Après leur recul d’avril, les surprises économiques de la zone euro ont rebondi en mai (graphique 1 - Rebond des surprises économiques européennes en mai), indiquant une tendance économique sous-jacente robuste. Il est possible que l’indice des surprises économiques ait ralenti le mois précédent à cause du relèvement des prévisions qu’a engendré la croissance économique impressionnante du premier trimestre. Toujours est-il que la zone euro dispose de fondamentaux solides et continuera de bénéficier de la dépréciation de l’euro, d’un pétrole bon marché et de conditions financières favorables.
En ce début d’été, la région est confrontée au problème des négociations grecques. Un accord définitif entre la Grèce et l’Europe nous semble improbable et nous anticipons plutôt un accord temporaire. Ce cas de figure serait en fait assez positif pour les marchés financiers parce que la population grecque votera à notre avis en faveur du maintien de la Grèce en zone euro lors d’un éventuel référendum sur l’accord définitif. Tant qu’un tel accord n’est pas conclu, la volatilité continuera d’augmenter, faute de solution permanente.
Nous pensons que la reprise économique s’affermira au second semestre, une fois cette incertitude dissipée, surtout dans les pays périphériques tels que l’Espagne et l’Italie.
Étant donné que nous anticipons par conséquent une poursuite de la volatilité à court terme, nous maintenons une surpondération des actifs à risque accompagnée d’une stratégie de couverture qui cible d’éventuelles pressions à court terme sur les actions de la zone euro.
Aux États-Unis, l’indice des surprises économiques semblait avoir atteint un niveau plancher en avril. Il a néanmoins rebondi en mai. Après un hiver rigoureux et un renforcement du dollar au premier trimestre, la faiblesse économique nous paraît encore temporaire et nous tablons sur une meilleure dynamique économique américaine au second semestre.
Notre scénario macroéconomique reste globalement positif puisque la reprise économique semble rester sur la bonne voie, en particulier dans la zone euro, et qu’elle est soutenue par des indices PMI nettement supérieurs à 50.


Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusActualités
Allocation
d'actifs