Les actions américaines ont plongé pendant la seconde moitié du mois d’août, les marchés enregistrant leur plus mauvaise performance en trois ans en raison de la crainte d’un ralentissement plus important que prévu en Chine : la chute des actions chinoises depuis le mois de juin a été le premier coup de semonce, suivi de la dévaluation de la monnaie par la Banque centrale chinoise.

Le compte-rendu de la dernière réunion du FOMC révèle que la Fed a des doutes sur plusieurs aspects de l’économie, dont notamment la croissance, l’inflation et les événements à l’étranger.

Sur une note plus optimiste, les commandes de biens d’équipement ont largement battu les prévisions de marché en juillet tandis que les livraisons de biens d’équipement de base restaient solides. Les ventes de maisons neuves restent solides et viennent s’ajouter à une série de bons chiffres dans le secteur du logement.

Au niveau sectoriel, le plongeon a été généralisé, certains secteurs défensifs ainsi que ceux liés au pétrole n’affichant qu’une légère surperformance.

  • Nous avons collecté des liquidités sur la première moitié du mois d’août, les marchés chutant à travers tous leurs supports techniques. En fin de mois, nous avons recommencé à investir, jugeant la correction exagérée. 
  • Au niveau sectoriel, nous avons élargi nos positions dans les technologies de l’information, l’énergie, l’industrie et les télécommunications. Les biens de consommation courante et la finance ont été source de liquidités. 
  • Nous avons entre autres renforcé ou pris des positions sur Brown-Forman, EOG et Occidental Petroleum. Nous avons réduit nos positions sur MetLife, JPMorgan et d’autres.
  • Nos principales positions actives sont Intercontinental Hotels, Visa, Occidental Petroleum et Ingersoll Rand. 
  • Le marché mondial de la santé a succombé au mouvement de vente généralisé des actions et a même légèrement sous-performé par rapport au reste du marché. La performance depuis le début de l’année reste excellente et nettement supérieure à celle du marché dans son ensemble. La baisse a été menée par les grands noms en biotechnologie et par le secteur dans son ensemble, sans publication de nouvelles spécifiques. A l’exception des compagnies américaines d’assurance santé qui se sont montrées plus résistantes, la baisse du secteur de la santé a été assez généralisée, touchant les entreprises de toute taille.
  • Dans la consommation discrétionnaire, les performances ont été raisonnables, grâce notamment à Amazon et au commerce de détail. L’automobile, l’hôtellerie et les produits de luxe sont à la traîne.
  • Nous conservons notre sous-pondération de l’industrie, les dépenses d’investissement restant mitigées. Le segment « B2C » s’est un peu mieux comporté. Nous avons des doutes sur toutes les valeurs agricoles.
  • Nous conservons une position neutre sur les matériaux, compte-tenu du nombre réduit de valeurs minières en dehors de l’Europe.
  • Tout le monde pensait que le secteur de consommation courante souffrirait de la chute des marchés émergents. Mais la plupart des entreprises américaines réalisent toujours une part importante de leur chiffre d’affaires sur leur marché intérieur, lequel affiche une croissance décente (Coca-Cola, Pepsico et sa division « snacking »).
  • Nous conservons notre position sur les télécommunications, axée principalement sur les grands noms du secteur comme AT&T et Verizon. Nous sommes également neutres sur les technologies de l’information, qui n’ont pas grand-chose pour séduire à l’heure actuelle.
  • Nous avons peu de convictions à l’heure actuelle et restons neutres sur plusieurs secteurs. La consommation américaine et la croissance des salaires sont toutes deux positives.