22 AOÛT

2017

Revenus fixes , Stratégies d'investissement mensuelles , Thèmes

Position acheteuse sur la couronne suédoise et la couronne norvégienne

STRATEGIE DEVISES

Position acheteuse sur la couronne suédoise et la couronne norvégienne.

Dans l’ensemble, sur la base des facteurs techniques, le cadre d’analyse est défavorable à l’euro face à certaines autres devises (couronne suédoise et yen, notamment), et il est moins positif face au dollar qu'il ne l’était récemment. La Suède est bien engagée dans une phase d’expansion et les conditions économiques s'améliorent en Norvège, ce qui pourrait jeter les bases d’une intervention monétaire. Conformément à nos modèles de valorisation, nous restons négatifs à l’égard du dollar. Le yen japonais conserve son statut de valeur refuge malgré une hausse de la volatilité.

Si les différentiels de taux restent pénalisants, le yen semble attractif (sur la base de nos analyses à long terme). Dans l’environnement actuel marqué par des incertitudes géopolitiques et la montée des tensions avec la Corée du Nord, le yen demeure une valeur refuge attractive et un actif diversifiant.

 

Marchés émergents : surpondération des devises liées aux matières premières vs. sous-pondération des devises asiatiques à faibles rendements

Les devises des marchés émergents ont rebondi depuis le début de l'année, portées par de solides dynamiques de croissance dans ces régions ainsi que par une belle croissance harmonisée à l'échelon mondial (touchant jusqu’à la zone euro et le Japon). Cette tendance devrait selon nous se poursuivre en dépit de certains pics de volatilité qui devraient survenir lors du processus de normalisation des politiques monétaires et des réductions de bilan des banques centrales des marchés stratégiques tels que les États-Unis et la zone euro. Nous détenons une position acheteuse sur les devises émergentes, et vendeuse sur le dollar américain, et surpondérons les devises sous-évaluées liées aux cours des matières premières telles que le réal brésilien (BRL), le peso colombien (COP), la roupie indonésienne (IDR) et le ringgit malais (MYR). En effet, ces devises devraient générer de belles performances en raison de leurs rendements réels élevés et de positions externes relativement solides. Nous privilégions par ailleurs les devises idiosyncrasiques telles que le peso mexicain (MXN), pour qui une remise en question des accords de libre-échange nord-américains semble peu probable et la gestion politique de Banxico reste crédible (introduction d’un programme de swap de devises, ligne de swap existante auprès de la Fed). Enfin, nous conservons une surpondération du baht thaïlandais (THB) en raison de la dynamique solide du bilan externe, ainsi qu’une surpondération de la livre turque (TRY) grâce à la valorisation attractive sur le long terme et au resserrement de la politique de la banque centrale.

Ces surpondérations sont partiellement compensées par une sous-pondération structurelle du yuan chinois (CNH) et les sous-pondérations tactiques du peso colombien (COP) et du rand sud-africain (ZAR). Le yuan chinois devrait continuer sa dépréciation à moyen terme en raison de la libéralisation des capitaux et du ralentissement de la croissance. Le peso colombien (COP) est pénalisé par de faibles fondamentaux (détérioration des déficits jumeaux). Le rand sud-africain (ZAR), quant à lui, est impacté négativement par un risque de révision à la baisse de sa notation, des fondamentaux qui se détériorent et un dosage peu équilibré de ses politiques (politique monétaire crédible associée à une mauvaise gestion de la politique budgétaire).