Le marché américain a fait état d’une performance positive courant novembre (après conversion en euros). Ainsi, bien que sa performance ait été à la traine des marchés européen et japonais, elle s’est révélée meilleure que celle des marchés émergents. Malgré tout, les actions américaines ont connu un mois plutôt difficile.
Les premiers jours du mois de novembre ont vu les indices boursiers américains poursuivre leur élan haussier, le regain de l’appétence pour le risque ayant été dopé par de bonnes statistiques économiques. Cet optimisme s’est quelque peu inversé la semaine suivante. Le dollar américain s’est apprécié, face à l’euro notamment, à la faveur d’anticipations plus généralisées concernant un relèvement imminent des taux américains. Ce scénario a été mal accueilli car un tel mouvement était considéré comme susceptible de pénaliser les sociétés exportatrices américaines. Cette légère phase de consolidation a été aggravée par les données économiques en dehors des États-Unis, qui sont apparues en demi-teinte.
Fort heureusement, le marché américain a su dissiper ces craintes assez rapidement. Il a repris son mouvement haussier au cours de la troisième semaine du mois de novembre et a compensé la quasi-totalité des pertes essuyées la semaine précédente. Ce revirement est principalement imputable à la publication du communiqué de la réunion du FOMC, qui faisait clairement mention d’une hausse des taux.
- Dopée par l’actuelle hausse des salaires, l’économie américaine semble de nouveau sur la bonne voie. Si le segment du B to C reste en bonne santé, le B to B patine.
- Les investisseurs recherchent uniquement des titres de qualité et nous sommes donc confrontés à une situation où les entreprises de qualité sont onéreuses et où toutes les autres valeurs s’avèrent très volatiles et réactives à de quelconques micro-annonces de marché.
- Par rapport à la fin octobre, nous avons fortement renforcé nos positions sur les actifs américains.
- Compte tenu de la situation macroéconomique, nous avons principalement augmenté nos participations dans l’informatique et, dans une moindre mesure, les valeurs financières.
- En raison du niveau actuel des prix du pétrole, nous avons réduit nos participations dans l’énergie.
- D’un point de vue sectoriel, nous restons optimistes quant aux soins de santé malgré le risque politique actuel qui continue de planer sur le secteur.
- Dans la consommation discrétionnaire, le segment automobile semble avoir atteint le haut du cycle. Bien que les hôtels et produits de luxe fassent les frais de ventes atones, Amazon tire l’ensemble du secteur à la hausse.
- En ce qui concerne les valeurs financières, nous sommes confiants à l’égard des grandes enseignes américaines car elles sont moins exposées aux difficultés des secteurs de l’énergie que des banques plus régionales (plusieurs entreprises d’exploration et de production pétrolière américaines de petite, moyenne et grande capitalisation ont en effet des liens de crédit avec des sociétés financières régionales).
- Les dépenses de capital étant toujours poussives, nous nous maintenons à l’écart des valeurs industrielles et du secteur des matériaux.
- Dans nos portefeuilles, nous avons renforcé ou initié des participations dans, entre autres, Estée Lauder, JP Morgan, Waste Management, Texas Instruments, Alphabet, Visa et Citi, et allégé des positions comme Priceline et Starwood.
- Nos principales positions actives sont Citigroup, Estée Lauder, Johnson & Johnson, Ingersoll Rand, Pepsico et Stanley Black & Decker.
- Les perspectives de croissance économique mondiale du FMI ont récemment été revues à la baisse (de près de 3,1 % en 2015 et 3,6 % en 2016) mais demeurent vraisemblablement encore un peu trop élevées. Cependant, il est encore trop tôt pour privilégier un scénario de récession mondiale (les données macroéconomiques américaines et européennes sont toujours solides).
- Nous continuons de penser que nos portefeuilles doivent être orientés de manière cyclique. Conjugués à de faibles taux d’intérêt, des marchés boursiers affichant des cours raisonnables, une forte génération de flux de trésorerie disponibles, des dividendes croissants, des rachats d’actions et une importante activité de fusions et acquisitions, tous les ingrédients d’une appréciation des marchés boursiers sont toujours réunis.
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