22 AOÛT

2017

Revenus fixes , Thèmes

Surpondération des pays générant des rendements élevés

STRATEGIE MARCHES EMERGENTS

 

Surpondération des pays générant des rendements élevés et sous-pondération des actifs sensible aux bons du Trésor US

Les risques externes qui pèsent sur les marchés émergents se sont progressivement apaisés depuis le début de l'année grâce à l’apaisement des incertitudes politiques sur les marchés développés. En effet, en Europe, les élections se sont soldées par la victoire de candidats favorables aux marchés et les politiques américaines ne se focalisent jusqu’à présent pas sur des mesures commerciales protectionnistes extrêmes. Conformément aux anticipations, la Réserve fédérale a relevé son taux directeur aux mois de mars et de juin et fait part de son intention de réduire progressivement son bilan. En dépit de quelques pics de volatilité dans le courant du mois, qui reflètent le retour d'une approche moins conciliante de la Banque centrale, les bons du Trésor américains à 10 ans semblent pour l’heure enracinés par des taux de croissance et d'inflation limités aux États-Unis. Comme pour les six premiers mois de l’année, la croissance des marchés émergents n’est plus supérieure aux anticipations, bien qu’elle reste solide et continue de jouer en faveur d’un redressement généralisé à l’échelle mondiale – ce qui constitue toujours un facteur positif pour les fondamentaux de ces régions.

Nous conservons une sous-pondération de la dette libellée en devise forte et maintenons notre biais positif à l'égard des exportateurs de matières premières présentant des valorisations attractives (Angola, Azerbaïdjan, Équateur) ainsi que de certains pays en voie d’amélioration tels que l’Argentine, l’Ukraine, l’Égypte et le Ghana. Nous privilégions en outre le crédit de l’Europe de l’Est, dont les valorisations nous semblent intéressantes (Bulgarie et Monténégro, notamment).

Nous sous-pondérons le crédit sensible aux bons du Trésor américains et dont les valorisations sont tendues, notamment le Panama, le Pérou, le Chili, l’Uruguay, les Philippines et la Pologne. Nous sous-pondérons en outre l’Afrique du Sud, qui est actuellement pénalisé par des valorisations tendues, une transition politique compliquée, des risques d’abaissement de sa note, un ajustement budgétaire insuffisant et une faible croissance.

Taux locaux : une approche sélective pour une classe d'actifs toujours attrayante

Les titres en devises locales continueront de bénéficier de la désinflation des pays émergents et des politiques accommodantes des banques centrales des marchés émergents, bien que les cycles d'assouplissement pourraient se révéler plus courts que prévu en raison de la normalisation de la politique monétaire de la Fed. Le redressement des marchés émergents devrait lui aussi se poursuivre dans la mesure où un certain nombre de ces pays n’ont toujours pas atteint leur potentiel de croissance estimé. Les titres en devises locales présentent encore de la valeur à nos yeux et nous maintenons notre surpondération de certains pays générant de hauts rendements, à l’instar du Brésil, de la Colombie, de l’Indonésie et de la Russie. Nous conservons par ailleurs notre surpondération des pays à bêta intermédiaires comme l’Afrique du Sud (croissance modérée et désinflation) et le Mexique (fin du cycle de relèvement des taux et prime de risque politique qui pourrait être corrigée à court terme en raison des effets négatifs limités politiques américaines).

 

À l’inverse, nous sous-pondérons les taux locaux peu générateurs de rendements en Asie et au sein des PECO, tels que la Malaisie (valorisations limitées) et la Hongrie (où les pressions inflationnistes s'intensifieront dans la seconde partie de l’année 2017).