26 AVR.

2018

Fixed Income , Asset Class

Nous continuons de surpondérer les obligations d’entreprise

Stratégie obligations émergentes

Les risques exogènes qui pèsent sur les marchés émergents restaient importants en cette première partie d'année 2018 mais, jusqu’à présent, les risques liés à la normalisation de la politique monétaire de la Fed et à la politique de relance budgétaire ont été compensés par la reprise synchronisée de la croissance mondiale, par la bonne performance des matières premières et par le regain d’appétit des investisseurs à l’égard des actifs risqués. L’accélération de la croissance des marchés émergents, le risque limité d'un ralentissement de l’économie chinoise et l’amélioration des fondamentaux sont autant de facteurs qui étayent notre argumentaire en faveur de la dette émergente. Cette classe d’actifs affiche toujours des valorisations absolues tendues mais ces dernières demeurent attractives par rapport à celles des obligations d'entreprises américaines. Après une période décevante entre 2013 et 2015, la classe d'actifs a bénéficié de flux historiques en 2017. Nous pensons que cette forte collecte se poursuivra en 2018.

Nous continuons à surpondérer la dette libellée en devise forte et sommes optimistes vis-à-vis des exportateurs de matières premières comme l’Angola, l'Équateur, le Kazakhstan, le Nigeria, Petrobras (Brésil) et Pemex (Mexique). Nous conservons également une exposition aux pays dotés de catalyseurs idiosyncratiques (hautement rémunérateurs et réformateurs) comme l’Argentine, l’Ukraine et l’Egypte. Nous avons ouvert une position sur la dette du Kenya sur fond d'atténuation des risques politiques après que le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle a accepté l’issue du scrutin, ce qui s’est traduit par une forte baisse de la prime de risque sur la dette du pays.

Nous sous-pondérons les obligations d’entreprises survalorisées sensibles aux taux des bons du Trésor telles que les obligations d’entreprises panaméennes, péruviennes, chinoises, uruguayennes et philippines.

 

Surpondération des taux locaux, certains taux locaux hautement rémunérateurs restent attractifs

Le thème de la désinflation n’est plus d’actualité dans les marchés émergents peu rémunérateurs, car le resserrement des écarts de production et le rebond des prix de l’énergie devraient pousser les prix à la hausse. Cela étant, le différentiel de taux réel élevé par rapport aux États-Unis devrait continuer à jouer en faveur de la duration locale dans les pays à rendement plus élevé, dans un contexte d’inflation modérée avec un éventuel assouplissement de la politique monétaire de la banque centrale. Nous surpondérons les obligations hautement rémunératrices par rapport aux obligations faiblement rémunératrices.

Nous surpondérons notamment certains titres hautement rémunérateurs soutenus par des taux réels élevés par une évolution favorable en matière de désinflation (Brésil, Russie). Nous avons renforcé notre exposition globale aux taux émergents hautement rémunérateurs par le biais de nouvelles positions sur les taux colombiens, mexicains et uruguayens. Nous privilégions également les taux sud-africains, qui bénéficient de l’issue favorable du scrutin électoral et d'une inflation plus lente que prévu. Nous sous-pondérons les taux locaux asiatiques peu rémunérateurs (Thaïlande et Malaisie), ainsi que les taux locaux peu rémunérateurs d’Europe centrale (Pologne, Hongrie et Roumanie).