Les marchés boursiers européens ont terminé le mois avec peu de changements ; le Royaume-Uni enregistre une très légère surperformance et nous espérons que le pays sera en mesure de faire face aux conséquences du « Brexit ».

Durant la première partie de l'année, les actions européennes ont quelque peu baissé, pénalisées par les craintes d'un relèvement prochain des taux de la Fed. Le recul des cours pétroliers n'a pas non plus été favorable aux performances boursières. Les investisseurs, quant à eux, se sont montrés déçus par la décision de la BCE de maintenir inchangée l'ensemble de ses politiques. Plus tard dans le mois, les actions européennes sont parvenues à se redresser, la Fed ayant repoussé ses perspectives de taux et les cours du pétrole ayant rebondi à l'annonce d'une entente des membres de l'OPEP quant à une réduction de la production pétrolière.

Les actions des banques de la zone euro ont elles aussi été malmenées en raison de la vive baisse du cours de l'action de Deutsche Bank (DB). La banque allemande a subi un assaut de mauvaises nouvelles en provenance des États-Unis concernant une lourde amende, ce qui a entrainé un regain d'inquiétudes vis-à-vis de son bilan. DB, et les actions bancaires européennes plus généralement, ont toutefois réussi à remonter une partie de la pente et à limiter les dégâts suite à des informations laissant suggérer une entente avec le Ministère américain de la Justice.

En dépit de l'épisode du « Brexit », les actions britanniques se sont bien comportées au mois de septembre.

  • Le secteur du luxe entreprend un revirement de tendance, avec des valeurs comme Kering qui participent positivement à la performance de nos portefuilles. La « Golden Week » (semaine de vacances en Chine au cours de laquelle les citoyens voyagent et font des dépenses) est particulièrement prometteuse à cet égard.
  • Le segment de la santé, en particulier les entreprises pharmaceutiques, reste pénalisée par les inquiétudes entourant la campagne présidentielle américaine. Certaines d'entre elles se résoudront d'elles-mêmes à l'issue des élections, ce qui suggère que les valorisations sont plutôt intéressantes et nous incite à procéder à quelques investissements sélectifs.
  • Nous sous-pondérons toujours les services aux collectivités et les télécommunications en raison de leur sensibilité aux taux.
  • Le rebond des valeurs minières et pétrolières ne s'est pas révélé favorable à la performance d enos portefeuilles au cours du mois car nous y avions déjà pris nos bénéfices. Les matières premières poursuivent leur amélioration, soutenues par les actualités positives en Chine et parmi les pays de l'OPEP.
  • Le marché semble chercher à être davantage cyclique dans son ensemble, et c'est la raison pour laquelle nous nous tournons vers les marchés émergents.
  • Parmi les changements majeurs opérés au cours du mois : nous avons réduit notre exposition à l'immobilier (Unibail, Deutsche Wohnen), préférant les valeurs pétrolières et bancaires (sur une base particulièrement sélective, notamment dans la banque de détail, qui présente un important pouvoir de fixation des prix, comme par exemple avec KBC, Intesa ou encore BBVA). Malgré ces changements, nous conservons notre légère surpondération de l'immobilier.
  • Nous identifions deux phases distinctes : la phase « pré-élections » et la phase « post-élections ». Parallèlement, la volatilité devrait se renforcer.
  • Durant cette période, toute baisse significative pourrait constituer un point d'entrée, en particulier sur les valeurs cycliques.


* Allocation sectorielle ascendante