Après la Grèce en début d’été, c’est la Chine qui a occupé le devant de la scène en août. Malgré les différentes mesures prises par les autorités chinoises pour contenir l’effondrement des marchés boursiers chinois depuis leurs sommets historiques du mois de juin, et soutenir et relancer la croissance, les chiffres économiques décevants, notamment sur le secteur manufacturier, ont amplifié les inquiétudes des investisseurs quant à la contagion possible à l’échelon mondial d’un éventuel atterrissage brutal de l’économie chinoise. Comme indiqué dans notre rapport spécial, « Chine : un difficile apprentissage plutôt qu’un atterrissage difficile », nous sommes convaincus que les autorités chinoises ont des marges de manœuvre pour gérer un atterrissage en douceur. Le « rééquilibrage » actuel de l’économie (vers une croissance alimentée par la consommation intérieure et une économie plus axée sur les services), voulu par le gouvernement, conduit – et conduira - inévitablement à un ralentissement de la croissance économique. Le gouvernement semblant procéder par tâtonnements, des pointes de volatilité ne sont pas à exclure dans les prochains mois.

Plus généralement, notre scénario économique reste intacte et soutenu par les fondamentaux des pays développés. Les niveaux de PMI continuent ainsi de se maintenir nettement au-dessus de 50 (à l’exception de la Chine) : le PMI manufacturier américain diminue depuis juin mais reste à 53, tandis que celui de l’Allemagne est remonté à son plus haut niveau depuis avril 2014.

La zone euro semble confirmer qu’elle n’a pas trop souffert du scepticisme lié à la crise grecque, comme l’illustre l’indice des surprises économiques. L’indice est toujours en progression et se situe nettement au-dessus de zéro, reflétant l’amélioration de la dynamique au sein de la zone euro. Il a également rebondi aux Etats-Unis après un début d’année décevant. Pour les dix principales zones économiques, l’indice est en train de se stabiliser à un niveau neutre.

Nous prévoyons donc une dynamique économique toujours en amélioration aux Etats-Unis et une reprise plus solide au sein de la zone euro, avec un rebond plus marqué dans les pays périphériques comme l’Italie ou l’Espagne sur la seconde moitié de l’année.

FIGURE 1 : PMI manufacturier plus solide aux Etats-Unis et dans l’UEM, la Chine reste à la traîne
FIGURE 2 : Solide rebond des surprises économiques aux États-Unis, toujours en voie d’amélioration en Europe

 

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