Les actions américaines n'ont que légèrement reculé en décembre, et ont surperformé leurs homologues européennes et japonaises. L'événement phare du mois a de loin été le premier relèvement de taux de la Fed depuis juin 2006. Les investisseurs ont naturellement été soulagés du scénario idéal adopté par la Fed (ni trop ni trop peu) car cette décision confirme que l'économie américaine est suffisamment solide pour justifier un tel relèvement et indique que la Fed envisage une hausse très modérée en 2016. 

Un autre facteur clé pour le marché américain, en décembre, a été le recul continu des prix pétroliers, qui s'est trouvé encore renforcé lorsqu'il est devenu évident que les membres de l'OPEP avaient abandonné les quotas de production pour se concentrer sur la protection de leurs parts de marché respectives. Les actions du secteur de l'énergie ont de loin réalisé les moins bonnes performances et ont le plus pesé sur l'indice. D'autre part, les secteurs avidesen pétrole et les secteurs défensifs se sont mieux comportés voire ont progressé.

L'année 2015 n'a pas été favorable aux actions américaines en devise locale : celles-ci ont terminé l'année sur un quasi statu quo. Toutefois, grâce à l'appréciation du dollar, les investisseurs européens non couverts en devises ont obtenu de bonnes performances via leur exposition aux actions américaines.

  • Comme pour les mois précédents, les segments B2C se sont mieux comportés que les segments B2B.
  • La croissance prévisionnelle ne laissant pas entrevoir d'autres améliorations, nous n'avons opéré aucun changement majeur.
  • Du point de vue sectoriel, nous avons renforcé notre surpondération des biens de consommation de base tout en réduisant légèrement notre exposition au secteur financier à l'issue du relèvement de taux de la Fed.
  • Nous avons renforcé ou initié des positions, notamment sur Nike, Microsoft et McDonalds, tout en réduisant notamment les positions sur Citigroup, AIA et JP Morgan.
  • Actuellement, nos surpondérations les plus importantes se situent dans les biens de consommation de base, la santé et les technologies de l'information. Nos plus importantes positions actives sont Johnson & Johnson, Stanley Black & Decker, Occidental Petroleum et Pepsico.
  • Nous continuons de penser que nos portefeuilles doivent être orientés de manière cyclique. Conjugués à de faibles taux d’intérêt, des marchés boursiers affichant des cours raisonnables, une forte génération de flux de trésorerie disponibles, des dividendes croissants, des rachats d’actions et une importante activité de fusions et acquisitions, tous les ingrédients d’une appréciation des marchés boursiers sont toujours réunis. Les résultats du quatrième trimestre devraient permettre d'y voir plus clair quant à l'état de santé de l'économie.