Article 173

Sélection

 



 

Intégration sélective

Dans le processus de sélection et de gestion financière, l’intégration sélective vise à considérer au-delà des critères d’évaluation financiers classiques, des critères Environnementaux, Sociaux et/ou de Gouvernance (ESG). Ces critères sont pris en compte de manière systématique en fonction de leur pertinence et matérialité pour le secteur/l’émetteur.

Candriam a initié l’intégration de critères ESG au sein de l’analyse financière traditionnelle depuis 2010. Les facteurs ESG sont aujourd’hui intégrés dans les stratégies de gestion actions européennes (ISR et traditionnelle) et obligations crédit (ISR et traditionnelles).

1. L’intégration ESG dans la stratégie actions européennes fondamentale

Cette approche combine une approche d’exclusion avec l’intégration de l’évaluation de la gouvernance au cours de l’analyse financière des entreprises1

Pour être éligibles à l’univers d’investissement, les entreprises doivent respecter les standards internationaux2 et ne pas être exposées aux activités d’armement.3

L’évaluation des entreprises éligibles est ensuite basée sur 5 critères financiers.

  • Qualité de la gestion & gouvernance d’entreprise
  • Avantage compétitif durable
  • Croissance du marché
  • Rentabilité supérieure au coût du capital
  • Adéquation du levier financier

Le critère Qualité de la gestion & gouvernance d’entreprise  intègre l’évaluation ESG de la gouvernance d’entreprise.

L’évaluation des grands défis du développement durable4 est utilisée comme un input pour le critère  Avantage compétitif durable .

Suite à l’évaluation de ces 5 critères, les entreprises obtiennent un drapeau vert, orange ou rouge. Un drapeau rouge peut provenir d’un seul des 5 critères et est source de non investissement. Pour les entreprises éligibles, leur pondération maximale dans les portefeuilles est fonction de leur évaluation (5 drapeaux verts, 4 drapeaux verts et 1 drapeau orange, …).

2. L’intégration sélective dans la stratégie obligations crédit ISR et traditionnelle

Dans la sélection des entreprises pour les stratégies obligations crédit ISR et traditionnelle , les évaluations ESG suivantes de Candriam sont utilisées:

  • L’évaluation de l’exposition du modèle d’affaire de l’entreprise aux défis du développement durable.5
  • L’évaluation du respect par l’entreprise des standards internationaux : cette évaluation se base sur les dix principes du Pacte Mondial des Nations-Unies.6
  • L’évaluation de la gouvernance de l’entreprise.7

 

La sélection des émetteurs privés suit un processus visant à apprécier la qualité du crédit. L’analyse des  émetteurs est faite sur base de 3 types d’analyses :

  • Une analyse de la transparence et de la gouvernance ;
  • Une analyse du profil économique et financier ;
  • Une analyse quantitative de la probabilité de dégradation de la qualité de crédit en catégorie ‘haut rendement’.

Les résultats de ces analyses  permettent de déterminer une liste d’émetteurs éligibles dans la construction d'un portefeuille crédit dans une optique à moyen terme.

L’analyse de la transparence et de la gouvernance de l’entreprise : cette analyse tient compte dans sa composante ‘gouvernance’ de l’évaluation de la gouvernance de l’entreprise issue de l’analyse ESG.  Ce critère repose sur les 4 piliers : structure du conseil d’administration, processus d’audit interne, politique de rémunération et respect des droits des investisseurs.

L’analyse du profil économique, sur base d’une analyse qualitative, détermine les forces et faiblesses d'une société au sein des marchés où elle opère. Cette approche intègre 4 principaux critères :

  • Le modèle économique : diversification géographique, part de marché, base de clientèle ;
  • Le risque industriel : résilience du secteur aux cycles économiques, risques politiques et réglementaires, barrières à l’entrée ;
  • La rentabilité : marges opérationnelles, pouvoir de fixation des prix ;
  • La qualité de l’entreprise et du management : historique à long terme des stratégies, structure d’actionnariat, politique de dividende.

Le schéma ci-dessous décrit la prise en compte des évaluations issues de l’analyse de l’exposition aux grands défis durables et du respect des standards internationaux dans l’évaluation du modèle économique, du risque industriel et de la qualité du management.




