24 SEPT.

2018

Asset Allocation , Asset Class

La surpondération en actions est maintenue grâce à la poursuite de la croissance positive, à des valorisations attrayantes et à des bénéfices révisés à la hausse

PRINCIPALES CONVICTIONS

  • Des risques croissants dus à la guerre commerciale, au ralentissement des marchés émergents et des risques politiques dans la zone euro pourraient avoir un impact sur l'expansion mondiale.
  • Nous gardons une certaine prudence vis à vis du marché du crédit et un attitude défavorable envers les obligations, à l'exception des obligations indexées sur l'inflation et de la dette émergente.
  • Les principaux risques pesant sur notre stratégie concernent la politique commerciale américaine, les répercussions des chocs sur les marchés émergents, les risques politiques européens et les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis. .


STRATEGIE MULTI-ACTIFS MONDIALE 

L'économie américaine est en expansion et connait le cycle le plus long jamais atteint au profit des investisseurs américains. Les prochaines élections de mi-mandat début novembre pourraient entraîner un regain de risque politique.

Dans la zone euro, « la résilience » est le mot clé et la dynamique économique est devenue favorable. Nous assistons à une stabilisation des indices PMI – si l'on exclut l'Italie et la Grande-Bretagne – et il y a eu une augmentation constante des surprises économiques depuis juin. Des questionnements subsistent au sujet du secteur de l'automobile, les nouveaux droits de douane potentiels ayant un impact sur plusieurs pays, dont l'Allemagne.

Toutefois, la mention par l’Institut IFO du récent rebond des prévisions d’exportations allemandes de produits manufacturés, et celle des attentes des entreprises démontre que les chefs d'entreprises ont surestimé l'impact d'éventuels droits de douane supplémentaires. Les prix incorporent, dans une certaine mesure, les risques liés à la guerre commerciale. La zone euro est également exposée à des risques politiques tels que les négociations budgétaires italiennes et l'agenda politique chargé de l’automne, notamment concernant les négociations liées au « Brexit ».

Au Japon, les fondamentaux s’améliorent. Le pays renoue avec les bénéfices et une croissance positive, et le risque politique s’amenuise.
La poursuite des mesures de relance budgétaire et l'assouplissement de la politique de la Banque du Japon ont un impact bénéfique sur le pays. Ce dernier a montré une certaine résilience bien que certains investisseurs soient partis.

Le flux de nouvelles économiques sur les marchés émergents est consacré à la guerre commerciale et l'évolution du dollar représente un risque majeur.
Nos études montrent cependant que le nombre de pays « vulnérables » en termes de dette privée et publique par rapport à leur PIB du premier trimestre 2018, reste relativement faible.
En Chine, le yuan a perdu 10% par rapport au dollar ces derniers mois et devrait rester à court terme au bas de sa fourchette actuelle.
Les autorités chinoises ont également introduit des mesures d'assouplissement budgétaire pour compenser le ralentissement de la croissance. Les répercussions favorables sont attendues début 2019.
L'impact sur le PIB chinois de droits de douane supplémentaires infligés par les États-Unis est pour le moment raisonnable, mais le sentiment des investisseurs et les flux financiers sortants du pays seront néanmoins suivis de près.

En conclusion, tant les marchés émergents que les actions européennes ont souffert des sorties de capitaux, leur confiance s'étant détériorée au profit de l’économie américaine en pleine expansion. Ces marchés devront néanmoins à terme respecter les conditions liées à leurs politiques monétaires et budgétaires expansionnistes.
Par conséquent, la divergence entre les pays a également créé des écarts de performance et des occasions de combler le retard. Les variables inconnues à court terme ne devraient pas affaiblir l'attractivité de solides fondamentaux économiques, tant en Europe que sur les marchés émergents.
Dans ce contexte et sur la base de ces bons fondamentaux, nous restons favorables aux actions. Les économies sont en expansion, le cycle économique toujours en progrès et les valorisations dans d'autres classes d'actifs sont attrayantes.
Nos rendements escomptés sur un an sont proches d'une croissance à deux chiffres dans nos régions préférées, lesquelles sont concentrées aux États-Unis, en combinaison avec une surpondération tactique sur la zone euro et des marchés émergents.
Nous gardons une certaine prudence vis à vis du crédit et une attitude négative envers les obligations, à l'exception des obligations indexées sur l'inflation et de la dette émergente.
Les principaux risques pesant sur notre stratégie concernent la politique commerciale américaine, les répercussions des chocs sur les marchés émergents, les risques politiques européens et les prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis.