la demande intérieure.
    • Surpondération des actions japonaises, car leur forte corrélation avec la composante « nouvelles commandes » du PMI mondial leur confère un solide levier opérationnel dans un contexte d’accélération de la croissance mondiale.
    • Nous conservons des convictions clés sur différents investissements thématiques à long terme. Les secteurs de la technologie, de l’oncologie et de la biotechnologie présentent un potentiel important de croissance, alimenté par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix.
    • Nous pensons que les thèmes liés au climat et à l’environnement permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre et vont continuer à prendre de l’importance avec des plans d’infrastructures qui deviennent « verts », de la Chine à l’Europe, ainsi qu’aux États-Unis sous une administration Biden.
  • Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte, mais avec une forte diversification, car l’environnement actuel est en train de créer également des opportunités sur le marché obligataire.
    • Nous conservons une duration courte sur les emprunts d’États.
    • Dans un portefeuille multi-actifs, nous nous concentrons sur la principale source de portage, à savoir la dette émergente. Nous sommes neutres sur les obligations investment grade européennes et américaines.
    • Nous avons réduit notre exposition au yen japonais (face au dollar) et à l’or.
    • Nous sommes exposés à la hausse des prix des matières premières, dans le cadre d’un panier qui comprend également des devises, telles que le dollar australien, le dollar canadien et la couronne norvégienne, et nous maintenons notre position acheteuse sur la livre sterling.



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