 

Stratégies qui pratiquent l’intégration ESG 

  • stratégies actions européennes fondamentale ISR et traditionnelle
  • stratégies obligations crédit ISR et traditionnelle


 

1 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Best-in-Class, Analyse Micro ».
2 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Exclusion normative ».
3 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Exclusion sectorielle ».
4 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Best-in-Class, Analyse Macro ».
5 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Best-in-Class, analyse Macro».
6 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Exclusion normative ».
7 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Best-in-Class, analyse Micro ».

 

Sélection thématique

La sélection thématique couvre une large gamme d’investissements favorisant des thématiques particulières du développement durable allant du changement climatique à l’eau, en passant par l’efficience énergétique et les forêts. L’objectif est de favoriser l’investissement dans des industries/entreprises qui contribuent à développer des produits/services qui offrent des solutions relatives à la thématique retenue ou limite son extension.
  • Les obligations vertes

Une obligation verte est un emprunt émis sur le marché par une entreprise, un Etat ou une entité publique auprès d'investisseurs afin de financer des projets favorisant la transition énergétique et/ou écologique.

Les conditions financières des obligations vertes sont similaires aux obligations traditionnelles. Les émetteurs privés se concentrent dans les secteurs financiers et les services aux collectivités, tandis que les émetteurs publics occupent une place grandissante. Le marché des obligations vertes présente encore une taille modérée mais il est en forte croissance.1

Pour être éligible à notre univers ISR, une obligation verte doit remplir les conditions suivantes :

    • L’émetteur doit appartenir à notre univers ISR. En effet, nous souhaitons minimiser les risques opérationnels ou de réputation associés à un comportement controversé de l’émetteur, particulièrement en matière ESG, et pouvant affecter les conditions financières voire de remboursement de l’émission ;
    • L’émission doit remplir plusieurs critères :

Les projets financés doivent être conformes aux lignes directrices des  Principes des Obligations Vertes :

Les Principes pour Obligations Vertes

Les Projets financés

  • Energies Renouvelables,
  • Efficacité énergétique (incl. bâtiments efficients ),
  • Gestion durable des déchets,
  • Utilisation durable des sols (incl. gestion durable des forêts et des cultures),
  • Préservation de la biodiversité,
  • Transport propre,
  • Gestion durable de la ressource en eau. 

Les Principes à respecter

  • Détails sur l’utilisation des fonds
  • Transparence sur la gestion des fonds
  • Rapport de seconde opinion à l’émission (Oekom, Vigeo…).
  • Reporting quantitatif et/ou qualitatif (vérifié par une tierce partie indépendante) régulier sur les impacts environnementaux & sociaux liés aux projets financés.
 


Plus généralement, ces projets doivent obtenir un score positif dans notre évaluation au regard des grands défis du développement durable.
L’utilisation des fonds récoltés doit être détaillée et en particulier préciser s’il s’agit de nouveaux projets ou d’un refinancement de projets existants ;

      • La gestion des fonds doit être transparente et inclure des précisions sur la gestion des fonds encore non alloués ;
      • La mise à disposition des investisseurs d’un rapport de seconde opinion à l’émission;
      • Un reporting quantitatif et/ou qualitatif (vérifié par une tierce partie indépendante) régulier sur les impacts environnementaux & sociaux liés aux projets financés.

Lorsque l’émetteur et l’obligation passent positivement les étapes décrites précédemment, le statut « Eligible » est octroyé (ou maintenu) à l’émission d’obligation verte.


Stratégies Candriam qui appliquent cette approche ESG

  • Stratégie obligations crédit traditionnelle : une poche de 5 % du portefeuille est investie en obligations vertes.
  • Stratégie obligations crédit ISR : une proche de 10 % du portefeuille est investie en obligations vertes. 

1 Pour plus d’informations sur les dernières évolutions du marché des obligations vertes, voir l’étude Evolution du marché en 2016, étude Climate Bonds Initiative.
2 Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Sélection – Best-in-Class ».

