Les actions européennes bénéficient toujours de fondamentaux positifs

Les marchés européens ont réalisé une excellente performance, qui a plus que compensé le recul enregistré en septembre. Octobre s’est avéré être l’un des meilleurs mois de ces dernières années.

Ce mouvement haussier s’explique principalement par l’anticipation du maintien de politiques accommodantes par les banques centrales.

Par ailleurs, les perspectives économiques moroses ne semblent pas être l’apanage des États-Unis ; l’Allemagne aussi a affiché des résultats étonnamment faibles sur le plan des exportations, alors que les importations chinoises ont reculé plus que prévu. Les investisseurs en actions en ont pris acte, entraînant une intensification des attentes concernant de nouvelles mesures de la part des banquiers centraux. Cela a eu pour effet d’accentuer davantage encore la hausse des marchés, car de telles mesures sont généralement favorables aux actifs à risque. Mario Draghi s’est exprimé en termes très accommodants, indiquant que le degré de conciliation de la politique monétaire serait revu durant la réunion de la BCE en décembre.

Parallèlement, la publication des résultats du 3è trimestre a débuté sur une note relativement modérée en Europe. Comme d’habitude, certains résultats ont agréablement surpris, tandis que d’autres ont déçu. Dans l’ensemble toutefois, les résultats n’ont pas déçu au point de renverser la tendance haussière. Les pays de la zone euro, Allemagne en tête, ont tiré leur épingle du jeu, tandis que le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et la Suisse ont sous-performé.

  • Nous avons accru le bêta dans nos principaux portefeuilles et nous exploiterons toute opportunité sur le marché pour renforcer nos positions cycliques.
  • En ce qui concerne les biens de consommation cycliques, nous avons relevé notre exposition à l’automobile en investissant dans BMW et Daimler. Nous avons accru notre position dans Intercontinental Hotels Group.
  • Le ratio risque/rendement demeure intéressant dans le secteur de l’énergie, et les bénéfices annoncés sont supérieurs aux prévisions.
  • Nous sommes pour l’instant neutres sur les biens de consommation de base (au moins pour les 3 prochains mois) et tenons compte de l’impact éventuel à court terme d’un relèvement des taux d’intérêt. Nous avons vendu SabMiller et réduit notre exposition à Nestlé, Unilever et Reckitt Benckiser.
  • Nous avons également, pour la même raison, allégé notre position sur la technologie, un secteur qui demeure vulnérable, avec peu de valeur ajoutée sans perspectives d’opérations de fusions et acquisitions et qui manque de sociétés innovantes.
  • Dans le secteur financier, les banques ont annoncé des résultats décevants (marges sous pression et réglementations pesantes). Nous procédons néanmoins à une sélection très minutieuse de titres dans ce segment et avons investi dans des institutions de qualité comme KBC et HSBC (pour son exposition aux taux d’intérêt américains). Nous restons positifs sur le segment de la gestion d’actifs (Azimut) et même si nous avons pris une partie de nos bénéfices sur l’immobilier (Unibail et Deutsche Wohnen), nous restons positifs envers cette classe d’actifs. Enfin, nous avons relevé notre exposition aux Assurances, via Prudential.
  • Nous avons encore réduit la pondération des services aux collectivités (National Grid).
  • Pas de changement dans les soins de santé. Du côté des valeurs industrielles, rares sont les perspectives positives vu l’absence de croissance dans ce secteur.
  • Nous sommes largement positifs envers les actions européennes et nous profiterons de toute rechute du marché pour consolider nos positions. Les marchés européens bénéficient toujours du soutien de fondamentaux robustes et de valorisations attrayantes.