23 MARS

2018

Revenus fixes , Thèmes

Nous sommes toujours en faveur des financières

Stratégie obligations d'entreprises

Nous conservons notre surpondération du secteur financier face au secteur non financier, qui bénéficie actuellement de meilleurs fondamentaux et de valorisations relativement attractives (bien que les spreads se resserrant rapidement restent à de faibles niveaux).

Le secteur de la finance bénéficie également de l'amélioration des réserves de fonds propres (et de la qualité des actifs), de meilleures marges (grâce à la hausse des taux d'intérêt) et d’un paysage règlementaire favorable. En outre, les résultats du quatrième trimestre ont confirmé la solidité du bilan des banques.

Dans le secteur financier, les obligations convertibles conditionnelles (Cocos) restent notre instrument de prédilection, bénéficiant du redressement des résultats, d'une duration plus courte et d'une corrélation plus faible avec les bons du Trésor américains.

 

Obligations convertibles

Dans le contexte actuel de forte expansion économique, les actions sont favorisées à la hausse par rapport au crédit.

Cet environnement, associé à des niveaux de spreads étroits dans l'environnement Investment Grade et High Yied, nous incite à garder une opinion positive sur les obligations convertibles, qui restent une source intéressante de diversification.

 

Avec plus de risque spécifique aux États-Unis, nous  donnons la préférence aux marchés émergents

Le risque spécifique a augmenté aux États-Unis, car les mesures de relance budgétaire favorisent toujours les actionnaires par rapport aux détenteurs d'obligations et ont accru l'écart entre les émetteurs. En outre, si les effets des tarifs douaniers décrétés par Donald Trump sur l'acier et de l'aluminium sont équilibrés entre les producteurs et les fabricants, ils ont accru la dispersion des émetteurs, et certains secteurs sont confrontés à des défis de croissance à long terme. Dans l'ensemble, la sélectivité sera un facteur clé.

Dans ce contexte de volatilité accrue des marchés et de craintes liées aux émissions, nous pensons que les écarts devraient continuer de s'élargir. Comme sur les valorisations du crédit américain restent étroites, nous maintenons une sous-pondération sur cette classe d'actifs.

En revanche, nous préférons mettre l'accent sur la dette émergente, les fondamentaux, appuyés par une croissance mondiale forte et une stabilité des prix des matières premières, demeurant solides.