Juin a été un mois volatile. Le marché européen a affiché une mauvaise performance. Les actions US ont atteint de nouveaux sommets alors que les perspectives de hausse de taux s’estompaient et le RMB chinois s’est échangé à son plus bas niveau. L’annonce surprenante du Brexit le 23 juin a exacerbé les incertitudes auprès des investisseurs. Les marchés ont subi de forts soubresauts : l’Eurostoxx a terminé le mois à -6,5%, le marché UK à +4,39% et le marché US à +0,09%. Le VDAX a gagné +24,8% sur le mois, le Vstoxx +26,1%.

L’indice de CDS iTraxx Crossover s’est élargi de 57bp sur le mois. Les rotations sectorielles importantes, surtout sur le secteur financier & assurance, ont eu un impact négatif sur les investissements. Les valeurs bancaires sont en baisse de -32% YTD en Europe, les indices de l’assurance sont en baisse de -20% YTD. Les indices périphériques de la zone Euro ont été frappé par l’aversion au risque, la Grèce terminant le mois à -15%, l’Italie à -9,5%, et l’Espagne à -9,1%.

Post-Brexit, le Dollar US a enregistré des gains importants alors que la Livre Sterling a perdu -10%, et que le yen s’est raffermi.  Dans le même temps, les métaux précieux ont bondi de +10%.

Dans ce contexte volatile et négatif, l’indice HFRX Global Hedge Fund EUR a terminé en légère hausse à  0,05%, avec le plus fort gain provenant des stratégies macro/CTA, Marchés Emergents et M&A.
Performance absolue

Long short equity

Nous restons favorables envers cette stratégie en dépit des récents éléments perturbateurs ayant affecté les conditions de marché. Nous avons réduit de manière sélective le risque en réaction aux difficultés rencontrées par nos managers, davantage axés sur les fondamentaux. L’environnement d’aversion/d’appétence au risque actuel reste un défi pour ces managers. Nous restons favorables aux fonds en tenant compte de leur exposition au risque et style, et de leur gestion proactive.

Global Macro

Les marchés sont extrêmement difficiles à naviguer et subissent des pointes de volatilité avec la mise en place des changements de politique. 2015 s’est avérée une année difficile pour cette stratégie et 2016 s’annonce du même acabit, avec une surenchère des revirements notables dans un large éventail de catégories d’actifs comme les matières premières, les actions et les taux de change. Nous continuons de faire preuve de prudence dans ce domaine.

Quant strategies

Les stratégies de suivi systématique de tendance bénéficient à nouveau de la consolidation de certaines tendances, surtout sur les marchés obligataires. Les fonds d’arbitrage statistique restent sous l’influence d’un mouvement de désendettement sur les marchés actions. Nous suivons de près des facteurs comme la valeur, le momentum et la croissance, l’espace étant de plus en plus envahi par des stratégies alternatives et des produits axés sur le long terme 130/30.

Fixed Income Arbitrage

L’activité croissante des banques centrales, la collecte d’actifs en cours sur la base du suivi des tendances, couplées au repli de l’activité de négociation pour compte propre des banques sont autant d’éléments positifs pour notre stratégie 2016. Nos managers tirent profit des dislocations intervenant en Europe, aux États-Unis et au Japon ainsi que d’autres dislocations notables entre les indices de crédit et leurs composants.

Emerging markets

Les marchés émergents, où la volatilité continue de dominer, recèlent quelques opportunités très spécifiques :

  • La transition vers une économie plus axée sur la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. Les récentes turbulences montrent que la croissance du PIB reste fragile et que l’activité n’est pas à l’abri de quelques ratés pendant cette phase de transition. En outre, vu le manque de clarté de la politique de la banque centrale chinoise, nous restons extrêmement prudents.
  • Le marché des obligations d’Amérique du Sud a signé un net redressement en 2016 : les obligations souveraines vénézuéliennes ont été soutenues par le marché pétrolier et les obligations de société brésiliennes et les obligations souveraines argentines par des décisions politiques plus spécifiques.
  • Nos gestionnaires, s’appuyant sur les perturbations sur les marchés des taux et des changes, ont su tirer leur épingle du jeu.

Risk arbitrage - Event driven

Bien que nous restions convaincus de l’intérêt de cette stratégie, son biais net long la rend plus risquée en cas de fortes perturbations de marché comme celles que nous avons connues en août et en septembre.

Les opérations de fusions et acquisitions connaissent leur meilleure année depuis 2007 en termes de montant et les spreads sont plus gratifiants. L’élargissement récent des spreads pourrait à l’avenir offrir des opportunités particulièrement lucratives pour la stratégie.

Distressed

L’offre d’obligations « distressed » reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Le secteur de l’énergie, qui a connu des volumes considérables d’émissions ces dernières années, pourrait toutefois devenir bientôt une source intéressante d’opportunités en raison des perturbations massives enregistrées sur les prix du pétrole et de l’impact de celles-ci sur ces titres.

Long short credit & High yield

Bien que le marché US ait évolué dans un cadre  plus compliqué que le marché européen, la recherche de rendement et l’environnement dorénavant en taux négatifs ont fortement soutenu la classe d’actifs. Créer de la performance sur la partie Short a été complexe. Nous restons prudents sur la stratégie.