 

Sélection Best-in-Class

La sélection est une approche qui favorise un impact ESG positif. En fonction des caractéristiques des fonds concernés, une ou plusieurs des approches ISR suivantes sont appliquées au cours de l’analyse des critères ESG :

  • L’approche Best-in-class
  • La sélection thématique
  • L’intégration sélective

La sélection Best-in-Class consiste à sélectionner au sein de chaque secteur les entreprises et/ou émetteurs publics les mieux positionnées au regard du développement durable. Si la sélection est effectuée au sein de plusieurs régions, on parle de Sélection « Best-in-Universe ».

Candriam a développé une approche Best-in-class unique qui est appliquée à ses propres stratégies ISR. Cette approche a été développée pour couvrir l’ensemble des classes d’actifs, émetteurs et régions. Elle est généralement complétée par deux autres approches qui sont l’exclusion normative et l’exclusion pour exposition aux activités controversées.

1. La sélection Best-in-Class des entreprises des pays dits « développés » 

La sélection « Best-in-Class » des entreprises est basée sur une analyse qui évalue la capacité des entreprises à gérer les enjeux du développement durable spécifiques à leur secteur. Ceux-ci sont abordés sous deux perspectives distinctes mais liées, à savoir l’analyse Macro et l’analyse Micro : 

  • L’analyse Macro évalue l’exposition des entreprises (services/produits, zones de production, segments de marché, etc.) aux grands défis du développement durable. Ces défis sont des tendances à long terme susceptibles d’influencer considérablement le contexte économique dans lequel les entreprises évoluent et de déterminer les défis futurs du marché ainsi que les opportunités de croissance à long terme.
  • L’analyse Micro évalue la capacité d’une entreprise à prendre en compte les intérêts des parties prenantes (clients, employés, etc.) dans sa stratégie à long terme dans la mesure où elles représentent à la fois des risques et des opportunités pour les entreprises.

Ces deux analyses Macro et Micro constituent l’analyse Best-in-class des entreprises et comprennent chacune deux volets : une étude sectorielle et une analyse de l’entreprise au sein de son secteur.



Afin d’éviter tout risque de réputation, cette sélection Best-in-Class opérée au sein de chaque secteur, dans chaque région, est complétée par une exclusion normative et pour exposition aux activités controversées.1 Un processus de dialogue avec les entreprises accompagne cette approche.2

L’analyse Macro

Afin d’évaluer le modèle d’affaires de l’entreprise et sa capacité à tirer parti des opportunités et à limiter les risques liés au développement durable, Candriam évalue les entreprises au regard de six grands défis du développement durable : le changement climatique, la surexploitation des ressources naturelles, les évolutions démographiques, l’interconnectivité, la santé & le bien-être et les économies en développement.



Durant la phase d’étude sectorielle de l’analyse Macro, les analystes déterminent les groupes d’entreprises qui affichent des caractéristiques ou des modèles d’affaires similaires (activité, situation géographique, produits/services, etc.) au sein d’un secteur. Ils analysent ensuite si ces groupes sont exposés aux grands défis pertinents pour le secteur et de quelle manière cela se traduit (positivement ou négativement) pour chacun des 6 défis de développement durable. Pour chaque défi pertinent, cet impact est évalué sur une échelle de -10 à +10.

A titre d’exemple, en ce qui concerne le secteur du Transport et le défi « Changement climatique », l’aviation fera l’objet d’une évaluation plus négative que le transport maritime. Si l’on considère le secteur de l’alimentation et des boissons et son exposition au défi « Santé et bien-être », les aliments sains se verront attribuer un score positif, tandis que la « junk food » recevra une évaluation négative.


Sur la base des conclusions de l’analyse Macro sectorielle, toutes les expositions de l’entreprise aux grands défis du développement durable qui lui sont spécifiques sont évaluées et notées. Pour chaque entreprise, un score Macro global résulte de l’addition des six scores attribués à chaque grand défi du développement durable oscillant entre -60 et +60 . Un score négatif témoigne d’une exposition négative de l’entreprise aux grands défis tandis qu’un score positif indique une exposition positive.  

L’analyse Micro

Cette analyse vise à évaluer la manière dont les entreprises gèrent leurs relations avec leurs parties prenantes. Ces interactions sont une source de risques économiques et d’opportunités spécifiques à chaque secteur. C’est pourquoi, pour chaque secteur, les défis spécifiques et le degré de pertinence de la relation avec chaque partie prenante sont définis. 

