23 JANV.

2018

Revenus fixes , Thèmes

Stratégie dette émergente

Toujours une surpondération du crédit, soutenu par les réformes et les exportateurs d'énergie.

Les risques externes aux marchés émergents restent élevés au début de cette année, les inquiétudes concernant la normalisation de la politique monétaire et la réforme fiscale américaines de même que les renégociations sur l’ALENA étant réapparues. Alors que nous continuons d'attendre une normalisation de la politique monétaire de la Fed communiquée de façon méthodique, la forte augmentation des rendements des bons du Trésor américain représente un risque, étant donné que le sentiment du marché n'est pas entièrement inclus dans les trois hausses de taux signalées par la Fed. Les risques propres aux marchés émergents, notamment les élections au Brésil et au Mexique, la renégociation de l'ALENA, la transition politique en Afrique du Sud, la détérioration des relations entre la Turquie et l'OTAN, une plus grande instabilité au Moyen-Orient risquent de perturber ces marchés. De même, le processus complexe de restructuration au Venezuela peut introduire plus d’incertitudes, bien que nous que pensons que la contagion au reste de la catégorie d'actifs soit limitée. La reprise de la croissance des marchés émergents est désormais plus généralisée et devrait s'étendre en raison de la reprise du commerce mondial, du raffermissement des matières premières et de la stabilité de la demande chinoise, mais elle a été contrebalancée par les inquiétudes suscitées par l'impact de la politique américaine sur les marchés émergents. Dans l'ensemble, notre valorisation top-down est donc devenue plus neutre.

Cependant, nous conservons bien une surpondération sur la dette en devises fortes, nous sommes favorables aux exportateurs de matières premières (Angola, Équateur, Irak, Kazakhstan) et aux cas particuliers de réévaluation comme l'Argentine, l'Ukraine, l’Égypte et le Ghana.

Nos sous-pondérations concernent les émissions sensibles aux taux des bons du trésor américains avec des valorisations étroites comme le Panama, le Pérou, le Chili, l'Uruguay, les Philippines et la Pologne.

 

Position neutre sur les taux d’intérêt locaux Les marchés sélectionnés à rendements élevés sont toujours attrayants

La plupart des marchés émergents sont devenus attentifs au thème de la désinflation, illustrée par moins d'écarts de production négatifs et par le rebond des prix de l'énergie lesquels devraient exercer une pression à la hausse sur les prix. Toutefois, le différentiel élevé de taux d’intérêts réels par rapport aux États-Unis devrait continuer à favoriser les durations locales. Nous avons donc une une position neutre. Nous continuons de percevoir de la valeur dans les taux des marchés émergents, et nous continuons de surpondérer certains titres à haut rendement soutenus par des taux réels élevés et une dynamique constructive de désinflation (Brésil, Colombie, Russie), bien que nous ayons réduit nos surpondérations et que nous cherchions à revenir à de meilleurs niveaux. Nous sommes sous-pondérés sur les marchés des taux locaux à faible rendement en Asie et dans les pays de l'Europe centrale et orientale (PECO), comme la Thaïlande (sous-performance attendue des pays à faible rendement) et la République tchèque (suite au resserrement par la CNB (Czech National Bank)).