A l’instar de pratiquement tous les principaux marchés, les États-Unis ont connu un mois de décembre turbulent, marqué par un effondrement les quinze premiers jours et une relance graduelle dans la deuxième quinzaine.
Pourtant, les données économiques américaines ont continué de refléter une expansion soutenue. Le seuil des 300 000 créations d’emplois a été dépassé pour la première fois depuis janvier 2012. En parallèle, le moral des ménages en décembre et les ventes au détail en novembre ont été meilleurs que prévu.
Malgré tout, ces facteurs n’ont pas été suffisants pour protéger les marchés américains face à un soudain regain d’aversion au risque dans le monde entier. La croissance poussive dans d’autres régions, la récente appréciation du dollar, la chute des cours du pétrole et l’impact direct des événements à l'étranger sur les taux d’intérêt américains à long terme sont autant de facteurs qui ont alimenté les craintes entourant l’économie américaine et les perspectives de politique monétaire.
Par chance pour les marchés américains, une lueur d’espoir a resurgi en milieu de mois après la publication d’un communiqué plus conciliant que prévu par le FOMC. De même, le bon niveau du PIB au troisième trimestre 2014 a soutenu davantage les actions américaines.
  • Les entreprises américaines (principalement les sociétés exportatrices) commencent tout juste à ressentir les effets du dollar fort. Quant aux entreprises du secteur de la consommation (aussi bien discrétionnaire que de base), elles bénéficieront de la faiblesse du pétrole.
  • D’un point de vue sectoriel, nous privilégions les entreprises dont l’activité est fortement axée sur le marché intérieur. Nous commençons à nourrir des doutes quant au secteur des technologies de l'information ; en effet, s’il est moins impacté par la vigueur du dollar, la sélection des actions devient plus difficile.
  • Dans le sillage de la sous-performance spectaculaire de l’énergie, nous avons commencé à renforcer notre exposition envers ce secteur, et avons parallèlement pris quelques bénéfices sur nos positions dans le domaine des soins de santé et de la consommation de base.
  • Les valorisations des actions du secteur des soins de santé demeurent attrayantes, à l’exception des grandes valeurs pharmaceutiques qui dépendent de l’évolution de leur pipeline. Nous conservons néanmoins un positionnement positif sur ce segment.
  • Nous avons noué ou renforcé des positions, entre autres, sur Halliburton, Intercontinental et Micron Technology, et allégé celles sur 3M, Pepsico et Oracle.