11 JUIN

2018

Macro , Asset Class

Belgique : Le rythme de croissance se maintient… mais les prix de l’immobilier devraient rester peu dynamiques

La plupart des indicateurs conjoncturels en Belgique montrent que la croissance devrait se poursuivre à un niveau légèrement inférieure à celle de l’ensemble de la zone euro en 2018 et 2019. Les mesures prises pour améliorer la compétitivité ont, un temps, freiné la consommation des ménages. La fin des effets négatifs du saut d'index sur la consommation et l’embellie conjoncturelle devraient maintenant permettre aux salaires de progresser à un rythme un peu plus dynamique. La consommation devrait donc regagner un peu en vigueur. Le PIB progresserait de 1.8% en 2018.

Les finances publiques ont, elles aussi, bénéficié de l’embellie conjoncturelle: le déficit public s’est réduit plus que prévu en 2017. Si le gouvernement a décidé de réduire ses efforts en 2018 et 2019, l’excédent primaire de près de 1,5 % atteint en 2017 est toutefois maintenant suffisant pour permettre au poids de la dette publique dans le PIB de poursuivre sa baisse. A plus long terme, des efforts supplémentaires devront être fournis car l’augmentation des coûts liés au vieillissement va peser de plus en plus sur les finances publiques.

Enfin, l’évolution des prix de l’immobilier devra également être surveillée. Soutenus par une fiscalité favorisant l’accès à la propriété (déductibilité fiscale des intérêts hypothécaires) et une offre relativement faible eu égard à la croissance démographique, les prix ont progressé nettement plus rapidement que le revenu par habitant durant les années 2000, en particulier à Bruxelles mais aussi dans certaines villes de Flandre. S’ils ont nettement ralenti depuis la crise, les prix n’ont toutefois pas baissé comme cela a été le cas dans de nombreux pays européens. Une offre désormais plus en ligne avec la dynamique démographique comme la réduction de certains avantages fiscaux (la déductibilité fiscale des intérêts hypothécaire a été légèrement réduite) devrait toutefois permettre à la croissance des prix immobiliers d’être plus en ligne avec celle des revenus.