28 AOÛT

2017

Allocation d'actifs , Thèmes

La Chine, un havre de stabilité ?

Le taux de croissance annuel moyen du PIB de la Chine à moyen terme (2018-2020) vient d’être revu à la hausse par le FMI, de 6,0 à 6,4 %, reflétant  de nouvelles augmentations prévues de la dette publique et privée. Dans un contexte de dynamique cyclique robuste, le 19ème Congrès du Parti de cette année, prévu début novembre, fixera les priorités politiques des cinq prochaines années. Cette relative stabilité économique et politique, associée à une approche systématique à long terme, contribue à notre surpondération des marchés émergents.

Ce 19ème congrès du parti communiste chinois constitue un jalon important pour deux raisons. Premièrement, le président Xi présentera son rapport de politique détaillant les priorités des cinq prochaines années, qui concernent notamment la modernisation de l’économie et les réformes structurelles. Abordant la stabilité économique et la croissance, le rapport devrait faire ressortir les principaux axes de développement et approfondir des problèmes structurels bien connus (marché du logement, inefficacité des entreprises publiques, perte de compétitivité du secteur des exportations, augmentation de la dette et du levier financier). Deuxièmement, parmi la série d’élections prévues à cette occasion, figure la sélection probable de cinq nouveaux membres sur les sept qui composent le comité permanent du Politburo. Les décisions du congrès de cette année auront donc des répercussions susceptibles de se faire sentir dans les années 2020 (le président Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang pourraient conserver leurs fonctions pour un nouveau mandat de cinq ans).

À court terme, le congrès se déroulera très certainement dans un contexte économique favorable. Sur les dix-huit derniers mois, la croissance de l’économie chinoise s’est accélérée, mettant également fin à cinq ans de déflation des prix à la production et contribuant largement à l’accélération de la croissance mondiale. Ce dynamisme économique se reflète dans l’indice synthétique « Li Keqiang », qui fait ressortir la croissance de l’encours des prêts, de la production d’électricité et des volumes de fret. Aidées par l’affaiblissement de l’USD face au CNY, les réserves de change chinoises ont arrêté de baisser, tandis que les cours des métaux industriels (minerai de fer et cuivre par exemple) attestent eux-aussi du rebond de l’activité.