17 AOÛT

2017

Performance absolue , Thèmes

Le soleil brille toujours sur les marchés financiers

Après plus de six mois au pouvoir, l’administration Trump n’a toujours pas été en mesure de faire adopter des mesures législatives significatives. Sans être une grande nouvelle, cela alimente l’incertitude persistante autour des stratégies futures des entreprises américaines et contribue à certaines tendances comme la baisse du dollar. Les résultats du second trimestre ont été relativement positifs aux États-Unis, avec dans l’ensemble une détérioration des prévisions. Les valeurs du S&P 500 qui ont fait mieux que les prévisions ont gagné en moyenne 0,59 %, alors que celles qui se trouvaient dans le cas contraire ont perdu 4,7 %.

Le mois de juillet a été calme pour les actions, les marchés émergents bénéficiant de la faiblesse du dollar. La zone euro a poursuivi sur sa lancée positive, mais les actions européennes ont été freinées par la vigueur de l’euro. Les produits de taux ont peu bougé, en dehors de situations particulières comme le Brésil, où les taux à moyen terme ont perdu 0,80 %. Les devises ont été un important moteur de performance pour de nombreuses stratégies, l’USD se dépréciant par rapport aux principales devises mondiales (EUR, GBP, JPY, BRL et CAD). En ce qui concerne les matières premières, le pétrole a progressé avec l’annonce d’une modération de l’offre en provenance d’Arabie saoudite et les métaux de base comme le cuivre ont augmenté en raison d’une demande en hausse.

En juillet, l’indice HFRX Global Hedge Fund EUR a gagné 0,70 %.

STRATÉGIE LONG SHORT EQUITY

Les gestionnaires actions long/short affichent en moyenne de bons résultats sur le mois, parvenant à profiter des fondamentaux pendant la saison des résultats ainsi que du bêta, notamment dans le cas des gestionnaires exposés aux marchés émergents. Les hedge funds américains ont augmenté leur exposition nette aux actions et certains de ces flux se sont dirigés vers les actions européennes en raison de l’amélioration des fondamentaux et de la stabilité politique de la zone euro. Pour nous adapter à l’évolution du marché, qui a vu une augmentation des investissements passifs, ainsi qu’à la difficulté de vendre à découvert, nous avons conservé une position neutre sur cette stratégie. La récente renormalisation se poursuit et nous faisons progressivement la transition vers des gestionnaires davantage pro-cycle, qui seront probablement les mieux placés pour profiter des éventuelles politiques favorables aux entreprises attendues de la nouvelle administration aux États-Unis en en Europe.

STRATEGIE GLOBAL MACRO

Les gestionnaires macro systématiques ont eu de bons résultats en juillet grâce à des positions acheteuses sur les actions et des paris vendeurs sur l’USD contre l’EUR, le CAD, le BRL et la GBP. Les gérants discrétionnaires sont parvenus à gérer de manière plus favorable l’année en cours, à la différence des gestionnaires systématiques, qui ont eu du mal à gagner de l’argent sur leurs positions en devises, matières premières et en produits de taux. Nous pensons que les actifs continueront de subir d’importantes fluctuations de prix à mesure que les prévisions s’adapteront à la réalité. Les stratégies macro seront en mesure d’exploiter et de bénéficier de ces fluctuations de marché grâce à la volatilité accrue des taux et des devises. Notre compartiment Global Macro est susceptible de contrebalancer notre exposition acheteuse nette car il investit dans des facteurs de risque différents de ceux de nos fonds actions.

STRATEGIES QUANTITATIVES

Depuis le début de l’année, les stratégies quantitatives ont eu du mal à afficher des rendements positifs. Les modèles long-terme ont été les moins affectés par la récente inversion du sentiment de marché à court terme. Le suivi de tendance long terme et les opérations de portage ont souffert du retournement des taux de change. Les stratégies de momentum et de qualité affichent des résultats positifs en Europe et aux États-Unis. La volatilité « short » reste une stratégie positive, mais l’augmentation de la volatilité augmenterait globalement le nombre d’opportunités dans notre compartiment quantitatif.  

ARBITRAGE DE PRODUITS DE TAUX

Nous avons maintenu notre allocation en arbitrages obligataires au même niveau. À la suite des élections françaises, l’écart de taux entre l’Allemagne et la France s’est réduit et les « swaps spreads » sont revenus à leurs niveaux de décembre 2016. À l’inverse, la volatilité des taux d’intérêts a légèrement augmenté dans la zone euro sur la même période.

L’écart de taux US Libor / OIS est revenu à un plancher historique et à son régime de prix antérieur.

MARCHES EMERGENTS

Les marchés émergents offrent encore de nombreuses opportunités d’investissement dans toutes les classes d’actifs (devises, produits de taux, actions et obligations d’entreprises). Nos gestionnaires EM macro ont réussi à générer de bonnes performances en Asie et en Amérique latine. Le Brésil comme le Venezuela ont connu une forte augmentation de la volatilité ces dernières semaines.

ARBITRAGE DE RISQUES – EVENT-DRIVEN

Nous sommes plus positifs envers cette stratégie, tout en restant conscients des risques liés au biais net acheteur des gestionnaires « event driven ». Le nombre d’opérations pourrait augmenter si une certaine déréglementation se mettait en place aux États-Unis et également en Europe, à condition que la confiance des chefs d’entreprise ne soit pas affectée par des erreurs politiques. Dans ce cas, les importantes réserves de liquidités conservées à l’étranger par les sociétés américaines pourraient être rapatriées pour servir à d’éventuelles acquisitions.

Les investissements dans les gestionnaires européens « event driven » que nous sommes en train d’étudier bénéficieront de la nécessité d’une croissance supplémentaire. En matière d’arbitrage sur les fusions et acquisitions, nous privilégions les gestionnaires moins statiques et plus axés sur les opérations de spread, car les spreads moyens sur les opérations se sont nettement comprimés. 

ENTREPRISES EN DIFFICULTE

Nous sommes plus optimistes à l’égard du cycle de la dette d'entreprises dite « distressed » (en difficulté), en raison de la hausse potentielle des taux d'intérêt et de la réduction proggressive des mesures d’assouplissement quantitatif . Le secteur de l'énergie, qui a fait l’objet d’émissions massives ces dernières années, a jusqu'ici présenté de nombreuses opportunités intéressantes en raison de la volatilité des cours pétroliers et de son impact sur ces titres. Les détaillants traditionnels, gravement affectés par les innovations technologiques, offrent un grand nombre de dislocations au sein du secteur.

STRATEGIE LONG SHORT CRÉDIT & HIGH YIELD

La quête de rendement et l'environnement de taux proches de zéro, voire négatifs, apportent toujours un solide soutien à cette classe d'actifs, mais la volatilité pourrait fortement augmenter si des changements rapides de la politique monétaire venaient surprendre le marché.