A cette fin,  les relations avec les six parties prenantes sont appréhendées au travers de 14 sous-domaines couvrant 32 thèmes

 

Afin de construire le modèle sectoriel d’analyse Micro, les analystes ESG déterminent la pertinence (pondération) des différents thèmes pour le secteur concerné. Basée sur des données sectorielles qualitatives et, dans la mesure du possible sur des données historiques quantitatives, la pertinence de chaque thème est déterminée en fonction de la fréquence des interactions, de leur impact financier et des perspectives futures.

• La fréquence: le degré auquel surviennent certains événements tels que des accidents, des amendes, des litiges ou la publication de bulletins d'information, ainsi que le degré d'attention des parties prenantes ;

• L’impact financier: l’ampleur de l'impact d'un thème ISR sur les ventes, les marges, les actifs (corporels et incorporels), etc. ;

• Les perspectives futures : la probabilité que la pertinence d’un enjeu augmente ou diminue via un changement de fréquence et/ou d’impact financier au cours des cinq années à venir.

Une fois la pertinence de chaque thème déterminée, des pondérations pour chaque thème et sous-domaine ainsi que la relation avec la partie prenante peuvent alors être définies.

Les deux exemples suivants illustrent des thèmes pertinents en lien avec les parties prenantes :

  • Dans le modèle du secteur de l’Energie, les relations les plus importantes sont celles avec l’environnement et la société ; dans le modèle du secteur des Logiciels, services IT et internet, ce sont les relations avec les employés et les clients ;
  • Au sein de la relation avec les employés, le thème de la santé et la sécurité est le plus important pour le secteur de l’Energie, alors qu’il ne représente que 2% pour le secteur des Logiciels, services IT et internet . Pour ce secteur, ce sont les thèmes de la gestion du changement et des rémunérations qui afficheront les pondérations les plus importantes. 

A noter que la relation avec la partie prenante « investisseurs » qui couvre les critères de gouvernance est considérée comme l’une des plus matérielles dans l’analyse ESG de la gestion des parties prenantes des émetteurs privés. Le cadre d’analyse ESG défini par l’équipe d’analyse ESG le prend en compte à hauteur de 20 % dans les modèles d’évaluation et ce, quel que soit le secteur d’activité.

Pour chaque thème abordé, les analystes ESG évaluent les stratégies mises en œuvre par l'entreprise (pertinence de la stratégie mise au point, ressources humaines et matérielles engagées, proactivité et suivi) ainsi que les performances de l’entreprise à l’égard de ce thème par rapport aux concurrents et aux grandes tendances du secteur.

La combinaison de cette évaluation et des pondérations pour chacune des relations avec les parties prenantes obtenues lors de l’analyse Micro sectorielle permet d’obtenir un score Micro global (moyenne pondérée des six scores individuels des parties prenantes) pour chaque entreprise. Le score de l’entreprise est compris entre 0 et 100.



Définition de l'univers d’investissement ISR des entreprises

Sur la base de leurs scores Macro et Micro agrégés, les entreprises, au sein de chaque secteur, sont positionnées sur un graphique comme illustré ci-dessous :

Au sein de chaque secteur et région, les entreprises parmi le top 50 % des entreprises les mieux positionnées font partie de la sélection « Best-in-class ». L’univers ISR des entreprises est composé de toutes les entreprises ayant passé avec succès la sélection Best-in-Class, l’analyse normative et le filtre d’exclusion des activités controversées. Suite au contrôle du respect des principes du Pacte Mondial des Nations-Unies, jusqu’à 3% des entreprises analysées sont exclues. En moyenne, environ 5 % des entreprises ayant passé l’analyse Best-in-Class et l’analyse normative sont exclues lors du filtre des activités controversées. Les exclusions les plus importantes ont lieu lors du contrôle de l’exposition à l’armement.

2.La sélection Best-in-Universe des pays

Afin de sélectionner les émetteurs publics les plus responsables et durables, Candriam a mis en place une approche ESG  structurée et rigoureuse basée sur une analyse de type Best-in-Class qui est complétée par des filtres d’exclusion.

