Nous avons été surpris du décalage en septembre entre les chiffres macroéconomiques favorables et la correction du marché des actions. Après le rebond du mois d’octobre, nous pensons toujours que le contexte macroéconomique devrait soutenir les actifs risqués.
En effet, les chiffres économiques témoignent toujours d’une bonne résilience des pays développés, notamment en Europe. Les niveaux de PMI y sont toujours supérieurs à 50. De plus, même si le secteur manufacturier a un peu souffert depuis le mois de juin, principalement aux États-Unis, il semble avoir maintenant touché un point bas, tandis que l’activité continue de se développer rapidement dans le secteur des services. Les indices de surprises économiques attestent également de cette résilience : si les indices européens sont depuis plusieurs mois en territoire positif, celui des États-Unis s’est nettement amélioré, passant au-dessus de zéro pour la première fois depuis janvier.
En parallèle de la résilience des économies développées, les PMI manufacturiers se sont également améliorés en Asie. Bien que les incertitudes récentes autour du ralentissement économique des pays émergents aient exacerbé les craintes des investisseurs, la stabilisation du secteur manufacturier jouera un rôle décisif dans les prochains mois. L’évolution récente des chiffres du secteur manufacturier des pays émergents pourrait offrir le scénario rassurant d’un ralentissement limité. Après la session plénière du comité central chinois qui a eu lieu fin octobre, nous restons convaincus de la volonté et de la capacité du gouvernement chinois à réaliser son objectif de croissance économique de 6,5 % et à réussir ainsi un atterrissage en douceur.
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