Les marchés boursiers européens enregistrent une timide et relativement silencieuse hausse en août. A l'évidence, la période estivale a, comme chaque été, restreint les mouvements des marchés. Cela étant, le sentiment global des investisseurs en actions européennes s'est révélé plus positif qu'il ne l'a été ces derniers mois.
Les marchés boursiers européens ont rebondi, portés par les excellents chiffres de l'emploi aux États-Unis. En outre, la décision de la Banque d'Angleterre (BoE) d’assouplir encore sa politique a donné un coup de pouce supplémentaire aux marchés des actions en Europe, et pas seulement au Royaume-Uni. Les marchés ont par la suite connu une courte période de prises de bénéfices, les investisseurs ayant dû digérer les statistiques économiques européennes décevantes. Les actions européennes ont ensuite repris le chemin de la hausse, bien qu'à un rythme plus paisible, l'indice composite PMI de la zone euro s'étant révélé plus robuste que prévu et les résultats des entreprises plutôt raisonnables dans l'ensemble, ce qui n'a, de manière générale, pas affecté les marchés boursiers européens outre mesure.
- Nous restons neutres vis-à-vis des valeurs financières mais avons changé quelques-unes de nos positions dans les sous-secteurs.
- Nous sommes confiants à l'égard des banques, mais uniquement sur le segment de la banque de détail : KBC et ING au Benelux, majoritairement en raison de leur pouvoir de fixation des prix sur leurs marchés respectifs, ainsi qu'Intessa et BBVA en Europe du Sud grâce à leurs valorisations attrayantes.
- Nous avons allégé notre exposition au secteur de l'assurance car le contexte de taux ne cesse de détériorer la situation.
- Notre pondération est neutre sur les valeurs financières diversifiées. Le segment de la banque commerciale doit en effet revoir son modèle d'affaires car le contexte actuel n'est plus viable (règlementation, coûts).
- Nous restons, pour l'heure, également neutres vis-à-vis de la consommation discretionnaire, car le secteur nécessite une approche au cas par cas.
- Nous gardons une exposition positive sur le secteur de la santé, qui demeure un segment innovateur, et dont le potentiel de hausse est très important et les valorisations sont intéressantes. Si les élections présidentielles américaines à venir augmenteront la prime de risque, cette dernière devrait à nouveau diminuer facilement par la suite.
- Nous maintenons à l'heure actuelle notre opinion des biens de consommation de base, et la réévaluerons à la hausse dès la fin de rebond des valeurs cycliques.
- L'Europe devrait apporter de bonnes nouvelles ces prochains mois, car la région devrait surperformer les États-Unis. Les valorisations sont en effet aujourd'hui plus intéressantes sur le vieux Continent.
- En outre, les capitaux sont enfin de retour vers l'Europe ; la région génère plus de valeurs que les autres régions.

* Allocation sectorielle ascendante
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