STRATEGIE AMERICAINE

Les actions américaines ont fortement corrigé durant la première quinzaine du mois de janvier avant de regagner une partie du terrain perdu. Les investisseurs étaient encore occupés à analyser le premier relèvement de taux de la Fed intervenu en décembre. Ils étaient par ailleurs préoccupés par la santé globale de la reprise économique mondiale et plus particulièrement par le ralentissement de la croissance chinoise.

Les chiffres économiques américains publiés début janvier ne se sont guère montrés encourageants. En dépit de la solide croissance de l’emploi constatée aux États-Unis en décembre, d’autres chiffres économiques suggèrent de manière générale un essoufflement de l’élan économique fin 2015. La production industrielle et les expéditions de biens durables ont encore ralenti en décembre tandis que les enquêtes portant sur le secteur manufacturier de la région depuis le début 2016 montrent une poursuite de la détérioration. Les conditions financières se sont elles aussi détériorées.

Le marché a néanmoins rebondi durant la seconde quinzaine, regagnant ainsi une part du terrain perdu grâce aux commentaires accommodants de la Fed, de la BCE et de la Banque du Japon.

Globalement toutefois, l’examen de la volatilité et de la performance des marchés des actions en janvier a laissé les investisseurs sur leur faim.

  • Du point de vue sectoriel, nous avons tiré parti de la faiblesse des prix pétroliers pour accroître nos positions dans le secteur de l’énergie. Les grandes capitalisations résistent bien et les cours sont faibles. Le marché semble enclin à privilégier les valeurs cycliques.
  • Nous avons réduit notre exposition à l’industrie et aux technologies de l’information et avons commencé à prendre des bénéfices dans les biens de consommation de première nécessité afin de réinvestir dans la consommation discrétionnaire. L’industrie devrait bénéficier de la faiblesse des prix pétroliers. Néanmoins, les résultats ainsi que les révisions de ces derniers demeurent décevants.
  • Nous avons augmenté ou ouvert des positions, par exemple, sur Schlumberger, Nike et Starbucks, tout en réduisant notamment nos positions sur Waste Management, Ingersoll, Texas Instruments et Delta Airlines.
  • Nos plus importantes positions actives sont Alphabet, Occidental Petroleum et Medtronic.
  • Le FMI prévoit une croissance économique mondiale d’environ 3,4 % en 2016 et 3,6 % en 2017 : voilà qui paraît bien ambitieux au regard de l’environnement actuel. Bien qu’il soit encore trop tôt pour tabler sur un scénario de récession mondiale, sa probabilité, bien que faible, n’en augmente pas moins, ce qui explique notre approche plus défensive.
  • La faiblesse des taux d’intérêt, les valorisations raisonnables des marchés des actions, les importantes liquidités disponibles générées, l’augmentation des dividendes et les rachats d’actions, les opérations de fusions et acquisitions et les résultats raisonnablement décents observés au quatrième trimestre justifient toujours un scénario prudemment optimiste pour les marchés des actions.