LONG SHORT EQUITY

Nous restons optimistes concernant cette stratégie et nous continuons de rechercher des gérants qui performent tant en positions « long » que « short ». Nous avons réduit les gestions à exposition nette élevée. Nous venons d’ajouter deux gestionnaires basés aux États-Unis : l’un se consacre à l’Asie Pacifique, l’autre aux États-Unis.

Alors que l’Europe apparaît plus attrayante en termes de valorisation et de politique monétaire suite aux récentes mesures d’assouplissement quantitatif et aux signes positifs de croissance économique, une sortie éventuelle de la Grèce fait resurgir de nombreuses incertitudes : nous avons cédé l’essentiel de notre exposition à l’Europe.

L’Asie bénéficie également d’un solide contexte technique et d’une politique monétaire favorable malgré une volatilité croissante.

 

GLOBAL MACRO

Les tendances à long terme étant remises en question par les différences de politiques monétaires des banques centrales, cela pourrait mettre un terme à 20 ans de tendance haussière obligataire. Cette stratégie pourrait souffrir de cette situation.

 

QUANT STRATEGIES

Certaines stratégies systématiques qui se sont avérées de solides contributrices au cours des derniers mois font l’objet de fortes corrections sur la base d’inversions de tendances liées, entre autres, au pétrole, aux taux et aux devises. Dans l’univers des arbitrages quantitatifs neutres au marché, les performances restent positives, mais sont en recul par rapport aux deux dernières années. Nous surveillons de près certains facteurs (valeur, momentum et croissance), car cet espace devient très chargé via les stratégies alternatives et les produits 130/30 « long only ». Les suiveurs de tendances bénéficient de cette situation.

 

FIXED INCOME ARBITRAGE

Le contraste entre les mesures d’assouplissement quantitatif prises par la BCE et la BOJ d’une part, et l’achèvement du programme de la Fed d’autre part, a engendré une hausse de la volatilité dans les segments obligataires. Les gérants « relative value » devraient encore en profiter en 2015.

 

EMERGING MARKETS

Situation très variable selon les pays dans les marchés émergents.

  • La transition vers des économies tirées par la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. On observe des signes positifs résultant du changement de politique monétaire et des mesures de lutte contre la corruption en Chine. Nous pourrions augmenter notre exposition à ce pays via des acteurs locaux.
  • La situation varie bien entendu considérablement d’un pays à l’autre. Dans certains cas, la surveillance des taux directeurs est très efficace, tandis que d’autres pays très dépendants de sources en devises étrangères, ont vu leurs financements grevés par des rapatriements de fonds.
  • Bien que cette situation contradictoire s’observe également sur les actions, la sélection de valeurs de qualité peut encore s’avérer rentable.

 

 

RISK ARBITRAGE - EVENT DRIVEN

  • Bien que selon nous cette stratégie garde toute sa pertinence, son biais net « long » peut en augmenter le risque si les marchés devaient connaître des périodes de fortes perturbations. Si en valeur, les volumes de fusions et acquisitions ont atteint en 2014 leur plus haut niveau depuis 2007, il semble que l’année 2015 soit en voie de battre ce record avec la forte activité observée dans les secteurs de la santé, de la technologie et des télécommunications.
  • De ce fait, nous préférons nous concentrer sur les gestionnaires américains ayant une base diversifiée d’opérations en actions et en obligations avec une combinaison de catalyseurs fixes et souples. Nous suivons de près le niveau des taux d’intérêt car l’accès au crédit est un facteur important pour le financement des opérations.

 

DISTRESSED

L’offre de titres obligataires en difficulté reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunités immédiates dans le cadre de cette stratégie. Néanmoins, le secteur de l’énergie, qui a connu de nombreuses émissions ces dernières années, devrait bientôt offrir de nouvelles opportunités étant donné la forte perturbation du prix du pétrole et l’impact sur ces titres.

 

LONG SHORT CREDIT & HIGH YIELD

La demande et les flux se sont nettement inversés, notamment dans le high yield américain.

  • Nous sommes moins actifs dans ce segment car nous sommes plus favorables aux stratégies liées aux actions. Nous préférons les gestionnaires qui recherchent des investissements idiosyncratiques. Une des gestions sélectionnées dans ce segment a clairement pris le pari d’une position plus baissière envers la classe d’actifs ces dernières semaines et ce via des options de vente.