Coffee Break 17/02/2020

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Bernie Sanders et Pete Buttigieg ont remporté le caucus de l’Iowa et la primaire du New Hampshire. Michael Bloomberg n'a pas participé à ces élections.
  • Avec une croissance du PIB de seulement 0,1 % pour le quatrième trimestre 2019, l’économie allemande évite une contraction mais reste affaiblie. Par ailleurs Annegret Kramp-Karrenbauer, qui devait succéder à Angela Merkel, a démissioné de ses fonctions de responsable de la CDU.
  • Le chancelier de l’Echiquier Sajid Javid a démissioné du gouvernement de Boris Johnson, car le Premier ministre insistait pour qu’il remplace tous ses conseillers politiques.
  • Alors que Huawei reste toujours sur liste noire aux États-Unis, le départment de la Justice a ajouté de nouvelles inculpations contre la société, parmi lesquelles l’extorsion et le vol de secrets industriels.

 

ET ENSUITE ?

  • Les minutes des réunions du mois de janvier de la Fed et de la BCE seront publiées. Leurs vues respectives sur la situation liée au coronavirus sont très attendues.
  • Les indices PMI préliminaires constitueront un autre temps fort de la semaine, en donnant une première indication sur la manière dont l’économie mondiale a progressé jusqu’à présent.
  • Un débat télévisé entre les candidats démocrates au Nevada, organisé avant le caucus de cet État qui se tiendra samedi prochain, pourrait donner à Michael Bloomberg l’opportunité de se retrouver sur scène pour la première fois.
  • Le coronavirus ayant fait plus de 1300 victimes, le virus et son impact économique, en particulier en Chine, devraient continuer d’être la principale préoccupation pour les marchés dans les prochaines semaines.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Notre scénario 2020 est plutôt positif, car le redémarrage de l’économie au tournant de l’année a été confirmé par divers indicateurs.
    • Nouvelles incertitudes en raison du choc externe causé par une propagation du coronavirus.Une meilleure visibilité dépendra du moment où l’épidémie atteindra son point culminant et de son rythme de propagation en dehors de la Chine.
    • Au sein des économies émergentes, les autorités chinoises interviennent sur de multiples fronts pour limiter l’impact du coronavirus à court terme et atténuer celui de la guerre commerciale et du ralentissement économique mondial à plus long terme.
    • Les élections présidentielles américaines du 3 novembre seront un facteur d’évolution des marchés en 2020, les candidats se situant de plus en plus aux points extrêmes de l’éventail politique. Le « Super Tuesday » du 3 mars sera un marqueur important dans le processus des primaires démocrates.
  • Nos vues sur les marchés
    • Compte tenu de la faible visibilité liée à la crise du coronavirus, nous sommes temporairement plus prudents à l’égard des actions par rapport aux obligations et avons ramené notre positionnement à un niveau « neutre ».
    • Il est difficile d’évaluer l’impact du coronavirus, car l’épidémie reste circonscrite à la Chine pour le moment. La Chine représente néanmoins 20 % de l’économie mondiale.
    • Les banques centrales ont déjà mis en place des politiques d’assouplissement monétaire massives. Cette attitude accommodante constitue un facteur de soutien à moyen terme pour le mix croissance/inflation à l’échelon mondial.
    • Nette réduction du risque géopolitique après la signature de l’accord commecial de phase 1 entre les États-Unis et la Chine. L’incertitude entourant la direction politique de l’Allemagne lorsque le mandat de la chancelière Merkel s’achèvera, s’est récemment renforcée.
    • En Europe, on parle de plus en plus d’une feuille de route ambitieuse sur le climat et d’une union bancaire européenne. Les titres cycliques et « value » pourraient bénéficier de meilleures perspectives dans ce cadre mais ils sont actuellement sous pression, en raison d’une probable révision à la baisse de la croissance des bénéfices liée au coronavirus.
  • Risques
    • Le sentiment et le positionnement des investisseurs ont culminé au début de l’épidémie de coronavirus après avoir connu une nette amélioration auparavant.
    • Conflit commercial sino-américain : les relations entre le président Trump et la Chine resteront certainement toujours délicates, comme nous l’avons observé dans les derniers développements concernant Huawei.
    • Enjeux de politique intérieure aux États-Unis : la campagne électorale ne fait que commencer.
    • Incertitudes géopolitique (Iran, Hong Kong) : elles font toujours partie des problèmes en suspens et pourraient engendrer des chocs de volatilité et des points d’entrée intéressants.

MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Nous avons récemment réduit notre exposition aux actions et notre positionnement est passé à neutre. L’incertitude entourant le nouveau coronavirus pèse sur la croissance mondiale et sur les perspectives de bénéfices et le sentiment des investisseurs n’en tient pas compte, les marchés d’actions restant proches de leur sommets antérieurs. Nous avons neutralisé notre exposition à toutes les régions. Nous restons prudents à l’égard des taux souverains en Europe,car le profil risque/rendement est peu attrayant après la chute des rendements enregistrée depuis le début de l’année. Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement en investissant dans des stratégies alternatives. Nous restons favorables à la dette émergente et avons décidé de conserver une exposition à la dette des marchés émergents et notamment aux obligations d’entreprises de ces marchés. Nous conservons également une exposition au yen japonais et à l’or en tant que valeurs refuges.

 

STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • Nous avons une exposition tactiquement neutre aux actions, car la visibilité sur la crise du coronavirus est faible
    • Position neutre sur les actions des marchés émergents. L’incertitude entourant le coronavirus pèse sur le sentiment des investisseurs. Les derniers chiffres macroéconomiques (collectés avant la propagation du virus) laissent entrevoir un redémarrage du cycle d’activité et un début de reprise.
    • Position neutre sur les actions de la zone euro. L’impact du coronavirus devrait peser sur la reprise. Il existe une « fenêtre d’opportunité » liée à la possibilité d’un assouplissement budgétaire en plus de la visibilité accrue apportée par la BCE.
    • Position neutre sur les actions américaines. Les actions américaines se sont bien comportées depuis nos points d’entrée de l’été, mais la valorisation du marché est élevée par rapport aux autres régions et à sa moyenne historique, alors que le pays ne mérite plus la même prime de sécurité qu’en 2019.
    • Position neutre envers le Royaume-Uni. L’échéance du « Brexit » a été respectée et les relations économiques avec l’UE resteront inchangées jusqu’à la fin de l’année. La valorisation actuelle des actions est attrayante. Les positions des investisseurs, sont en train de s’étoffer.
    • Position toujours neutre envers les actions japonaises en l’absence de conviction, le Japon étant directement impacté par les craintes relatives à la croissance mondiale en raison du coronavirus. Le marché du travail reste néanmoins solide.
  • Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte et en nous diversifiant en dehors des emprunts d’Etat
    • Nous nous attendons à ce que les rendements obligataires restent peu élevés, même s’ils devraient enregistrer une remontée très graduelle à moyen terme.
    • L’incertitude autour des niveaux de croissance globale de cette année pourrait toutefois retarder quelque peu ce scénario.
    • La BCE vient de lancer son premier examen stratégique depuis 2003. Elle évaluera d'ici la fin de l'année la formulation de sa communication liée à la stabilité des prix, à la panoplie d'outils de politique monétaire et aux analyses économiques et monétaires d’ici la fin de l’année
    • Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement et avons récemment acheté des couvertures face à des anticipations d’inflation en hausse. En matière de crédit, nous privilégions la dette émergente, y compris les obligations d’entreprises des marchés émergents.
    • Nous nous diversifions avec une exposition à l’or et au yen japonais, qui jouent tous les deux le rôle de valeurs refuges.