L’approche Best-in-Class repose sur la conviction qu’investir dans le capital humain (travail, connaissance et santé) tout en gérant comme il se doit les ressources naturelles et le capital social (législation, institutions et cohésion sociale) et en assurant la durabilité économique, permet aux pays de se développer de façon durable, ce qui conduit à une croissance économique et un bien-être social plus vigoureux sur le long terme. Elle évalue si les pays suivent une voie de développement qui est durable à moyen et long terme. Il s’agit donc d’une « approche fondée sur le capital » puisque, pour chaque pays, elle examine une liste exhaustive d’indicateurs afin d’évaluer le « capital » humain, naturel, social et économique d’un pays à ce jour, ainsi qu’au fil du temps. Cette analyse implique une évaluation à la fois statique et dynamique du capital de chaque pays.

Pour chaque pays, ses performances au niveau des différents indicateurs sont regroupées en un score unique qui synthétise le niveau de durabilité du pays par rapport à ses pairs. Par conséquent, l’analyse pays est une notation relative du degré de durabilité de la trajectoire de développement d’un pays, par rapport à d’autres pays.

Les quatre piliers de l’analyse Best-in-Class pays (capital humain, naturel, social et durabilité économique) sont équipondérés. Au sein de chaque pilier, la pondération des sous-domaines est fonction de leur impact transversal sur l’ensemble de l’évaluation.

Notre processus d’évaluation des pays comprend pour chaque thème une évaluation sur deux aspects :

  • La stratégie : les Etats sont évalués sur leurs engagements et les politiques mises en œuvre pour remplir ces engagements (créations d’institutions, définition de politiques, allocation de budgets).
  • La performance : les performances des pays sont évaluées dans le temps et par rapport aux autres pays. Les pays peuvent soit développer et renforcer les actifs de leur portefeuille, soit les affaiblir et, à l’extrême, les détruire.


Le domaine du capital humain vise à identifier les pays qui ont le meilleur potentiel de productivité humaine, en évaluant la santé et les connaissances de sa population, ainsi que la mesure dans laquelle sa population travaille (ex : taux de participation). Exemples d’indicateurs utilisés dans ce domaine : la proportion de la population active du pays titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur, le pourcentage de population active (de 15 à 64 ans), la proportion de décès causés par des maladies transmissibles, etc.

Dans le domaine du capital naturel, nous analysons dans quelle mesure un pays gère bien ses propres ressources naturelles et quelle est sa contribution (positive ou négative) aux efforts mondiaux visant à atténuer les problèmes environnementaux majeurs tels que le changement climatique, la destruction des écosystèmes et la perte de biodiversité, l’utilisation non durable des ressources en eau, l’épuisement des matières premières et la production intense de déchets.
Exemples d’indicateurs utilisés dans ce domaine : les émissions de dioxyde de carbone par habitant, la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie, la proportion d’espèces animales menacées, le retrait total d’eau douce en proportion des ressources internes du pays, etc.

Dans le domaine du capital social, l’analyse pays ESG de Candriam évalue dans quelle mesure la société civile et les institutions d’un pays fonctionnent bien. Pour ce faire, l’analyse évalue dans quelle mesure le système politique du pays est démocratique, à quel point il est exposé à la corruption, dans quelle mesure l’état de droit est appliqué, si ses institutions fournissent un environnement efficace et favorable aux affaires, si le partage de la richesse est raisonnablement équitable, si la population du pays bénéficie d’un milieu de vie sûr, etc. Exemples d’indicateurs utilisés dans ce domaine : le classement mondial de la liberté de la presse par Reporters sans frontières, le nombre de crimes par 100 000 habitants, la proportion d’entreprises exposées à des demandes de pots-de-vin au cours de l’année précédente, l’indice de qualité de l’administration publique de la Banque mondiale et l’indice de facilité à faire des affaires, etc.

