Le vote en faveur du « Brexit » a surpris le marché en juin. Les indices européens ont brusquement chuté. L’indice britannique a progressé sous l’impact de la forte dépréciation de la livre sterling et du fait qu’il est composé en grande partie de sociétés multinationales dont les revenus sont libellés en dollars américains, euros ou autres devises. Les taux à long terme ont eux aussi fortement chuté, le rendement du Bund allemand à 10 ans s’établissant en territoire négatif à -0,2 %. À l’échelle sectorielle, les banques, les assureurs et d’autres gestionnaires d’actifs se sont retrouvés sous pression. En revanche, les multinationales des secteurs de la santé et des produits de consommation de base ont enregistré de solides performances, tant en termes relatifs qu’absolus. Il en est de même des secteurs ayant bénéficié de l’influence positive des faibles taux à long terme, à savoir l’immobilier et les services aux collectivités.

  • Nous avons décidé de maintenir notre parti pris défensif au sein de nos fonds d’actions européennes. Un regain de volatilité pourrait se manifester durant l’été sur les marchés d’actions compte tenu des négociations concernant le Brexit et des incertitudes liées au secteur bancaire italien et au référendum constitutionnel italien.
  • En termes de styles d’investissement, nous avons considérablement accru nos participations aux entreprises affichant une croissance structurelle au détriment des valeurs cycliques et financières.
  • Nous avons choisi de réduire notre exposition aux biens de consommation durables et aux vêtements (produits de luxe) afin de réduire la cyclicité de la consommation à l’échelle mondiale.
  • Nous restons neutres vis-à-vis du secteur bancaire. Même si ce secteur semble attrayant, si l’on tient compte des différents multiples de valorisation, il reste confronté à des pressions réglementaires, tandis que les marges sont en baisse dans un environnement à faible rendement et que les bénéfices sont revus à la baisse. Par ailleurs, le test de résistance mené fin juillet est susceptible d’accroître la volatilité qui règne au sein du secteur. Les banques italiennes, en particulier, paraissent fragiles.