Les actions américaines ont été très volatiles en janvier et, après plusieurs mouvements en dent de scie relativement prononcés, elles ont achevé le mois en légère baisse.

Lors de la première quinzaine, les investisseurs étaient assez prudents et toujours plus nombreux à craindre une déflation/récession. Ils redoutaient notamment des « chocs externes » (faible croissance mondiale, vigueur du dollar et chute des cours du pétrole) susceptibles de compromettre le scénario de croissance aux États-Unis. Le soulagement est venu dès lors que la BCE a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement.

La publication de faibles données économiques a ravivé les craintes quant à la pertinence du scénario de croissance aux États-Unis. L’estimation préliminaire du PIB au quatrième trimestre est ressortie à 2,6 % en rythme annualisé tandis que le consensus prévoyait 3 %.

Le communiqué publié dans le sillage de la réunion de la Fed de janvier était empreint d’optimisme quant à l’état de santé de l’économie américaine : les membres du comité ont constaté une amélioration sur le front de la croissance et de l’emploi et semblaient relativement sereins quant aux perspectives d’inflation.
En toute fin de mois, les cours du pétrole (et les titres dépendants) ont enregistré un vif rebond.

  • Les entreprises américaines (principalement les sociétés exportatrices) commencent tout juste à ressentir les effets du dollar fort. Quant aux entreprises du secteur de la consommation (aussi bien discrétionnaire que de base), elles bénéficieront de la faiblesse du pétrole. Toutefois, nous avons une nette préférence pour la consommation discrétionnaire au détriment de la consommation de base étant donné la nature cyclique de ce secteur.
  • D’un point de vue sectoriel, nous privilégions les entreprises étroitement corrélées à leur marché national.
  • Malgré la légère réduction de notre exposition au secteur des technologies de l’information, nous restons convaincus de son potentiel d’appréciation. Ce secteur a souffert de la publication de bénéfices et de perspectives inférieurs aux attentes en raison de la nette appréciation du dollar. Toutefois, après sa performance en janvier, l’impact de l’appréciation du dollar semble désormais intégré dans les cours.
  • Notre sélection de titres est centrée sur le rendement sur dividendes.
  • Si elle demeure positive, notre exposition au secteur des soins de santé a été quelque peu allégée en raison de la valorisation des grands laboratoires pharmaceutiques. Nous privilégions toujours le matériel médical via des titres comme Abbot.