Le domaine de la durabilité économique effectue une évaluation générale des fondamentaux économiques d’un pays et détecte les menaces potentielles pour la base économique de chaque pays. Il évalue ainsi la permanence du financement qui alimente toutes les politiques de durabilité qui figurent dans les domaines du capital humain, naturel et social. L’expérience indique qu’un pays dont les fondamentaux économiques sont médiocres ne peut pas maintenir un niveau élevé de capital humain, naturel et social sur le long terme. A long terme, la capacité d’un pays à mettre en œuvre des politiques de durabilité ambitieuses nécessite une économie saine. Exemples d’ indicateurs utilisés dans ce domaine : le déficit budgétaire en proportion du PIB, la dette du gouvernement central en proportion du PIB, le service de la dette (principal + intérêts) en proportion des recettes d’exportation, etc.

Candriam utilise un mécanisme de sauvegarde pour les pays qui sont insuffisamment notés sur les sujets critiques de la démocratie et de la corruption. La démocratie et la corruption ont été choisis comme des sujets particulièrement sensibles parce qu’il semblait inacceptable de financer des gouvernements dictatoriaux et/ou des gouvernements dont les fonds publics sont largement détournés des politiques publiques auxquelles ils sont destinés. Pour les pays qui sont mal notés sur ces deux aspects, une pénalité spécifique s’applique directement à leur score de capital social. Comme le score de capital social est l’un des quatre domaines utilisés pour calculer le score final d’un pays (il représente 25 % de la note finale), cette pénalité dégrade indirectement la note finale de tels pays. En conclusion, cette sanction spécifique prend efficacement en compte l’exposition potentielle aux dictatures de fait et aux pays extrêmement corrompus qui sont en proie à des problèmes de détournement de fonds publics. Cette approche résulte dans un modèle de notation où chaque pays reçoit une note de 0 à 100. 

Définition de l’univers Best-in-Universe pays

A partir des notes issues de l’analyse ESG pays, les  pays développés dont le score ESG est supérieur  à 50 sont inclus dans l’univers ISR des Etats et les pays émergents dont le score ESG est supérieur  à 35 sont inclus dans l’univers ISR des Etats.

3.La sélection des  organismes supranationaux

L’objectif de cette approche est de sélectionner les organismes supranationaux dont la mission contribue positivement au développement économique et social des régions et des pays. La plupart des organismes supranationaux actuels respectent cette condition en raison de la nature même de leurs activités. Autrement dit, la grande majorité d’entre eux passe ce filtre avec succès. Cette approche est complétée par une analyse normative qui vise à exclure les organismes supranationaux qui ne respectent pas les Principes du Pacte Mondial des Nations-Unies.3

Toutes les institutions supranationales dont la mission a été validée et ayant passé le filtre normatif font partie de l’univers ISR.


4.La sélection Best-in-Class des entreprises des marchés émergents

L’approche de sélection ESG des entreprises des marchés émergents de Candriam tient compte de la structure de marché moins développée, de niveaux de standards de transparence des entreprises moins répandus et de la barrière de la langue qui rendent parfois difficile la collecte de données ESG. La sélection des entreprises des marchés émergents inclut à la fois des éléments d’exclusion et de sélection. L’analyse normative et la vérification des activités controversées éliminent les entreprises qui ne respectent pas suffisamment les aspects ESG. Les critères sont plus sévères que pour les entreprises des marchés développés.4 La sélection inclut également les standards de gouvernance et l’exposition aux tendances mondiales de durabilité. A l’issu de cette analyse, il est alors possible de déterminer l’univers ISR des entreprises des marchés émergents.

L’analyse de l’exposition aux grands défis du développement durable :

Cette analyse est basée sur les grilles d’analyse issues de l’analyse Macro des entreprises des marchés développés qui vise à identifier :

  • les entreprises les mieux positionnées par rapport aux grands défis du développement durable ;
  • les entreprises les plus mal positionnées par rapport aux grands défis du développement durable. 

Ces grands défis du développement durable sont des tendances à long terme susceptibles d’influencer considérablement le contexte économique dans lequel les entreprises évoluent et de déterminer les défis futurs du marché ainsi que les opportunités de croissance à long terme.

