LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- La « phase 1 » de l’accord commercial entre la Chine et les États-Unis prévoit une augmentation des exportations américaines d’énergie, de produits agricoles et de produits industriels. Les tensions commerciales s’apaisent mais la plus grande partie des droits de douane américains sur les produits chinois demeurent.
- Les bons chiffres de l’économie chinoise (p. ex. production industrielle et ventes au détail de décembre, taux de croissance du PIB de 6,1 % en 2019) sont un bon début. à la veille du nouvel an chinois.
- Conformément aux attentes, le taux de croissance du PIB allemand ressort à 0,6 % pour 2019, son niveau le plus bas depuis 2013 en raison de l’impact des conflits commerciaux, de l’incertitude liée au « Brexit » et des difficultés du secteur automobile.
- La période de publication des résultats du 4e trimestre 2019 a bien commencé aux États-Unis, avec des résultats supérieurs aux prévisions pour les grandes banques du pays.
ET ENSUITE ?
- Les PMI « flash » globaux devraient confirmer l’inflexion favorable de l’économie mondiale.
- Au Japon, au Canada et dans la zone euro, les banques centrales devraient annoncer leurs décisions de taux d’intérêt. Les marchés s’attendent à ce que les taux restent inchangés.
- Netflix, Intel, IBM, Johnson & Johnson et Procter & Gamble font partie des entreprises « baromètres » qui publieront leur rapport trimestriel pour le dernier trimestre.
- Mardi, Donald Trump devrait comparaître en procès devant le Sénat. Il est accusé d’abus de pouvoir et d’obstruction du Congrès. Compte-tenu de sa majorité au Sénat, il est fort probable qu’il ne sera pas destitué.
- La fin de la semaine sera marquée par le nouvel an chinois (année du rat dans le calendrier lunaire) et par des élections locales en Italie (Émilie-Romagne et Calabre).
|
NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- Notre scénario 2020 est positif, car nous nous attendons à un redémarrage de l’économie, mais aussi à des rendements globaux plus bas qu’en 2019.
- Les élections américaines du 3 novembre seront l’un des principaux facteurs d’évolution des marchés en 2020. L’incertitude liée au commerce international devrait se transformer en incertitude électorale axée sur les États-Unis.
- Les banques centrales ont mis en place des politiques d’assouplissement monétaire massives. Aux États-Unis, la Fed rachète des bons du Trésor pour accroître la liquidité du système sans pour autant parler d’assouplissement quantitatif. Cette attitude accommodante constitue un facteur de soutien à moyen terme pour le mix croissance/inflation à l’échelon mondial, ce qui devrait se refléter dans les chiffres à venir.
- Au sein des économies émergentes, les autorités chinoises atténuent l’impact de la guerre commerciale et du ralentissement économique mondial au moyen des mesures budgétaires et monétaires « appropriées ». En début de mois, la banque centrale chinoise a réduit pour la 8è fois en deux ans le coefficient de réserves obligatoires des banques.
- Nos vues sur les marchés
- Nette réduction des risques politiques : la « phase 1 » d’un accord commercial sino-américain a enfin été signée. Les négociations de la « phase 2 » sont censées démarrer immédiatement, mais Donald Trump a déjà laissé entendre qu’il pourrait attendre jusqu’en novembre. Un accord commercial avec l’UE est la prochaine étape à franchir dans la saga du « Brexit ».
- On parle de plus en plus d’une union bancaire européenne et d’une feuille de route ambitieuse sur le climat. Les titres cycliques et de valeur pourraient bénéficier d’une amélioration des perspectives à cet égard.
- La valorisation relative des actions par rapport aux obligations reste attrayante.
- Risques
- Conflit commercial sino-américain : les relations entre le président américain Trump et la Chine seront probablement toujours délicates.
- Les enjeux de politique intérieure aux États-Unis : Donald Trump sera jugé pour abus de pouvoir et obstruction du Congrès. Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Amy Klobuchar, trois candidats à l’élection présidentielle qui sont également sénateurs, devront temporairement abandonner la campagne électorale pour siéger au procès, ce qui pourrait bénéficier à Joe Biden et Pete Buttigieg.
- Incertitudes géopolitique (Iran, Hong Kong) : elles font toujours partie des problèmes en suspens et pourraient engendrer des chocs de volatilité et des points d’entrée intéressants.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Les marchés financiers ont bien commencé l’année. Les signes timides de redémarrage du cycle économique sont en train de se confirmer. Nous avons accru notre exposition aux actions émergentes pour passer en surpondération. Nous conservons également une surpondération des actions de la zone euro et une position neutre envers les actions japonaises, américaines et britanniques. Nous restons prudents à l’égard des taux souverains des pays développés et nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement via des expositions à la dette émergente et au crédit de la zone euro et des marchés émergents. Nous conservons une exposition au yen japonais et à l’or en tant que valeurs refuges.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
- Surpondération des actions
- Nous sommes passés en surpondération sur les actions émergentes. Les derniers chiffres macroéconomiques laissent entrevoir un redémarrage du cycle économique et un début de reprise. Les tensions commerciales se sont apaisées et les valorisationssont attrayantes par rapport aux autres régions.
- Surpondération des actions de la zone euro. Les derniers chiffres macroéconomiques font ressortir des signes d’amélioration. Il existe une « fenêtre d’opportunité » liée à la possibilité d’un assouplissement budgétaire en plus de la visibilité accrue apportée par la BCE.
- Position neutre sur les actions américaines. Les actions américaines se sont bien comportées depuis nos points d’entrée de l’été, mais la valorisation du marché est élevée par rapport aux autres régions et à sa moyenne historique, alors que le pays ne mérite plus la même prime de sécurité qu’en 2019.
- Position neutre envers le Royaume-Uni. L’échéance du « Brexit » se rapproche. L’accord de sortie doit être examiné par la Chambre des Lords. Une baisse de taux par la Banque d’Angleterre semble de plus en plus probable. Les valorisations et l’avantage concurrentiel d’une monnaie affaiblie confèrent un certain attrait au pays. Les positions des investisseurs sont peu étoffées.
- Position toujours neutre envers les actions japonaises en l’absence de conviction, malgré l’annonce d’un ensemble de mesures de relance budgétaire par le premier ministre Shinzo Abe. Ces mesures sont censées atténuer l’impact de l’augmentation de la TVA, qui pèse sur la consommation et la confiance. Le marché du travail reste néanmoins solide.
- Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte et en nous diversifiant en dehors des emprunts d’Etat
- Nous nous attendons à une remontée très graduelle des taux et des rendements obligataires, qui devraient malgré tout rester peu élevés.
- Christine Lagarde a commencé son mandat à la tête de la Banque centrale européenne, avec un double défi à relever : résorber le clivage entre les décideurs du conseil des gouverneurs et les gouvernements nationaux qui restent peu enclins à rendre le relais avec des politiques de relance budgétaire.
- Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement et privilégions la dette émergente, notamment les obligations d’entreprises des marchés émergents..
- Nous avons une exposition à l’or en tant que valeur refuge.
