Les marchés actions européens ont progressé en juillet et ont rapidement oublié la mauvaise surprise du vote britannique. Un tel mouvement à la hausse a certes de quoi étonner si peu de temps après le référendum britannique. Le redressement est néanmoins limité et s’explique par plusieurs facteurs.

Tout d’abord, il s’inscrit directement dans la continuité de la tendance haussière (bien que limitée elle aussi) observée durant les derniers jours de juin, une fois passées les premières frayeurs suscitées par la sortie britannique. Les investisseurs ont alors pris le parti de croire que les banques centrales et les gouvernements allaient prendre des mesures accommodantes afin de contrer autant que possible l’influence négative du choix britannique.

Ensuite, la désignation rapide de Theresa May au poste de Premier ministre par le Royaume-Uni a levé certaines incertitudes qui auraient pu tourmenter les marchés actions.

Enfin, les données économiques publiées en juillet indiquent pour la plus grande part une croissance mondiale largement satisfaisante. Ceci ne signifie toutefois pas que tous les indicateurs sont positifs. Néanmoins, les quelques chiffres qui ont déçu n’ont pas suffi à décourager l’embellie sur les marchés actions européens, en particulier alors que la BCE maintenait des taux directeurs inchangés et réaffirmait ses prévisions en la matière, à savoir le maintien de taux d’intérêt faibles durant une certaine période.

De plus, la saison de publication des résultats des entreprises européennes s’est révélée favorable en juillet, les déceptions devenues habituelles (par exemple, dans le secteur bancaire) ayant été compensées par l’actualité positive, par exemple, dans le secteur des produits de luxe. Même la saga des banques italiennes, qui supportent le poids d'importantes créances douteuses, n’est pas parvenue à déstabiliser le marché de manière significative, puisqu’une lueur d’espoir est apparue avec une éventuelle solution « coute que coûte ».

  • Nous avons décidé de progressivement réinvestir les liquidités de nos portefeuilles, à présent que le référendum britannique est derrière nous et que le marché dans son ensemble a orchestré un rebond durant le mois de juillet.
  • Nous avons intensifié notre recherche de qualité et d’entreprises cycliques.
  • Nous avons également renforcé notre biais en faveur des technologies, plus particulièrement les fournisseurs de logiciels (SAP - croissance accrue des offres sur le Cloud et des services). Nous demeurons également positifs sur des entreprises de qualité telles que Halma et Hexagon.
  • Nous avons pris une nouvelle position sur Assa Abbloy, une entreprise de qualité spécialisée dans les serrures et verrous électriques et autres dispositifs de sécurité, dont les objectifs de croissance sont relativement solides. La croissance structurelle est actuellement de 4 à 5 % et la société jouit de marges élevées et stables, qui reflètent son solide positionnement en termes d’image et résultent également des récents efforts de restructuration consentis.
  • Nous avons également renforcé nos positions sur les titres cycliques tels que Ryanair, ainsi que dans les segments bancaire et automobile.
  • Dans le secteur financier, nous avons maintenu une position vendeuse sur le secteur de l’assurance et une position acheteuse sur l’immobilier, tout en pondérant la banque de détail. Nous avons fait l’acquisition de valeurs de qualité dans le Benelux avec ING et KBC, qui possèdent toutes deux d’importantes parts sur leurs marchés respectifs et jouissent de bonnes perspectives de croissance. Les valorisations sont par ailleurs attractives.
  • Dans la consommation discrétionnaire, bien que nous restions généralement neutres, nous avons renforcé notre allocation à BMW. Cette entreprise de qualité est relativement bon marché, possède un bon profil cyclique et d’excellentes perspectives de croissance.
  • Nous restons également positifs sur la santé et les matériaux, avec toutefois une approche au cas par cas.
  • Nous demeurons neutres sur les biens de consommation de première nécessité, où les résultats se sont montrés corrects.
  • Notre position vendeuse sur les télécommunications et les services aux collectivités commence à porter ses fruits.
  • Notre stratégie est centrée sur les entreprises qui devraient surperformer le consensus durant les prochains trimestres, ou à tout le moins faire jeu égal avec ce dernier. Ce sont précisément ces entreprises qui seront prisées par les investisseurs. Elles vont donc voir leur prime de risque diminuer.
  • Notre stratégie devrait par conséquent pouvoir progresser en termes absolus, étant donné les primes historiquement élevées des actions européennes.