Les marchés européens ont terminé le mois d’avril quasiment inchangés. Cette pause n’était pas complètement inattendue après les solides progressions enregistrées sur le premier trimestre.
La chute des rendements des obligations d’État de la zone euro résultant du programme de rachat d’actifs de la BCE a contribué à propulser les indices boursiers européens vers le haut sur la première moitié du mois. De plus, le début de la saison des résultats n’est pas venu gâcher la fête, bien au contraire, les entreprises affichant dans l’ensemble des résultats encourageants jusqu’à présent.
Les marchés européens ont piqué du nez en fin de mois, de nombreux facteurs expliquant ce retournement. Certains éléments qui avaient alimenté l’espoir d’un solide rebond des bénéfices des entreprises européennes se sont ainsi inversés. L’euro a regagné du terrain, finissant le mois proche de 1,12. Les problèmes géopolitiques (Grèce, élections britannique) ont également refait surface et incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices.
- La saison des résultats a été positive en Europe et meilleure qu’aux États-Unis. Les secteurs qui affichent la meilleure performance sont les secteurs cycliques. La croissance du BPA est plus intéressante dans la zone euro, la Grande-Bretagne restant à la traîne du reste du continent.
- La vigueur du dollar a un impact majeur sur le secteur de la santé, tandis que la faiblesse des taux d’intérêt dans toute l’Europe reste favorable à l’immobilier et encourage les opérations de fusions et acquisitions (voir les discussions entre Delhaize et Ahold par exemple).
- Nous restons dans l’ensemble plutôt neutres sur l’ensemble des secteurs, en raison d’un environnement justifiant une approche sélective des valeurs.
- En ce qui concerne nos principaux paris thématiques, nous restons positifs sur l’immobilier, les produits d'entretien et de soins personnels, l’alimentation et les boissons et la technologie et très négatifs sur les télécoms et les services aux collectivités.
- Dans la technologie, nous avons éliminé certains acteurs de niche et avons réduit dans la finance certaines lignes bancaires alors que HSBC était le moteur du secteur ces dernières semaines. Nos principales préférences vont vers Lloyds, KBC et Intesa San Paolo.
- Dans l’industrie, la saison des résultats s’est avérée décevante (Schneider et Legrand affichant une croissance négative).
- Nous avons conservé notre position négative sur les services aux collectivités. Le secteur continue de se heurter à des problèmes réglementaires et souffre d’un déficit de croissance.

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