30 AOÛT

2018

Allocation d'actifs , Stratégies d'investissement mensuelles , Thèmes

Les actions internationales sont soutenues par la bonne croissance des bénéfices et les valorisations sont attrayantes

SYNTHÈSE

  • Nous conservons un avis positif sur les actions, avec une préférence pour les actions de la zone euro, des États-Unis et des marchés émergents.
  • Nous sommes négatifs envers les obligations souveraines tout en favorisant la dette émergente.
  • Nous pensons que le dollar US perdra de sa vigueur dans les prochains mois.


PRINCIPALES CONVICTIONS

  • La montée des risques (conflit commercial, ralentissement des marchés émergents et risques politiques au sein de la zone euro) pourrait avoir une incidence sur l’expansion mondiale.
  • Les actions internationales sont soutenues par la croissance des bénéfices et les valorisations sont attrayantes.
  • Nous sommes positifs envers les actions de la zone euro, des États-Unis et des marchés émergents

 

 

STRATÉGIE MULTI-ACTIFS MONDIALE

Les marchés financiers continuent d’être dominés par la (géo)politique. Aux États-Unis, le président Trump applique comme promis son slogan « America First ». D’un côté, sa réforme fiscale lui donne du temps pour permettre à l’économie de bénéficier de plusieurs mois de croissance plus vigoureuse. De l’autre, Donald Trump se trouve dans un cercle vicieux de représailles au coup par coup avec la Chine, qui ne semble pas près de se terminer. Une escalade supplémentaire des conflits commerciaux pourrait finir par affecter la croissance mondiale, bien que les États-Unis soient épargnés pour le moment.

Il n’est donc pas surprenant que le sujet de la guerre commerciale potentielle domine les marchés émergents ce mois-ci. Il s’agit du principal risque extrême pour les investisseurs, et les valorisations actuelles intègrent une prime de risque plus importante que dans les autres régions. L’évolution du taux de change entre le dollar et les devises des marchés émergents jouera un rôle essentiel. Certaines banques centrales des marchés émergents se trouvent déjà contraintes de renforcer leur taux directeur et il n’est pas certain que leurs économies soient en mesure d’absorber le choc dans le contexte actuel. La Chine utilise déjà les instruments à sa disposition pour soutenir une croissance déjà ralentie et atténuer l’impact de la guerre commerciale. Depuis début avril, le renminbi chinois a perdu près de 10 % face au dollar. Bien que cela rappelle un peu le mois d’août 2015, il n’y a pas de contagion ou de panique à l’heure actuelle.

De son côté, la zone euro a réussi à apaiser le courroux de Donald Trump lorsque le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a rencontré le président américain à la Maison-Blanche. Les droits de douane ont été suspendus et un groupe de travail a entamé des négociations en bonne et due forme. Des droits de douane sur le secteur automobile auraient un impact significatif sur la croissance mondiale. Bien que celle-ci ait retrouvé une certaine synchronisation, la croissance de la zone euro s’avère inférieure aux prévisions. Le principal obstacle est la montée de l’euroscepticisme, au moment où les négociations sur le « Brexit » les négociations avec Donald Trump sur divers aspects des relations commerciales (notamment l’automobile) et les projets budgétaires de l’Italie alimentent l’incertitude politique au sein de la région. Sur une note plus positive, les surprises économiques montrent qu’en juillet, la dynamique régionale a pris un tour plus favorable dans la zone euro.

Dans ce contexte, nous continuons de privilégier les actions. Les économies sont en pleine expansion, le cycle économique continue d’avancer, la saison des résultats du second trimestre a surpris de façon positive et les valorisations sont attrayantes par rapport aux autres classes d’actifs. Nos prévisions de rendement à 1 an sont proches d’une croissance à deux chiffres pour nos marchés actions préférés, qui se concentrent sur les États-Unis et les marchés émergents. Nous continuons en parallèle de manifester une certaine prudence à l’égard du crédit et conservons un avis négatif sur les obligations, à l’exception des titres indexés sur l’inflation et de la dette émergentes. Les principaux risques pesant sur notre scénario de base comprennent le conflit commercial, le risque de ralentissement des marchés émergents, la réapparition du risque politique au sein de la zone euro et une détérioration généralisée des relations internationales.