Les actions américaines ont fortement rebondi en octobre. Face au ton conciliant de la Fed, de la BCE et de la Banque populaire de Chine, les investisseurs ont acheté des actions de manière globale.

Le mois a débuté avec la publication de chiffres de l’emploi inférieurs aux prévisions , incitant les économistes à tempérer leurs attentes quant à un premier relèvement de taux cette année. Le compte rendu de septembre du FOMC laissait entendre qu’une « croissance supérieure à la tendance » était une condition préalable à un relèvement des taux. La faiblesse des données relatives aux emplois non agricoles s’est avérée particulièrement favorable aux marchés des actions. Plus tard durant le mois, le rebond s’est accentué à la suite des messages conciliants de la BCE et de la Banque populaire de Chine. Lors de sa réunion d’octobre, le FOMC s’est concentré sur les conditions susceptibles d’amener la Fed à relever la fourchette cible lors de sa prochaine réunion, en décembre. L’on ignore encore à ce stade si les chiffres aux États-Unis seront suffisamment robustes pour que la Fed entame un mouvement de hausse de taux avant la fin de l’année.

  • Le marché américain des actions reste difficile. Le marché B-to-C (des entreprises aux particuliers) paraît en bonne santé, mais le B-to-B (inter-entreprises) est à la traîne. Bien que la saison des résultats n’ait pas souri aux valeurs industrielles, les secteurs défensifs se sont mieux comportés. Toujours pas d’augmentation des dépenses d’investissement (capex) en vue.
  • Une hausse des taux pourrait être préjudiciable aux biens de consommation cycliques. Les achats de voitures ont atteint leur plus haut depuis plusieurs mois.
  • Nous pourrions revoir notre position sur le secteur financier en fonction du calendrier de la Fed.
  • Nous restons positifs sur les soins de santé mais ces derniers risquent d’être confrontés au débat sur le coût réel des médicaments jusqu’à l’issue des prochaines élections présidentielles américaines en 2016.
  • Les technologies de l’information ont été l’un des secteurs les plus performants en octobre. En moyenne, les actions du segment des logiciels ont mieux performé que celles des semi-conducteurs et du matériel et cela, en raison des réactions positives suite à la publication des résultats de deux géants du secteur - Microsoft et Google. Les opérations de fusions et acquisitions ont elles aussi contribué à la bonne performance du secteur (Dell-EMC, Western Digital-Sandisk, LAM Research-KLA Tencor, ...).
  • Dans les segments des services aux collectivités et des télécommunications, aucune bonne nouvelle en vue, aucune orientation ferme de la part des principaux acteurs américains, peu de valeur ajoutée et des prix sous pression.
  • En ce qui concerne les biens de consommation de base, la consommation américaine reste saine à la suite d’un certain redressement du pouvoir d’achat.
  • Nous avons renforcé nos positions dans les technologies de l’information et utilisé les biens de consommation cycliques comme source de cash. Nous avons accru ou initié des positions notamment sur Linear Technology, Facebook et Google et réduit notre exposition à Polaris Industries, Brown-Forman, Carnival Corp et Starwood.
  • Nos secteurs préférés restent, pour l’instant, les biens de consommation de base, les biens de consommation cycliques, les soins de santé et l’informatique.
  • Nos principales positions actives aux États-Unis sont : Occidental Petroleum, Pepsico, Citigroup, Johnson & Johnson et Ingersoll-Rand.
  • Le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour la croissance économique mondiale, qui étaient d’environ 3,1% pour 2015 et 3,6% pour 2016, mais les nouvelles estimations restent probablement trop optimistes. Il est cependant trop tôt pour parler d’un scénario de récession mondiale (les données macro demeurent vigoureuses tant aux États-Unis qu’en Europe).
  • Nous continuons de privilégier une orientation cyclique pour nos portefeuilles. Couplées à des taux d’intérêt bas, des prix raisonnables sur les marchés actions, une importante création de liquidités, des dividendes en hausse, des rachats d’actions et une intense activité sur le plan des opérations de fusions et acquisitions, les conditions restent favorables à la progression des marchés des actions.