Candriam a identifié six grands défis :

  • Evolutions démographiques : cette tendance fait référence à la proportion croissante de personnes âgées au sein de la population mondiale, à l'augmentation de l'espérance de vie (particulièrement chez les femmes), au faible taux de fertilité et à la diffusion de ce phénomène dans toutes les régions du monde ;
  • Changement climatique : il s’agit de l’augmentation globale des températures moyennes observée sur la planète, probablement due à la hausse des concentrations de gaz à effet de serre anthropiques ; 
  • Economies en développement : cette tendance inclut, d’une part, le fait que le taux de croissance de la population et le taux de croissance de l’économie soient plus élevés dans les régions en voie de développement que dans les régions développées, et, d’autre part, l’urbanisation ;
  • Santé et bien-être : cela concerne la prévalence de plus en plus importante de maladies non transmissibles et de maladie liées aux excès de la vie moderne (cancer, diabète de type II et maladies cardiovasculaires, etc.) ainsi que la hausse continue de la mortalité et des infections;
  • Interconnectivité : cette tendance fait référence à l'amélioration de notre aptitude à déplacer des biens ou des personnes d'un point géographique à l'autre ainsi qu’au développement et lancement de nouvelles technologies de l'information ;
  • Surexploitation des ressources naturelles : cette tendance se concentre sur deux aspects: le manque de ressources (comme le pétrole et les matières premières) et le problème de la pollution et de la dégradation des écosystèmes.

La sélection basée sur l’évaluation de la  gouvernance de l’entreprise

Candriam accorde une attention particulière aux politiques, structures et pratiques de gouvernance d’entreprise des sociétés dans lesquelles il investit. L’analyse ESG de Candriam évalue si les entreprises sont exposées à de mauvais standards de gouvernance d’entreprise. Une mauvaise gouvernance peut avoir une incidence négative sur les entreprises. La gestion de l’entreprise est essentielle pour garantir l’avenir de la société et générer des performances durables. En ce sens, les émetteurs qui ont les standards de gouvernance les plus faibles parmi les pairs de leur secteur sont exclus de l’univers d’investissement.

Les éléments suivants sont évalués :

  • La responsabilité et la structure du conseil d’administration (majorité du conseil indépendante, etc.)
  • Le système de rémunération (primes à l’embauche, divulgation de la rémunération des dirigeants, etc.)
  • La transparence et l’intégrité des états financiers et l’indépendance du processus d’audit
  • Les droits des actionnaires (problèmes relatifs aux actionnaires de contrôle, pilules empoisonnées, cumul des votes, etc.)

Au total 96 paramètres sont évalués pour chaque entreprise, et chaque paramètre a une pondération en fonction de son importance (ex : un taux d’indépendance du CA très faible sera plus pénalisant, toutes choses étant égales par ailleurs, qu’un  dirigeant avec un nombre trop important de mandats).

Définition de l’univers d’investissement des entreprises des marchés émergents

L’univers ISR des marchés émergents est composé de toutes les entreprises ayant passé avec succès l’analyse normative,la vérification des activités controversées, l’évaluation de leur gouvernance et l’étape d’identification des grands défis du développement durable.

Les entreprises les plus mal positionnées à l’égard des grands défis du développement durable se voient exclues de l’univers d’investissement. Cette exclusion concerne jusqu’à 5 % des entreprises analysées. Les activités liées au charbon sont particulièrement mal notées du point de vue des grands défis « changement climatique » et « surexploitation des ressources naturelles ». Les activités relatives à l’alcool, du fait de leur évaluation négative à l’égard du grand défi « santé et bien-être », sont également à l’origine d’exclusions.

En moyenne, jusqu’à 13% des entreprises analysées dans les marchés émergents sont exclues pour cause de standards de gouvernance les plus faibles de leur secteur gouvernance. 

Une entreprise est également éliminée si son actionnaire de contrôle (> 50 % du capital) est un Etat qui est exclu lors de notre sélection des meilleurs émetteurs souverains (voir sélection Best-in-Universe des pays).

Stratégies appliquant la sélection « Best-in-Class » :

Toutes les stratégies ISR, en fonction de leur exposition aux différents émetteurs/régions.




1Pour plus d’informations, veuillez consulter les modules « Activités controversées » et « exclusion normative ».
2Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Dialogue & Influence – Engagement ».
3Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Exclusion normative ».
4Pour plus d’informations, veuillez consulter les modules « Exclusion normative » et « Activités controversées ».
5Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Exclusion normative ».
6Pour plus d’informations, veuillez consulter le module « Activités controversées ».

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