ESSENTIELLE À LA RECHERCHE D’ALPHA POUR LES ACTIONS EUROPÉENNES.


Le mois de décembre a été du même tonneau que les mois précédents pour les marchés européens, qui ont dévissé avant d’enregistrer un vif rebond.

 

Les actions ont souffert du regain d’aversion au risque observé au cours de la première quinzaine du mois. Cette situation est survenue au moment même où la dégringolade du cours du pétrole commençait à peser sur les perspectives de croissance, pénalisant non seulement les actions européennes, mais l’ensemble des actifs risqués : les marchés du crédit ont connu, entre autres, un accroissement notable des spreads et un pic de volatilité. La révision à la baisse par la BCE des prévisions de croissance du PIB et d’inflation n’a pas non plus contribué à rassurer les investisseurs.

Néanmoins, ces craintes se sont atténuées dans la seconde quinzaine du mois. Un regain d’appétence pour le risque est intervenu à l’échelle mondiale à mesure que le spectre d'un défaut de la Russie et les tensions sur les obligations d'entreprises du secteur énergétique s’amenuisaient. Divers commentaires de responsables de la BCE ont également amené les investisseurs à espérer à nouveau la mise en place d’un programme de rachat d’obligations souveraines début 2015.

  • Dans nos portefeuilles, nous maintenons un équilibre entre les valeurs de croissance de qualité d’une part et les valeurs cycliques génératrices de revenus d’autre part.
  • D’un point de vue structurel, nous conservons un positionnement long sur l’immobilier (Unibail) et court sur les banques et l’assurance. En effet, à l’heure actuelle, nous n’entrevoyons pas encore de signes de rentabilité chez les assureurs européens.
  • Notre deuxième orientation principale concerne les entreprises exportatrices exposées au dollar au détriment des entreprises tournées vers leur marché national.
  • Concernant l’allocation de nos portefeuilles, nous gardons un biais positif sur les produits de luxe et avons légèrement réduit notre exposition au secteur automobile.
  • Par ailleurs, nous avons allégé nos positions sur les soins de santé compte tenu du manque de visibilité que présente actuellement ce secteur.
  • Dans le segment de la consommation de base, nous sommes moins enthousiastes à l’égard de la distribution alimentaire compte tenu de son faible pouvoir de fixation des prix. Par exemple, il existe un problème structurel au Royaume-Uni, où des sociétés telles que Tesco doivent faire face à une concurrence sévère de la part de distributeurs low-cost comme Aldi et Lidl. Pour cette raison, nous privilégions à l’heure actuelle les producteurs alimentaires ainsi que le segments des produits domestiques et de soins (Reckitt Benckiser and Beiersdorf).
  • Nous avons réduit notre position courte sur l’énergie (Total et Statoil), puis acheté quelques sociétés minières (notamment BHP Billiton).
  • Nous restons positifs sur le segment de la technologie, mais uniquement sur les acteurs de niche.
  • Globalement, notre exposition aux petites et moyennes capitalisations de qualité telles que Viscofan (valorisation intéressante et croissance saine et structurelle) et Corian a été renforcée.
  • Notre exposition aux devises est entièrement couverte (notamment la livre sterling) et nous avons augmenté le bêta à près de 1 dans la plupart de nos portefeuilles.
  • Dans ce contexte, et compte tenu des faibles perspectives de croissance, les entreprises dans lesquelles nous investissons, qui présentent une croissance évidente quasi indépendante du contexte macro-économique, continueront de surperformer le marché.